Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La circonscision. Parcours biblique
Burnet Régis ; Luciani Didier
LESSIUS
18,50 €
Épuisé
EAN :9782872992324
Extrait Extrait de l'avant-propos L'histoire des religions réserve parfois quelques surprises et recèle encore bien des énigmes. Ainsi en va-t-il à propos de la circoncision. D'un côté, et malgré l'ancienneté et l'expansion géographique quasi universelle de ce rite, l'origine de celui-ci reste largement obscure. D'un autre côté, et eu égard à la dimension symbolique et à l'importance que prendra la circoncision dans la tradition et l'histoire juives, le corpus des textes bibliques paraît, somme toute, assez restreint. Le nombre d'interprétations, de commentaires, de coutumes et de représentations que la circoncision engendre - que celle-ci soit comprise comme signe de l'alliance, comme rituel protecteur, comme marqueur d'identité ou encore, de manière métaphorique, comme signe de conversion (la «circoncision du coeur») - est ainsi sans commune mesure avec la quantité relativement limité des lieux scripturaires sur lesquels ces traditions se fondent. L'inventaire est donc assez simple à établir. Pour la Bible hébraïque, tout tourne autour de deux racines (moûl, «circoncire» et âral, «être incirconcis», «prépuce») et d'une demi-dizaine de récits, tous servant à attester que les patriarches et les ancêtres d'Israël se sont soumis à ce rite : Abraham, son fils Ismaël, et toute sa maison (Gn 17,9-27) ; Isaac (Gn 21,4) ; Moïse ou son fils (Ex 4,24-26) ; la génération de l'Exode (Ex 12,43-50) ; celle de l'entrée en terre promise (Jos 5,2-9). À ces mentions principales qui représentent environ la moitié des occurrences, on peut encore ajouter l'une ou l'autre référence plus ponctuelle telle la loi sur le garçon qui vient de naître (Lv 12,3), la formule stéréotypée et récurrente pour désigner les Philistins (Jg 14,3 ; 15,18 ; 1 S 14,6 ; 17,26.36 ; 18,25-27 ; 31,4 ; 2 S 1,20 ; 3,14 ; 1 Ch 10,4) ou, plus largement, les étrangers (Gn 34,14-24 ; Is 52,1 ; Jr 9,24 ; Éz 28,10 ; 31,18 ; 32,17-32 ; 44,7-9 ; Ha 2,16), et enfin, les usages métaphoriques tels que la circoncision des lèvres (Ex 6,12.30), du coeur (Dt 10,16 ; 30,6 ; Lv 26,41 ; Jr 4,4 ; 9,25 ; Éz 44,7-9), des oreilles (Jr 6,10) et même des arbres (Lv 19,23) ! Au risque de surprendre, la moisson est proportionnellement plus abondante dans le Nouveau Testament, prouvant - s'il en était besoin - combien la question de la circoncision a pesé, dès l'origine, sur l'histoire des relations entre le judaïsme et le christianisme. Les substantifs (akrobustia : «prépuce», «incirconcision», d'où «les païens») et (peritomé : «circoncision», d'où «les juifs») et le verbe (peritemno : «circoncire») y figurent plus de soixante-dix fois. Mais là encore, le corpus n'est pas sans présenter quelques caractéristiques intéressantes. Tout d'abord, hormis une brève évocation, comme en passant, de la circoncision de Jean-Baptiste (Le 1,59) et de Jésus (Le 2,21) et une polémique de ce dernier avec les Juifs (Jn 7,22-23), les évangiles n'abordent pas le sujet. Par contraste, la question du shabbat y apparaît bien plus conflictuelle. Ensuite, c'est chez Paul, et surtout dans les épîtres aux Romains et aux Galates, que l'on trouve la majorité des attestations (près de 80 %). Enfin, l'usage métaphorique y est quasiment absent : sauf une exception (Rm 2,29), quand ils parlent de circoncision, les auteurs du Nouveau Testament visent toujours la circoncision charnelle, concrète, même si c'est pour chercher à en démontrer la caducité et l'inefficacité. Pourquoi alors s'intéresser encore à cette réalité si triviale - quoi de matériellement plus insignifiant, en effet, que ce petit bout de chair excisé ? - dont le christianisme s'est cru peut-être trop aisément débarrassé alors que le judaïsme en a fait un marqueur d'identité emblématique ? Sans aborder les multiples aspects (historiques, psychologiques ou psychanalytiques, sociologiques, prophylactiques, voire politiques et juridiques) pourtant intéressants d'une telle question, l'ouvrage présent gage qu'en revisitant les sources bibliques et en remontant aux origines de la séparation entre le judaïsme et le christianisme, il peut - entre la valorisation des uns et l'occultation des autres - contribuer à fournir quelques éléments éclairant non seulement les raisons, mais aussi certaines conséquences d'une telle disparité d'attitude. Ce faisant, il espère bien aussi montrer le bénéfice - même de façon indirecte - que les chrétiens, surtout occidentaux, pourraient tirer d'une réappropriation de certaines richesses du donné biblique et traditionnel, notamment au plan liturgique et théologique comme à celui des relations avec le judaïsme.
