
Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau
Est-ce beau, est-ce sublime? Pareille question ne surgit qu'au milieu du XVIIIe siècle et avec Burke. Le sublime cesse alors d'être le simple superlatif du beau: il en diffère quant à ses effets, ses moyens et ses principes. D'un côté, un plaisir simple, gratuit et immérité; de l'autre un plaisir négatif, toujours issu d'une épreuve. Là, des qualités qui suscitent immédiatement l'amour: le délicat, le lisse, le rond, le clair, le doux. Ici, au contraire, des véhicules, dont l'emploi reste contingent et engendre une privation: le grand, le rude, l'aigu, l'obscur, l'âpre. Sensible au beau, je me socialise; vulnérable au sublime, je suis entamé à vif, prends conscience du terrible et appréhende de nouveaux enjeux. Alors que le beau semble subsister par lui-même, le sublime ne cesse de poser la question du destinataire, car sa vocation est de "nous enflammer d'un feu qui brûle déjà dans un autre" (Recherche, V, 7).
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| EAN | 9782711621989 |
|---|---|
| Titre | Recherche philosophique sur l'origine de nos idées du sublime et du beau |
| ISBN | 2711621987 |
| Auteur | Burke Edmund |
| Editeur | VRIN |
| Largeur | 180 |
| Poids | 285 |
| Date de parution | 20090607 |
| Nombre de pages | 297,00 € |
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