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La France à l'heure allemande. 1940-1944
Burrin Philippe
POINTS
12,80 €
Épuisé
EAN :9782020314770
Un demi-siècle après la guerre franco-française, un historien suisse porte un éclairage nouveau sur le régime de Vichy, en étudiant, dans un livre compact, le comportement des Français, des salariés aux patrons en passant par les cadres, les ecclésiastiques et les intellectuels. Il y eut deux périodes dans le gouvernement de Vichy : la cohabitation avec l'occupant, d'abord presque facile, de 1940 à 1943, puis sauvage, dans les années noires de 1943-1944. Si les Français, traumatisés par le désastre de 1940, ont collaboré avec les Allemands, c'est souvent pour survivre, à travers une imbrication étroite des économies, des administrations et des groupements d'affaires. Ainsi, la collaboration fut non pas subie mais souvent voulue, aussi bien par une grande partie des 4 millions d'ouvriers français travaillant pour l'Allemagne que par la haute administration, dont Bousquet fut le prototype. Des banquiers - dont Pierre Pucheu, de la Banque Worms, futur ministre de l'Intérieur -, des industriels - comme Louis Renault pour les commandes d'armement et l'automobile - fournirent l'armée allemande. Paradoxalement, les commandes allemandes ont fait tourner l'économie française mieux que les autres économies européennes, même si cette activité s'exerça au profit exclusif de l'occupant et de quelques intermédiaires ou collaborateurs déclarés. Il y eut ainsi des sociétés mixtes franco-allemandes, et une symbiose se créa entre les chambres de commerce, les industriels et les administrations des deux pays entre 1940 et 1943. L'auteur laisse même entendre que les retrouvailles franco-allemandes sous l'égide de De Gaulle et Adenauer, de 1958 à 1960, ont été facilitées par l'existence de ces anciens contacts entre notables économiques ou politiques. --Philippe Bauchard--
Que savons-nous sur l'extermination des Juifs ? Tout ou presque tout sur l'organisation du crime, les méthodes appliqués, le nombre des victimes. Peu de choses assurées, en revanche, sur le moment et la manière dont fut décidé le crime, sur la trame des mobiles et des événements qui aboutirent, un jour, à précipiter notre siècle dans l'horreur. Un acte accompli au moment favorable et sorti tout armé du cerveau monstrueux de Hitler ? L'aboutissement imprévu d'une politique de persécution que le fonctionnement du régime nazi et la rencontre de difficultés croissantes rendirent de plus en plus meurtrière ? Ces questions avouent la fragilité de connaissances qu'on tenait pour acquises. Voici la réévaluation d'une décision sans précédent et sans équivalent.
Que savons-nous sur l'extermination des Juifs ? Tout ou presque tout sur l'organisation du crime, les méthodes appliquées, le nombre des victimes. Peu de choses assurées, en revanche, sur le moment et la manière dont fut décidé le crime, sur la trame des mobiles et des événements qui aboutirent, un jour, à précipiter notre siècle dans l'horreur. Un acte accompli au moment favorable et sorti tout armé du cerveau monstrueux de Hitler ? L'aboutissement imprévu d'une politique de persécution que le fonctionnement du régime nazi et la rencontre de difficultés croissantes rendirent de plus en plus meurtrière ? Ces questions avouent la fragilité de connaissances qu'on tenait pour acquises. Voici la réévaluation d'une décision sans précédent et sans équivalent. La première édition de ce livre a été traduite en six langues.
La nature du fascisme, les causes de son succès - momentané mais catastrophique -, ses rapports avec l'autoritarisme, avec le communisme, ses variations dans l'espace et dans le temps, autant de sujets que traite Philippe Burrin, passé maître dans l'analyse du nazisme, de la France de Vichy et du phénomène totalitaire.
Depuis l'ouvrage de Robert Paxton sur La France de Vichy, les historiens ont multiplié les travaux afin de mieux cerner la société française pendant les années noires de l'occupation allemande. Le livre de Philippe Burrin marque un tournant et constitue probablement pour longtemps la référence sur le sujet. Rejetant les catégories simplistes opposant collaborateurs et résistants, l'auteur choisit de décrire les multiples formes prises par ce qu'il appelle "l'accommodation" à l'occupant. Étudiant successivement la politique de Vichy, les adaptations de la société civile à l'Occupation puis les actes des collaborationnistes, il révèle les motivations et les contraintes des millions de Français qui, par opportunisme ou par idéologie ont choisi la voie de l'entente avec l'occupant.Tout en nuance, l'analyse éclaire la complexité d'une situation qui laisse encore aujourd'hui une écharde douloureuse dans la mémoire des Français. --Stéphane Pares
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Et maintenant, attention: tenez-vous bien, attachez vos ceintures. Non pas que ce que je vais vous dire soit particulièrement difficile à comprendre, mais tout simplement parce que ça va vous sembler le comble du ridicule. Jugez-en: nous dessinons des petites flèches sur une feuille de papier! C'est tout." L'électrodynamique quantique, prototype des théories de la physique moderne, devient un jeu d'enfant quand elle est expliquée par un de ses auteurs, Richard Feynman. En analysant "avec des petites flèches" comment la lumière se réfléchit sur les miroirs et pourquoi les bulles de savon présentent des irisations, il montre que les notions les plus difficiles sont explicables sans aucun formalisme mathématique et que leur sens profond est à la portée de tous. Un sommet de la vulgarisation scientifique.
Erwin Schrödinger, le grand pionnier de la théorie quantique, est-il vraiment mort en 1961 ? On peut légitimement en douter à la lecture des textes ici rassemblés, qui montrent que sa pensée n'a rien perdu de son actualité. Il y évoque la "barbarie de la spécialisation" et la nécessaire intégration de la science à la culture, convaincu que la recherche scientifique doit aller de pair avec l'"enquête" philosophique et la réflexion épistémologique. Il y parle de la science d'une voix étonnamment proche, avec cet inimitable mélange de profondeur et de légèreté, et ce lumineux sens de l'analogie qui a fait le succès du célèbre article (inédit en français) du "Chat de Schrödinger". Un chat qu'il faut bien - comme Schrödinger lui-même - imaginer à la fois mort et vivant. Né à Vienne. Son oeuvre de physicien culmine en 1926 avec la formation de l'"équation Schrödinger", élément décisif de la théorie quantique qui venait alors d'être crée. Ce travail lui vaut le prix Nobel en 1933. En 1939, il émigre en Irlande, où il demeure jusqu'en 1956. Passionné par la philosophie depuis son adolescence, il s'y consacre presque exclusivement à plusieurs reprises durant sa vie.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.