Comment parlaient les hommes de l'Antiquité? Que se racontaient-ils chaque jour? Les écrits ont généralement disparu et l'on ignore bien souvent tout de leur intimité. Il existe cependant une exception: les papyrus de l'Egypte, miraculeusement sauvegardés grâce à l'aridité du désert.Il s'agit des plus anciens témoignages authentiques qui nous sont parvenus. Découverts il y a plus d'un siècle, les voici réunis pour la première fois dans une anthologie en français. Comment n'être pas fasciné: c'est un héritage direct du temps des pharaons qu'ils nous transmettent!Entièrement traduits et présentés par Régis Burnet, ces extraordinaires papyrus révèlent une vie surprenante. Loin du ton parfois pompeux des ?uvres littéraires, ils nous montrent des hommes de chair et de sang dans leurs préoccupations concrètes et les mille et uns secrets de leur existence quotidienne. Ainsi, mieux qu'à travers tous les récits et les reconstitutions, souvent sujets à caution, le naturel de leurs voix étrangement proches et vibrantes, comme si elles s'adressaient à nous, témoigne en direct et sans emphase de l'intemporalité de l'esprit humain.
Résumé : De Jésus, on croit connaître toute l'histoire, de la naissance à la mort, et même au-delà. Rien n'est moins sûr : comment vivait réellement Jésus de Nazareth ? A quoi pouvait ressembler une journée de cet homme inclassable, ni prêtre ni sage, aux confins de l'Empire romain, aux toutes premières heures de notre ère ? Ce livre n'est pas une biographie de Jésus. C'est le récit de ce que pouvait être son quotidien ainsi que celui de son entourage, amis comme adversaires. Régis Burnet propose de comprendre qui fut Jésus en nous décrivant son monde ? matériel, politique, culturel, religieux et social. C'est tout un univers qui est ainsi mis au jour. En mêlant narration et explication, érudition et récit, l'auteur fournit des clefs pour comprendre non seulement ce personnage inclassable, mais aussi ceux qui le suivent ou le combattent. L'auteur aborde également, de manière aisée et passionnante, les grands problèmes d'interprétation qui ne cessent de nous agiter : que pensaient les contemporains de lui ? quelles relations avait Jésus avec la communauté juive ? qui sont les apôtres ? qu'est-ce qu'un miracle ? pourquoi tout cela va-t-il mal finir pour Jésus ? quel est son message ?
Méchant, traître, fourbe et voleur... Judas cumule tous les vices depuis plus de deux mille ans. Comment est-il devenu ce personnage honni de tous? Outrage à la bonté divine, il pose de redoutables questions théologiques. Comment expliquer qu'un Dieu tout-puissant se soit laissé arrêter par un tel homme? Dieu avait-il besoin d'un traître pour accomplir son dessein? Unanimement détesté? Des évangiles aux poètes du XIXe siècle, des Pères de l'Église à Bernanos, Judas répugne et fascine. Mais il devient peu à peu un homme ordinaire, avec ses lâchetés et ses tourments: diabolique au départ, il finit par n'être plus qu'une illustration de notre nature humaine. Se fondant sur les résultats de l'exégèse passée et récente et sur les différentes interprétations théologiques et spirituelles qui ont été données du disciple maudit, Régis Burnet propose d'élucider le mystère Judas. Bien plus encore, par ce portrait sans équivalent du méchant légendaire, c'est toute une théologie de la trahison et du désespoir qui est ainsi bâtie et présentée. Biographie de l'auteur Historien, ancien élève de l'École Normale Supérieure et maître de conférences à l'université Paris-8, Régis Burnet revisite les grandes figures chrétiennes qui fascinent notre temps, de Paul à Marie Madeleine, à laquelle il a récemment consacré un livre.
