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La comédie humaniste en France
Buron Emmanuel ; Goeury Julien
SUP
24,99 €
Épuisé
EAN :9791023108149
Tout le monde connaît la comédie de Molière, mais non la comédie humaniste qui pourtant l'a précédée et a transposé en français, dès la seconde moitié du XVIe siècle, le modèle de la comédie antique. Si on dénombre une vingtaine de pièces qui s'y rattachent, celles-ci peinent encore à trouver leur audience, qu'il s'agisse de retenir l'attention des publics scolaire et universitaire - faute d'éditions facilement accessibles, ces comédies ne sont guère lues - ou celle des spectateurs de théâtre - leurs représentations et mises en scène se sont comptées sur les doigts d'une main au cours du XXe siècle. A l'heure où elle semble susciter un regain d'intérêt et l'effervescence nouvelle d'un nombre croissant de chercheurs, ce volume rassemble les actes du premier colloque à avoir été entièrement consacré à la comédie humaniste. En cela, il entend contribuer à réparer une forme d'injustice en la ressortant de l'oubli dans lequel ces pièces comiques étaient tombées. Outre les enseignements critiques inédits qu'elles apportent, les études réunies ici visent à dégager leur efficacité théâtrale et à relier enfin leur répertoire à ses lecteurs, si ce n'est à ses spectateurs.
Etienne Jodelle (1532-1573) n'a pas publié ses ?uvres, ni composé lui-même ses Amours : il s'agit d'un recueil factice, constitué par des amis pour une publication posthume. Vers de commande ou de circonstance, certains de ces poèmes comptent parmi les plus beaux du seizième siècle français. Jodelle n'y dissimule pas la distance ironique qu'il entretient avec les conventions de la poésie amoureuse, en même temps qu'il la pratique en maître. Cette ambivalence éclate dans les sonnets des Contr'Amours, vestiges d'un recueil conçu contre le modèle des Amours alors en vogue : l'amant-poète dénonce la représentation traditionnelle de la femme aimée, qui le porte à idéaliser une maîtresse repoussante, contre laquelle il vomit sa haine. Même ambivalence dans la satire " Contre la Riere-Venus ", violente diatribe contre la sodomie. Cette poésie cérébrale et tendue, où la vénération de la dame glisse souvent vers la satire des conventions poétiques ou le sarcasme féroce, permet au poète de reconquérir une voix personnelle contre un code amoureux aliénant, qui menace toujours de priver la singularité du sentiment amoureux d'un langage adéquat.
S'adressant à tous les candidats aux concours, en particulier Agrégation et CAPES. Clefs concours offre une synthèse par sujet. Conçu comme un repère par rapport aux monographies et aux cours et comme un outil de révision, chaque ouvrage est articulé autour de fiches thématiques permettant de faire le point sur les acquis de la recherche. Synthèse des travaux les plus récents, Clefs concours permet de s'orienter dans la bibliographie et de mettre en perspective l'évolution des savoirs. Tous les titres sont organisés autour d'une structure commune: des repères: un rappel du contexte historique et littéraire; les grandes "problématiques", indispensables à la compréhension des enjeux de l'?uvre; le "travail du texte" consacré aux questions de langue, de stylistique et de grammaire; des outils méthodologiques, notamment bibliographiques; un système de circulation entre les fiches et les références bibliographiques.
La tragédie du XVIe siècle constitue encore un point aveugle de l'histoire du théâtre français. Ce genre rassemble pourtant des pièces d'avant-garde, dont le siècle suivant atténuera les audaces pour s'accommoder au goût d'un public plus policé. Acculturation humaniste du modèle antique ou instauration d'un théâtre calviniste militant, volonté didactique de présenter des personnages au comportement exemplaire ou scandaleux, puissance rhétorique des discours et violence crue des spectacles : telles sont les principales caractéristiques de cette dramaturgie originale. Les quatre tragédies reproduites intégralement dans ce volume, deux à sujet biblique et deux à sujet profane, rendent compte de la diversité des expériences auxquelles ce théâtre a donné lieu, en faisant ressortir la singularité de chaque auteur.
Durant la Renaissance, le dialogue est partout, dans tous les champs du savoir et de l'expression "littéraire" comme dans tous les pays d'Europe. Ses formes sont d'une déconcertante diversité, s'adaptant et se déployant selon des temporalités elles-mêmes très variables. L'on pourrait s'amuser à dire, en partant du constat qu'il faut attendre le dernier tiers du XVIe siècle pour voir apparaître ses premières théorisations (Carlo Sigonio, Sperone Speroni, Torquato Tasso), que, pendant longtemps, s'il est partout, le dialogue n'est à proprement parler nulle part : il reste sans territoire défini, ni même sans doute définissable, dans l'univers des genres de l'écrit et a fortiori dans ses relevés cartographiques. Sans territoire circonscrit au sens propre non plus, puisque né dans sa forme "moderne" en Italie (avec Pétrarque comme initiateur), mais en un âge que caractérisent la densité et la continuité des échanges entre lettrés de différentes "nations", il semble étendre inexorablement et durablement son aire d'extension. Absolument et définitivement sans territoire ? L'observateur attentif pourra cependant distinguer des "couleurs locales" : outre le cas, italien, le mieux connu sans doute, le plus logiquement marqué par des studia humanitatis, y aurait-il un filon espagnol, marqué par un esprit de sérieux couplé à la promotion résolue des langues vulgaires, castillan au premier chef, et volontiers tourné vers les horizons géographiques nouveaux ? Une veine française, très sensible à l'hybridation, voire à la déconstruction ? Et qu'en est-il des aires laissées de côté, l'anglophone notamment ?
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "