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Ferraille à vendre
Burgess Anthony
GRASSET
31,85 €
Épuisé
EAN :9782246436416
Notre civilisation, en cette fin de siècle, menace de s'enfoncer dans une apocalypse molle, en soldant les derniers restes de ses valeurs. La "ferraille", ici, c'est Excalibur, l'épée de légende brandie par Attila le Hun, puis par le roi Arthur. Disparue avec la mort d'Arthur, elle ressuscite par miracle lors de la Deuxième Guerre mondiale, prise par les Allemands aux bénédictins du mont Cassin puis raflée en Allemagne par les Russes. Elle serait encore au musée de l'Ermitage sans l'intervention des héros de Burgess : deux frères en qui se sont réconciliés Arthur le Celte d'Occident et Attila le Hun d'Orient, par le croisement d'un père gallois et d'une mère russe. Daniel, le cadet, porte le signe du Christ par sa passion pour la pêche et le poisson, et la simplicité d'esprit des prophètes ou d'un Parsifal. L'aîné, Réginald, a l'âme royale comme son nom et conjugue folie celte et folie slave. Il décide de relever le glaive d'Arthur contre la barbarie réincarnée dans Staline et Churchill, le second ayant fermé les yeux sur les crimes du premier qui ont coûté la vie à la seule femme que Réginald ait aimée. Il organise le rapt d'Excalibur à l'Ermitage et, détenteur de l'épée légendaire, devient le point de mire des indépendantistes gallois. Tout le siècle y passe, du naufrage du {Titanic}, symbole orgueilleux du Progrès, au carnage de deux guerres, à la sottise aveugle des idéologies, aux résurgences nationalistes et racistes, au terrorisme...
Résumé : Après des années passées en Extrême-Orient, Denham revient en Angleterre, au début des sixties. Il constate vite que les m?urs ont changé depuis son départ, dans ce pays où " tout n'est plus que télévision, fornication, tandis que la génération montante s'adonne au rock et à la violence ". Face aux " galipettes adultères " et aux désastres qu'elles provoquent dans son petit village, Denham chante de façon assez hypocrite la vertu et la stabilité. L'arrivée d'un curieux Tamoul de Ceylan, Mr Raj, " un Apollon de chocolat au lait ", dont l'exotisme va faire des ravages, servira de catalyseur aux drames tragi-comiques provoqués par, ces désordres conjugaux. Une nouvelle fois, Anthony Burgess pointe sa plume impitoyable et plus acide que jamais sur les perversions de notre société. Mr Raj traite, dans un style débridé, de thèmes éternels, tels l'amour illusoire, la solitude, la libération des m?urs, d'une façon moderne et décapante.
Résumé : Quiconque caresse une ambition littéraire ne doit manquer à aucun prix la lecture des Confessions d'Anthony Burgess. Sans faux-semblants, l'auteur y décrit son existence, ainsi que les rouages et les engrenages de sa carrière... Ce second tome des Confessions couvre la période de la fin des années 60 à la mort de Burgess, la plus productive, et en particulier l'épisode Orange mécanique. Le film de Stanley Kubrick valut une notoriété mondiale à l'auteur du roman, dont la publication était passée quasiment inaperçue dix ans plus tôt. Si mon temps m'était compté est d'une richesse exceptionnelle. Les événements et les écrits se succèdent et se télescopent pour former une tapisserie où des personnages de fiction prennent l'épaisseur des êtres qui hantent ce qu'on appelle la réalité. On découvre, au fil de la lecture, que la transposition de la vie réelle dans les romans est d'une limpidité étonnante. Mais la réalité garde, toujours, une présence troublante, comme dans l'évocation de la lente dégradation de Lynne la Galloise, première épouse, de Burgess : les rites fascinants de l'alcoolisme, ses décors (les meubles-bars, le circuit des pubs, émaillé de rencontres avec des poètes ivres), ou lors d'un inénarrable voyage à Leningrad avec une revente de robes Marks & Spencer dans les toilettes d'un grand hôtel... Ou encore, l'amitié, avec la princesse Grace de Monaco. C'est naturellement dans la description des rapports que le créateur entretient avec la littérature que l'enseignement des Confessions de Burgess est le plus riche pour le lecteur.