Première biographie complète du mathématicien-cosmologiste Georges Lemaître, considéré comme le "père du Big Bang", ce livre s'attache d'abord à saisir les apports scientifiques majeurs de Georges Lemaître non seulement en cosmologie mais aussi en mécanique, en algèbre ou en analyse numérique. Son rôle de précurseur dans le domaine des premiers ordinateurs est aussi mis en évidence ainsi que ses contributions à la physique moléculaire ou à la compréhension de la théorie quantique naissante. Georges Lemaître était aussi un prêtre catholique. L'auteur essaie donc de restituer son itinéraire religieux sur base de documents récemment mis à jour. La vie sacerdotale de Lemaître est notamment caractérisée par son apostolat auprès des étudiants chinois résidant à Louvain. L'ouvrage aborde enfin la manière dont Lemaître conciliait sa science et sa foi dans le cadre de ce qu'il appelait une théorie des deux chemins vers la "Vérité", et le rôle important qu'il joua durant un épisode crucial de l'histoire de l'Académie pontificale des sciences. Des anecdotes souvent inédites aident à reconstituer la personnalité hors du commun de cet homme "qui ne faisait jamais rien comme les autres", ni comme enseignant, ni comme chercheur, ni même comme prêtre.
Récits d'expériences d'accompagnement au seuil de la mort au Japon. Il s'agit de récits simples, courts (deux à trois pages), agréables à lire, empreints d'une grande sérénité. Le sentiment de la nature accompagne les événements, neige, arbres, feuilles, saisons, couleurs... C'est délicieusement japonais et raffiné. Les mourants meurent réconciliés et les blessés de la vie restaurés dans leur dignité et leur goût de vivre. Pour chaque récit, la sérénité vient d'une présence talentueuse, ayant l'expérience de ce genre de circonstances, pleine d'empathie, qui dénoue toutes les douleurs et contractions, dans les derniers instants avant la mort ou dans les situations apparemment bloquées. Le mérite tient à l'importance donnée au corps de celui qui approche le mourant ou le souffrant : son de la voix, respiration accordée au rythme de l'autre, intensité de l'attention, prise en compte de son histoire. Le texte exerce une action bienfaisante.
L'humilité est tendance. La voici devenue élément de langageA parmi d'autres, tels qu'ils sont choisis, codifiés, recommandés par des communicateurs avertis. D'humilité, vous entendez parler tous les joursA : les puissants s'en délectent, elle est une autorisation de visibilité, un droit de parole, l'adoucissant de la notoriété et un gage de confiance mutuelle. Comme si elle était de nature à "A faire passer la piluleA ". Elle sert dans les négociations difficiles, utile aux directions qui se heurtent aux oppositions syndicales, elle précède les concertations socialesA , elle accompagne les luttes politique et les campagnes électorales, brandies par les plus fanfarons et les plus fiers candidats, décidés à tout pour être élus. Qui se hausse pour que sa tête dépasse ne manquera pas le marchepied de l'humilité. On pourrait multiplier les exemples. Mais personne n'est dupe, et l'on est accablé de voir la diaphane humilité enrôlée au service des cyniquesA , le rire qui accueille ces propos est désabusé. C'est le rire triste de la désillusion. Ce peut devenir et cela devient, de fait, une colère juste. Le mot d'humilité est usé et trompeur. Dévalorisé, annexé par la langue de bois. Il est vrai que la langue de bois est comme une deuxième nature pour ceux qui, à tout bout de champ, hissent comme une bannière la pudique et discrète humilité. Mais alors, comment la trouver sans l'aide des mots, sans l'appui des imagesA ? Que chacun essaie de tendre l'oreilleA : sous les rumeurs de sa vie, pleine peut-être, trop pleine souvent, qu'il retrouve le murmure de sa mémoire. Qu'à la source de son expérience personnelle, il écoute encore⦠Peut-être (sans douteA ! ) dans le bruissement des souvenirs, dans la dureté du présent, en entendra-t-il quelque écho. Mais alors, comment la trouver sans l'aide des mots, sans l'appui des imagesA ? Que chacun essaie de tendre l'oreilleA : sous les rumeurs de sa vie, pleine peut-être, trop pleine souvent, qu'il retrouve le murmure de sa mémoire. Qu'à la source de son expérience personnelle, il écoute encore⦠Peut-être (sans douteA ! ) dans le bruissement des souvenirs, dans la dureté du présent, en entendra-t-il quelque écho.
