L'année 2017 est marquée par un double anniversaire exceptionnel : l'on célèbre à la fois le bicentenaire de la mort de Germaine de Staël et les 250 ans de la naissance de Benjamin Constant. Cette coïncidence de calendrier est une occasion idéale de mettre en valeur l'oeuvre foisonnante et la vie mouvementée de ce " couple " qui compte parmi les plus illustres de l'histoire littéraire et politique de l'Europe. Pionniers du romantisme et du libéralisme, penseurs majeurs de la modernité et de la diversité culturelle, contemporains et acteurs de la Révolution, de l'Empire et de la Restauration, romanciers novateurs, Germaine de Staël et Benjamin Constant ont joué un rôle décisif dans la vie intellectuelle de leur temps, au tournant des XVIIIe et XIXe siècles, et continuent d'exercer une forte influence sur la pensée contemporaine. Le présent ouvrage accompagne et prolonge l'exposition de la Fondation Bodmer sur Germaine de Staël et Benjamin Constant, en retraçant l'itinéraire de ces deux figures singulières, et en mettant en évidence la multiplicité de leurs engagements : combat en faveur des libertés individuelles, opposition à l'autoritarisme napoléonien, dénonciation de la traite des Noirs, ouverture sur l'étranger, place de la femme dans la société... Il met également en valeur la richesse de leurs idées, lesquelles sont encore d'une étonnante actualité.
Vous êtes en lycée, prépa, BTS? Vous voulez reprendre l'étude de l'allemand seul ou en groupe? SOS Allemand 2 est pour vous! Vous trouverez dans ce bloc-notes des explications simples pour affiner vos connaissances grammaticales et acquérir le vocabulaire indispensable à la lecture de la presse. Vous pourrez vous entraîner grâce aux nombreux exercices, vous évaluerez vous-même vos progrès grâce aux corrigés. SOS Allemand 2 vous offre trois mises en scène possibles avec: ? 28 fiches grammaticales ? 27 fiches de vocabulaire classées par thème ? 110 exercices d'application très variés. Des entractes sont prévus pour consulter: ? les verbes irréguliers et ? les corrigés.
Sous le règne de Louis XVI, le ministre des Finances Jacques Necker fut à la fois l'un des principaux théoriciens de l'opinion publique et l'idole de celle-ci. Il fit de l'opinion un objet privilégié de sa réflexion politique, alors même qu'il était l'une des figures de l'époque qui fixait le plus les regards du public et suscitait le plus de commentaire et de réactions. Cette étude se propose d'explorer cette étonnante relation, en examinant d'abord comment Necker a défini l'opinion publique et pourquoi il a fait appel à elle, puis en parcourant les multiples sources (chansons, pamphlets, estampes, gazettes...) qui nous éclairent sur la façon dont le Genevois était perçu par ses contemporains. Lorsqu'on traite de la question de l'opinion publique en France au XVIIIe siècle, le "cas Necker" constitue un terrain d'étude particulièrement fécond, car il permet d'appréhender cette opinion publique dans sa double dimension de concept et de fait social.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Dans cette vaste synthèse, Michel Abitbol retrace l'histoire d'Israël, de sa naissance, en 1948, à nos jours. Après avoir analysé les origines du nationalisme juif et du sionisme, il décrypte l'arrière-plan historique de la déclaration Balfour de 1917 et la résolution de l'ONU du 29 novembre 1947 préconisant le partage de la Palestine entre un Etat juif et un Etat arabe. L'auteur évoque ensuite les sources du conflit entre Juifs et Arabes, puis suit, pas à pas, l'évolution du mandat britannique dans ses atermoiements et ses contradictions, l'édification d'un Etat juif démocratique en même temps que l'émergence d'une " nation " israélienne et d'une culture hébraïque moderne nées du brassage des vagues successives d'immigrants. Le " retour des exilés ", marqué par des réussites exceptionnelles, aboutit à des clivages économiques, sociaux, religieux et culturels mettant à mal la cohésion de la jeune société israélienne dans un contexte de guerres meurtrières auquel ni la victoire de juin 1967 ni les accords d'Oslo avec les Palestiniens en 1993 ne mirent un terme. La montée des extrémismes rend plus incertaine que jamais l'établissement d'une paix durable dans la région. S'appuyant sur des sources variées et solides, Michel Abitbol apporte les éléments indispensables permettant d'appréhender dans toute sa complexité l'histoire sans pareille de l'Etat juif.
A la lumière des recherches les plus récentes, 1914 offre une synthèse des évènements qui ont précédé et suivi l'entrée en guerre de l'Europe. Dans une approche très concrète,nourrie d'archives, Jean-Yves Le Naour y restitue la façon dont cette année a été vécue par les contemporains, loin des antichambres ministérielles ou princières. Il montre la France plongée en situation de tension extrême, sensible à la moindre rumeur: les plaques de publicité Maggi ou du bouillon Kub auraient servi d'indications à l?armée allemande en marche, les Russes auraient débarqué au Havre, des espions allemands distribuent des bonbons empoisonnés, les soldats allemands coupent les mains des enfants durant l?invasion, etc.? Mais ce volume revisite évidemment les grands événements de 1914 comme l?attentat de Sarajevo, l?assassinat de Jean Jaurès et la bataille de la Marne. Il fait place à des évènements ignorés habituellement de l?historiographie: l?hésitation du gouvernement qui, partant pour Bordeaux, a failli décréter Paris « ville libre », sans défense, afin d?éviter sa destruction dans des combats; l?incroyable réception de la célèbre voyante, Mme Fraya, en pleine nuit du 1er août devant une assemblée de ministres angoissés qui s?en remettent à l?irrationnel pour se rassurer! Ou pourquoi Joffre a laissé les Allemands passer par la Belgique (contrairement à la version officielle, on savait que les Allemands passeraient par là!). L'auteur revient sur la fameuse « Union sacrée » qui ne restera qu'un rêve: les querelles se poursuivent, à fleurets mouchetés.... A chaque page, le récit est vivant et le lecteur peut éprouver ce climat si particulier, attisé par les premières morts, les errements des contemporains, leurs espoirs, leurs troubles et leurs angoisses. Poignant.