Résumé : C'est en quelque sorte un condensé de son talent que nous offre Burgess dans ces nouvelles. Jeux de langue et de mots, humour et parodie, sur fond d'Histoire et d'amour de la musique. Un festival dont le lecteur sort heureux et ébloui. Qu'on en juge : - A Valladolid, en Espagne, un vieil atrabilaire nommé Cervantès fait la connaissance d'un Anglais superbe et dédaigneux, William Shakespeare. - A Londres, un jeune compositeur obsédé par l'idée de traduire la tour Eiffel en musique croise dans la rue le Poète qui révolutionne la poésie. Une rencontre qui conduira Claude Debussy et Stéphane Mallarmé dans un bordel de Dublin où, assis au piano, Debussy, brisant le tabou du " mode du diable ", les dissonances de la quarte augmentée, composera les premières notes de l'Après-midi d'un faune... - A Londres également, et pourquoi pas la même année, Sherlock Holmes écoute un récital du violoniste Sarasate, son idole. Il va enfin lui être présenté... - Peut-on rêver plus belle rencontre que celle du jeune Chevalier à la Rose, à peine sorti des bras de la Maréchale, avec Sophie, l'innocente promise à la couche de l'immonde baron Ochs ? - Quant à Attila, au cours de cette formidable chevauchée qui le conduira des rives du Danube chez l'empereur de Chine puis aux portes de Rome, il ne cessera de croiser le général romain Aetius, son ami d'enfance, personnage tutélaire dont la mort préfigurera la sienne.
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Résumé : Après " La pensée post-nazie " et " L'autre pensée 68 " , tous deux publiés au printemps 2018, voici le dernier volume de l'extraordinaire chantier de Michel Onfray : écrire une " contre-histoire " de la philosophie, cheminant le long de la philosophie officielle, majoritaire, face à elle, et envisager une contre-philosophie embrassant tous les domaines, métaphysiques, esthétiques, politiques, phénoménologiques, poétiques, sociaux. Et proposant des oeuvres, des lectures, des philosophes inconnus. Voici donc " La résistance au nihilisme " . " Les promesses de Mai n'ont pas été tenues. La révolution politique n'a pas eu lieu, quelle qu'aient pu être ses formes. En revanche la révolution métaphysique a eu lieu, elle a été libertaire. Le meilleur fut la fin d'un monde tout entier construit sur la hiérarchie qui, étymologiquement, suppose le pouvoir du sacré. Le patriarcat associé au monothéisme chrétien avait fait son temp. Pour autant, la fin des valeurs judéo-chrétiennes n'a pas été suivi par l'avènement de nouvelles valeurs postchrétiennes. Dès lors, l'abolition de la domination du supérieur par l'inférieur a accompagné une transvaluation des valeurs de sorte que l'inférieur s'est mis à dominer le supérieur. Jadis, le patron faisait la loi sur les ouvriers, les enseignants sur leurs élèves, les parents sur leurs enfants. Après Mai ce fut l'inverse. Révolte des esclaves aurait dit Nietzsche : le nihilisme comme symptôme de ce que les déshérités n'ont plus aucune consolation " . Après une longue introduction sur la construction du nihilisme (le " gauchisme culturel " , l'antifascisme et l'antiracisme revisités, le structuralisme, Deleuze, les nouveaux philosophes, Foucault, les libéraux libertaires, la " gauche libertaire " de Bourdieu...), Michel Onfray s'arrête longuement sur trois figures : Vladimir Jankélévitch ; Mikel Dufrenne et " l'affirmation joyeuse " ; enfin Robert Misrahi et " les actes de la joie " . Avant de conclure sur la vie philosophique...