Présenter simplement la pensée riche et complexe du Réformateur, théologien fécond, tel est l'objet de cette introduction à la pensée de Martin Luther. Tout en exposant les grands thèmes philosophiques, théologiques et pastoraux qui traversent son oeuvre, il s'agit de démêler cette pensée de celle de ses collègues théologiens et successeurs, notamment Philippe Mélanchthon. Sont abordés également les débats, en particulier avec les catholiques, qu'a suscités jusqu'à nos jours la pensée luthérienne ainsi que la lecture renouvelée de Luther, proposée récemment par différents spécialistes de sa théologie. Une occasion de redécouvrir cette grande figure non seulement du Protestantisme mais aussi de l'histoire de l'Occident.
Nahum André ; Chanfrault Bernard ; Bensoussan Albe
Depuis des siècles, toute une tradition populaire d'humour et de sagesse marque le monde de la Méditerranée. Ecrivain, conteur, André Nahum offre ici avec les farces de Ch'hâ, personnage mythique du bassin méditerranéen, une anthologie d'histoires, d'expressions et de proverbes utilisés par les juifs de Tunisie. Certains ont été adoptés et adaptés par les juifs à partir du folklore arabe, d'autres sont spécifiquement juifs. Recueillies, pour la plupart, auprès de personnes originaires d'Afrique du Nord et d'Egypte, ces expressions de la sagesse populaire ont accompagné vingt siècles de présence juive au Maghreb. Originaire de Tunisie, médecin, André Nahum (1921-2015) a voulu conserver par ses livres la mémoire de la communauté juive de Tunisie. Il est l'auteur d'une demi-douzaine d'ouvrages sur les traditions orales des différentes communautés du Maghreb, l'humour populaire et le personnage de Djoha. Il a également publié un roman historique, Le Médecin de Kairouan, chez Ramsay.
Dans cette Petite Conférence, Delphine Horvilleur s'interroge sur la façon dont nous comprenons le monde, et pour cela, sur la façon dont nous le racontons. L'importance du récit, les rabbins la connaissent mieux que personne. Elle évoque donc son métier de femme rabbin. Elle le définit comme un geste d'écoute et d'ouverture envers les autres, à partir de l'étude des récits bibliques. Elle explique comment les récits, les contes, les mythologies, les textes religieux ont mille choses à nous raconter. Comment ils cherchent continuellement à établir du lien entre les générations, à nous dire que la nouvelle génération n'est pas la copie conforme de l'ancienne et que le monde a besoin d'une mise à jour. À chacun de trouver le sens qui lui semble être le bon, car nous pouvons reconstruire le sens de la phrase et le sens du monde, afin qu'il soit pertinent pour nous tous.Notes Biographiques : Delphine Horvilleur, femme rabbin française du Mouvement juif libéral de France (MJLF), est une ancienne journaliste. Elle s'est formée auprès du rabbin Haïm Korsia. Elle est aujourd'hui directrice de la rédaction de la Revue de pensée(s) juive(s) Tenou'a.
Connu comme le fondateur du hassidisme, celui qu'on surnomme le Baal Shem Tov, le " maître du Bon Nom ", ne cesse de fasciner. Qui était-il : un mystique détenteur de secrets ? Un réformateur religieux venu valoriser la foi simple des humbles contre l'érudition talmudique ? Un annonciateur du messie ? Un guérisseur, voire un chamane pratiquant la transe, inspiré par des traditions préchrétiennes des Carpates ? A-t-il seulement fondé un nouveau mouvement, ou la légende a-t-elle dépassé l'histoire ? Jean Baumgarten, sans doute le plus éminent spécialiste français du hassidisme, nous invite à le suivre dans sa recherche du " vrai " Baal Shem Tov. A la fois portrait spirituel et plongée dans la sociologie religieuse des Juifs polonais du milieu du xviiie siècle, cet ouvrage nous livre la synthèse des travaux les plus récents sur cette figure majeure dont se réclament les " amis de Dieu " bien au-delà du monde juif.
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.