Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Institutions et pratiques financières au Japon. De 1600 à nos jours
Burguiere Frédéric ; Esmein Jean ; Bassino Jean-Pa
HERMANN
39,25 €
Épuisé
EAN :9782705688868
Le Japon traverse depuis plus de vingt ans une "crise" qui semble sans fin. Il reste cependant à ce jour le pays le plus "riche" du monde, même si dans le même temps, l'Etat japonais est confronté à une situation d'endettement qui semble difficilement réversible. Faut-il voir dans cette apparente contradiction le signe d'une relation particulière du Japon aux questions financières, ou bien celui d'un désintérêt des Japonais pour les questions d'argent qui serait la conséquence d'une culture économique basée sur des principes autres ? La réalité est toujours complexe, et sans rechercher une réponse unique et définitive à ces questions, l'ouvrage de Frédéric Burguière tente d'explorer un certain nombre d'épisodes qui, depuis le début du XVIIe siècle, ont marqué l'histoire financière du Japon. De la refonte des monnaies et l'effacement des dettes de l'époque d'Edo (1603-1868) à l'analyse de la bulle financière des années 1980 et ses conséquences, en passant par la construction d'un système monétaire sur le modèle occidental à l'époque Meiji (1868-1912), c'est une multitude d'aspects de l'histoire économique et financière du Japon qui sont abordés.
Résumé : L'identité de la gauche, son avenir ou sa fin annoncée font l'objet de pronostics politiques et médiatiques. Ce livre clair et documenté offre une indispensable réflexion sur le sujet. C'est d'abord en historien qu'André Burguière analyse les fondements de la gauche, mais aussi en intellectuel engagé dans la cité. Son objectif n'est pas d'en départager les différentes tendances, mais de dégager leur socle commun. Il montre que le partage idéologique, hérité directement de la Révolution française et indirectement d'une longue histoire de la démocratie, continue à structurer nos représentations politiques. Mais il constate combien la "passion noble" de l'égalité a cédé du terrain. Sur le long cours, l'évolution du système représentatif, le pouvoir des élus et leur professionnalisation ont disqualifié la parole des citoyens. Etatisme, constitution monarchique, faiblesse du syndicalisme, les maux, nombreux, se sont accumulés. Sans compter, récemment, la façon dont le gouvernement socialiste a cédé aux pressions du libéralisme économique et des politiques sécuritaires. Inquiet, mais non résigné, André Burguière jalonne ses analyses de propositions. Rendre la société plus juste, plus protectrice et plus démocratique, tel est, rappelle-t-il, le véritable projet de la gauche. A lire d'urgence !
Résumé : De Marc Bloch à Emmanuel Leroy-Ladurie et Jacques Le Goff, de Lucien Febvre à Philippe Ariès et Michel Foucault, de Fernand Braudel à Ernest Labrousse, l'école des Annales a profondément renouvelé l'historiographie française et internationale. Au lieu de décrire une période historique, un événement, les faits d'armes d'un roi ou d'un empereur, les heurs et les malheurs d'une nation, l'école des Annales a entrepris d'étudier des problèmes. Peut-on être incroyant à l'époque de Rabelais ? Pourquoi la France n'a-t-elle jamais été la première puissance économique ? Dans ce livre, André Burguière montre comment cette école s'est constituée autour de l'étude des mentalités. Structures émotionnelles et cognitives, représentations et images inconscientes, les mentalités restituent les sociétés disparues dans les catégories à l'aide desquelles elles se pensaient elles-mêmes. L'Histoire ou la pensée des autres.
Les propriétaires, privés ou publics, de bâtiments ruraux sont souvent démunis pour mettre au point un programme de réhabilitation et choisir un projet architectural. L'objet de cet ouvrage est d'offrir un catalogue d'exemples d'opérations bien conduites, concernant toute la gamme des constructions, habitations, granges, étables, pigeonniers..., dans des régions très diverses, qui permettra de se faire une meilleure idée du potentiel de son propre bâtiment. Il répond largement à la variété des programmes possibles, à l'heure où s'affirme sans ambiguïté la volonté de réinvestir le patrimoine construit de nos campagnes: logements touristiques, gîtes ou chambres d'hôtes, bâtiments à usage collectif, résidences secondaires ou encore ateliers. Chaque projet traite ainsi d'un problème récurrent en réhabilitation, tel que le traitement des ouvertures. L'ensemble, abondamment illustré de photos, croquis, cartes et plans, constitue à la fois un guide méthodologique et un réservoir d'idées pour le particulier, les élus, l'architecte ou l'entrepreneur.
L'Extrême-Orient a l'originalité d'être le premier producteur de richesse de la planète et de constituer une région économiquement très intégrée, tout en ne disposant d'aucune organisation politique qui assurerait sa cohésion. Faut-il pour autant regarder les pays qui la composent comme les simples contributeurs d'une gigantesque chaine de production manufacturière, ou bien les considérer comme un ensemble disposant de valeurs communes de nature à leur assurer le leadership futur de l'économie mondiale ? Pour répondre à cette question, il faut avant tout mesurer comment les deux géants de la région, la Chine et le Japon, ont contribué à la création de ce modèle économique régional, la première en étant son creuset culturel, le second son point de référence en matière de modernité. Guidés par les principes du nationalisme économique, l'un et l'autre ont entrainé derrière eux toute une région pour tirer le meilleur parti d'un processus de mondialisation que ce nouvel ensemble a largement contribué à modeler. Le prochain défi de l'Extrême-Orient est de passer de la performance industrielle à l'excellence en matière d'innovation, tâche ardue au moment où le vieillissement accéléré de sa population est en train de s'imposer.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.