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Album pleiade Georges Perec
Burgelin Claude
Gallimard
11,50 €
Épuisé
EAN :9782070197521
Un Album Georges Perec est un album singulier, tant la rencontre avec le monde des illustrations, des dessins, des tracés, des photos a été essentielle pour lui. "Regarde de tous tes yeux, regarde" nous disent Jules Verne et Perec réunis à l'ouverture de La Vie mode d'emploi. Alors, lecteur, regarde, laisse ton oeil errer. Cet album fait défiler toutes sortes d'images de celui qui a dit, reprenant des mots d'Henri Michaux, "j'écris pour me parcourir". Sa trajectoire de vie et son programme d'écriture se superposent. Il est passionnant de s'y laisser conduire, au gré des mots de Perec, des photos qui lui ont servi d'ancrage, des représentations qu'il a privilégiées. Son univers est un imagier dont on a cherché à présenter la diversité et la richesse. D'abord en se laissant capter par la diversité des expressions de cet homme tant de fois photographié, filmé, représenté : sans barbe, avec barbe, parfois grave, plus souvent rayonnant, en contact avec qui l'observe par une malice ou un sourire dans les yeux. Perec aimait être entouré. D'où la présence des visages de celles et ceux avec lesquels sa vie s'est entrecroisée : les amitiés essentielles de sa jeunesse, la confrérie des Oulipiens, les cinéastes avec lesquels il a travaillé... Ses premières années furent sous le signe de la perte : de ses parents, de leur souvenir, de sa propre mémoire. Cela l'a rendu un interrogateur obstiné des traces, des signes, de tout ce qui, sous nos yeux, subsiste et rappelle. De Belleville au Vercors, de Paris à New York, les lieux ont nourri son imaginaire, propulsé sa réflexion, édifié sa mémoire. Une part de son oeuvre est le "journal" intermittent d'un "usager de l'espace", questionnant nos murs et nos moeurs, incitant à percevoir autrement ce qui donne forme à notre vie quotidienne. Un parcours dans les paysages, pages et parages de Perec, c'est un trajet plein d'inattendus, de clins d'oeil facétieux, de règles de jeu et de façons de leur échapper, d'énigmes diversement déchiffrables - le tout inextricablement mêlé aux souvenirs des tragédies originelles. De cette constellation de signes aux lumières divergentes, d'étoilements qui se relaient, de tonalités multiples, cet album a essayé de rendre compte", Claude Burgelin.
Prince des faussaires, Gaspard Winckler assassine son commanditaire, Anatole Madera. Pourquoi ce meurtre? Il se consacrait depuis des mois à la réalisation d?un faux Condottière, le célèbre tableau du Louvre, peint par Antonello da Messina en 1475. Que cherchait-il en devenant un virtuose du faux? Le faussaire réussira-t-il jamais à rivaliser avec le peintre de la Renaissance?
« Il serait lui-même dans son tableau, dans sa chambre, presque tout en haut à droite, comme une petite araignée attentive tissant sa toile scintillante, debout, à côté de son tableau, sa palette à la main, avec sa longue blouse grise toute tachée de peinture et son écharpe violette ». Georges Perec
En retraçant les relations de défi et de complicité de Perec à l'égard de la psychanalyse, Claude Burgelin a écrit un véritable " roman analytique ". Voici Perec relu à partir des questions qu'il pose à la psychanalyse et des tournants qu'elle a fait prendre à son ?uvre. L'auteur de La Vie mode d'emploi s'est servi des procédures et outils freudiens comme d'autant de matériaux pour un autoportrait singulièrement original. Le lecteur en retour à regarder de tous ses yeux, à accommoder autrement sa vision - et à entendre ce qui cherche à se dire sous tant d'histoires de puzzles, de masques et de trompe-l'?il.
L'?uvre de Marguerite Duras est une exploration erratique et obstinée, sans cesse reprise et déplacée, des possibilités de la représentation, de la matière textuelle ou filmique jusqu'aux pouvoirs du hors-texte ou du hors-image. Gagnant à sa manière du terrain sur les étendues noires ou blanches de l'irreprésentable, osant risquer des barrages là même où il semblait impossible de les placer, elle a su ne jamais trouver le lieu ni la formule. Son parcours fait d'avancées et de retraits, de ruptures et de recommencements, ignore l'installation dans un genre ou une forme. Détruire, dit-elle. Telle est la matière sans cadre ni clôture, le flux vivant aux rives incertaines, que les auteurs réunis dans ce livre s'efforcent d'explorer. Ils pensent que, disparu le personnage de pythie pensive et impérieuse, est venu le temps du retour aux textes, aux films - d'en mesurer l'inventivité ou la radicalité, d'en saluer la force, d'en dire la beauté.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.