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Les affinités sélectives. Un parcours historiographique
Burguière André
EHESS
16,00 €
Épuisé
EAN :9782713229381
Ce livre nous invite à une promenade intellectuelle en compagnie de l'historien André Burguière, qui nous fait croiser Jean-Paul Sartre, Ernest Labrousse ou Norbert Elias, s'interroger sur notre rapport au passé, revivre la première tentative d'interdisciplinarité en actes, ou comparer l'évolution des mentalités à travers les siècles. Ces essais ressemblent à leur auteur, spécialiste de l'histoire de la famille et de la population à l'époque moderne, promoteur de l'anthropologie historique, acteur majeur de la revue des Annales, témoin de l'histoire intellectuelle durant l'âge d'or des sciences sociales, humaniste avant toute chose, qui n'a cessé de faire preuve d'une curiosité de passionné. Au fil des chapitres, cette grande figure de l'historiographie française nous conte l'histoire en train de se faire et la naissance d'un dialogue inédit entre les disciplines et ses effets au cours du siècle dernier.
Burguière André ; Goy Joseph ; Tits-Dieuaide Marie
Maurice Agulhon _ Micheline Baulant _ Yves-Marie Bercé _ Alain Besançon _ Corinne Beutler _ David D. Bien _ Patrice Bourdelais _ André Burguière _ Yves Castan _ Guy Chaussinand-Nogaret _ Jean-Michel Chevet _ Isac Chiva _ Alain Collomp _ Bernard Cottret _ Denis Crouzet _ François Crouzet _ Robert Darnton _ Natalie Zemon-Davis _ Bernard Derouet _ Jean-Paul Desaive _ Jacques Dupâquier _ Yann Fauchois _ Antoinette Fauve-Chamoux _ Jean-François Fitou _ Jacques Gélis _ Carlo Ginzburg _ Jean-Pierre Goubert _ Joseph Goy _ Raymond Grew _ Alain Guery _ Anne-Lise Head-König _ Richard Herr _ Steven L. Kaplan _ Christiane Klapisch-Zuber _ Gilbert Larguier _ Peter Laslett _ François Lebrun _ Jacques Le Goff _ Francine-Dominique Liechtenhan _ Henri Michel _ André Miquel _ Hugues Neveux _ Jean Nicolas _ Mona Ozouf _ Jean-François Pernot _ Anne-Marie Piuz _ Michelle Perrot _ Orest Ranum _ Daniel Roche _ Aline Rousselle _ Lawrence Stone _ Anette Smedley-Weill _ Louise Tilly _ Marie-Jeanne Tits-Dieuaide _ Pierre Toubert _ Daniel Vidal _ Bernard Vincent _ Eugen Weber _ Olivier Zunz _ André Zysberg.
L'historien sait désormais que l'objet de sa discipline n'est pas le passé lui-même mais ce qui, dans les traces laissées par ce passé, peut répondre aux questions que se posent les hommes de notre temps.
Résumé : "Cinquante mille Français se sont levés aujourd'hui esclaves : il dépend de vous qu'ils se couchent libres". L'Abbé Grégoire Négligés ou haïs par le monde des Lettres - dont un Voltaire franchement antisémite - admirés par un Rousseau ou un Mirabeau fascinés par leur culture et leurs valeurs, les Juifs parisiens ont joué un rôle décisif sous la Révolution en obtenant de la France qu'elle devienne le premier pays d'Europe à en faire des citoyens à part entière. Alors que les Juifs sont formellement interdits de résidence à Paris et subissent des pogroms en Province, ils sont une poignée à évoluer dans la capitale au début du XVIIIe siècle : les juifs de l'Est sur la rive droite et les juifs du Midi sur la rive gauche. André Bruguière suit leurs allers et venues, rue par rue, maison par maison. Il met en lumière leurs aspirations, exhume le détail de leur vie quotidienne, ausculte leurs relations de voisinage et décrypte les archives du service de Police chargé de leur surveillance rapprochée. Permis de séjour montre comment, par un jeu de hasard, d'audace et de réticences, ils sont parvenus à remporter ce combat pour la citoyenneté. Un statut qui ne sera plus remis en cause... avant les années 1940. A l'heure où les questions de migration et d'intégration surgissent chaque jour dans le débat public, l'extraordinaire histoire de ce combat pour l'émancipation apporte un éclairage saisissant sur la fabrique de la citoyenneté.
Remaud Olivier ; Schaub Jean-Frédéric ; Thireau Is
Que signifie l'acte de comparer pour les sciences sociales ? Dans ce volume, la démarche comparative est vue comme un éloge de la pluralité: aucune science sociale ne peut se borner à l'étude d'un seul cas. Dès lors, chaque nouveau savoir, chaque nouvel échange entre disciplines se trouvent confrontés aux fausses évidences de leur irréflexion. On tend à décréter le comparable, à stipuler l'incomparable. Comparer en sciences sociales, c'est répondre aux défis du découpage et de l'asymétrie des objets. C'est également forger les outils d'une méthode qui s'ajuste à des écarts. Cet ouvrage reflète les approches très différenciées dans lesquelles s'inscrit la comparaison. Pour les uns, celle-ci est une ressource de l'analyse; pour les autres, elle constitue la matière d'un programme de recherche. Pour tous, l'acte de comparer pose le cadre théorique de leur réflexivité scientifique. Il définit aussi l'horizon d'un langage commun. Il désigne enfin l'objet observé: des sociétés composées d'acteurs qui ne cessent de qualifier leur situation par comparaison.
Dans une Italie communale qui bénéficie, au cours des XIIe et XIIIe siècles d'un essor sans précédent de la production et des échanges, le paysage urbain se hérisse de tours, tandis que les rues résonnent en permanence du pas de ces puissants chevaux de guerre qui peuplent tant de fresques et de tableaux de la première Renaissance. Tours et chevaux symbolisent la supériorité d'une classe sociale, la militia, qui pendant longtemps restera ouverte à tous ceux qui ont les moyens d'acheter un cheval de guerre et de s'entraîner pour le combat monté. Composée pour l'essentiel de propriétaires fonciers, la militia n'en présente pas moins une grande diversité de conditions sociales qu'accentue encore la participation plus ou moins active de ses membres aux secteurs les plus dynamiques de l'économie marchande. Seuls en fait les profits tirés de la guerre et la défense des privilèges qui lui sont reconnus en échange de ses prestations militaires expliquent l'étonnante cohésion de cette classe et sa capacité à perpétuer un système de domination qui s'identifie, jusqu'au début du XIIIe siècle, avec le régime des consuls. Et pourtant, la militia se verra contrainte, en l'espace de quelques décennies, de renoncer à ses privilèges et d'abandonner le pouvoir à de nouvelles catégories de la population regroupées sous la bannière du popolo. Comment expliquer une débâcle aussi rapide ? Par l'irrésistible montée en puissance du popolo, sans aucun doute, et par les décisions internes de la militia. Mais elle apparaît plus encore comme la conséquence inévitable d'une culture de la haine qui, malgré tous les mécanismes destinés à en limiter les effets, conduit à l'implosion d'un tel système de domination.