Résumé : Certains auteurs attendent la fin de leurs jours pour revenir sur leurs premiers pas dans l'existence et en littérature. Oscar Coop-Phane n'aura attendu que ses trente ans pour raconter ce qu'est la vie d'un écrivain aujourd'hui. Ce que cet étrange travail représente pour lui de joies comme de sacrifices. Son récit n'est pas linéaire ou chronologique mais éclaté ; Oscar s'y livre par fragments (définition : morceaux cassés d'une chose), dans de courts chapitres aux titres éloquents (P. I : L'encre, La feuille, L'auteur, La fuite, Le titre... P. II : Parler, S'asseoir, Parader, Boire. .). Il mêle ainsi des souvenirs d'âges différents - de son enfance, son adolescence, sa vie d'homme. Le propos peut d'abord sembler trivial ; les bêtises en classe, les copains, sa découverte des filles, de la littérature ; les petits boulots, pion, barman ou dealer, pour vivre et écrire ; les premiers manuscrits, les refus ; puis le succès, soudain, ses livres en librairie ; et les galères encore, le métier d'écrivain, les interviews, les salons, la peur de la précarité. Mais son récit fourmille de détails qui sont autant de clés : une montre Swatch offerte par sa mère qu'elle prétend être un cadeau de son père, alors qu'il vient de quitter leur foyer ; le geste d'un patron de restaurant près de son lycée qui, chaque fois qu'Oscar s'y rend pour déjeuner, lui rend discrètement le billet avec lequel il vient de payer ; le visage d'une jeune fille, un soir, qui comme lui, semble cacher une cicatrice ; le mépris d'un éditeur ou le regard surpris d'un lecteur qui le voit servir derrière un bar alors que son visage est dans le journal. Car les détails révèlent les événements ; une enfance heurtée par les disputes puis le divorce de ses parents ; une vie de débrouilles pour se loger, manger, dès 16 ans ; le souvenir du corps d'un autre en soi, gamin ; la crainte de ne jamais être publié puis de ne pas pouvoir en vivre. Et aussi, la beauté, tant de joies : la liberté, à Paris, Berlin ou Rome ; les vrais amis et la compagnie des auteurs, Bove, Calaferte ou Dabit ; son premier prix, la fierté ; les rencontres de certains lecteurs ; une femme, l'amour, puis une enfant, sa fille. Et l'écriture toujours. C'est une existence courte, mais intense. Une leçon de courage et de style tant l'écriture ciselée d'Oscar Coop-Phane émerveille. D'une grâce et d'une justesse bouleversantes, ce livre aurait pu s'appeler Morceaux cassés d'une vie autant que Lettre à un jeune écrivain. Ou, s'il avait été écrit par un autre, Et tu seras auteur, mon fils.
Bogdanov Igor ; Bogdanov Grichka ; Tettiravou Marc
Résumé : Que diriez-vous si l'on vous apprenait un jour que l'un des plus grands mathématiciens de l'histoire, Bernhard Riemann, le père de la fameuse "géométrie riemanienne", avait découvert en 1859 une mystérieuse formule qui, selon ses propres mots, "indiquait le chemin qui mène vers Dieu ? ". Une formule impénétrable, qui donne le vertige. Son nom ? L'hypothèse de Riemann. Or, malgré des efforts acharnés, aucun mathématicien n'a encore été capable d'en percer le mystère. L'Institut de Mathématiques Clay offre aujourd'hui une récompense d'un million de dollars à celui qui trouvera enfin la solution. S'agit-il du graal dans lequel seraient enfouies, sous une forme algébrique, les réponses ultimes aux questions que chacun se pose sur le sens de la vie ? Une clef permettant de comprendre que la naissance de l'Univers n'est pas le fruit du hasard ? Fascinés, à leur tour, par le formidable secret que recèle la fonction Zeta de Riemann, Igor et Grichka Bogdanov nous plongent jusqu'au vertige au coeur de cette éblouissante énigme mathématique. Une énigme qui pourrait bien confirmer que l'Univers a bel et bien un sens. Et que notre propre existence repose sur un ordre profond décrit, de manière inévitable, par l'équation Dieu.