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Autofiction(s). Colloque de Cerisy 2008
Burgelin Claude ; Grell Isabelle ; Roche Roger-Yve
PU LYON
24,99 €
Épuisé
EAN :9782729708344
Fruit d'une décade de Cerisy-la-Salle (été 2008), ce volume reprend et recompose les contributions et les débats de ce rendez-vous mémorable. Pour défendre et illustrer un genre souvent hâtivement décrié, l'ouvrage donne à entendre des voix contemporaines, avec des textes inédits de Georges-Arthur Goldschmidt, Camille Laurens, Catherine Cusset, Hubert Lucot, Régine Robin, Jacqueline Rousseau-Dujardin, Chloé Delaume, Philippe Forest, Philippe Vilain, Marie Darrieussecq et Serge Doubrovsky. Suivent des plongées " dans le(s) texte(s) ", lectures et analyses des pratiques de l'écriture de soi du Nouveau Roman à l'Oulipo, de Marguerite Duras à Patrick Modiano. Enfin, c'est un diptyque, " de Doubrovsky en particulier " à " l'autofiction en général ", qui permet d'embrasser tous les aspects du genre, des méandres de la terminologie jusqu'aux questions juridiques traitées par Emmanuel Pierrat.
Résumé : " Dans les multiples branches de l'arbre Perec, beaucoup de lecteurs se sont délectés à grimper ou se nicher. En voici une des racines. Elle plonge loin ? dans des terreaux que Perec n'a plus guère remués par la suite. Ce roman se trouve publié près de soixante ans après sa rédaction. L'édifice Perec est dorénavant bien connu. Il nous importe donc de mieux savoir sur quelles fondations il s'est construit. " Claude Burgelin Georges Perec (1936-1982) est aujourd'hui pilier de la littérature française du xxe siècle. L'Attentat de Sarajevo est son premier roman, retrouvé après sa mort. " Son Attentat de Sarajevo se donne des allures de thriller psychologique à la première personne : le héros, qui ressemble comme un jumeau à l'auteur, est une sorte de Cyrano. " Le Nouvel Obs
C?est à la réalisation d?un faux Condottière, le célèbre tableau du Louvre, peint par Antonello da Messina en 1475, que s?est voué depuis des mois le héros de ce livre. Gaspard Winckler est un peintre faussaire. Maître de ses techniques, il n?est pourtant qu?un simple exécutant d?un commanditaire, Anatole Madera. Comme dans un bon polar, dès la première page du livre, Winckler assassine Madera. Ce roman enquête sur les mobiles de ce meurtre dont l?une des raisons sera l?échec du faussaire à rivaliser avec le peintre de la Renaissance. La question du faux en peinture parcourt toute l??uvre de Perec, et le personnage de fiction, nommé Gaspard Winckler, apparaît aussi dans La Vie mode d?emploi et dans W ou le souvenir d?enfance. Quant au dernier roman publié du vivant de Perec, Un cabinet d?amateur (1979, "La Librairie du XXIe siècle"), il a pour sous-titre "Histoire d?un tableau". Du Condottière, Georges Perec a dit: il est le "premier roman abouti que je parvins à écrire". Dans sa préface, Claude Burgelin, rappelle qu?après le double refus, du Seuil et de Gallimard, de publier ce roman, Perec écrivait le 4 décembre 1960, à un ami: "Le laisse où il est, pour l?instant du moins. Le reprendrai dans dix ans, époque où ça donnera un chef-d??uvre ou bien attendrai dans ma tombe qu?un exégète fidèle le retrouve dans une vieille malle?" Plus d?un demi-siècle après, on va pouvoir enfin découvrir ce roman de jeunesse de Georges Perec, égaré puis retrouvé "dans une vieille malle".
« Il serait lui-même dans son tableau, dans sa chambre, presque tout en haut à droite, comme une petite araignée attentive tissant sa toile scintillante, debout, à côté de son tableau, sa palette à la main, avec sa longue blouse grise toute tachée de peinture et son écharpe violette ». Georges Perec
Résumé : "Rien que la terre. Toute la terre. Gérard Chaliand est un nomade. Cavalier rapide plutôt que pressé, sans fin il parcourt la steppe ou la savane, la forêt ou le fjord, le cap Vert ou la Terre de Feu, New York ou Bamako, Kaboul ou Buenos Aires. Passion des lieux, des paysages, des villes - de leur beauté et leur diversité. Pourtant, c'est la passion pour la guerre qui l'aura fait le plus souvent bondir aux quatre coins de la planète. Il a la passion des lieux parce qu'il aime ce qu'en a fait l'ouvre des hommes. Mais pour qu'une civilisation édifie, il faut qu'elle ait su être triomphante. Dans la guerre, par la lutte, avec du sang versé. C'est une des lois de ce monde - troublante, cruelle, absolument humaine - que Chaliand nous oblige à regarder lucidement. Il n'a rien de l'homme d'armée, soldat ou capitaine. Il aime en revanche l'odeur de la poudre, le départ des chevaux, les nuits sous la tente, l'art d'attaquer, le tranchant ou l'éclair des armes. Il aime les risques de la guerre parce qu'elle fait vivre intensément le lieu et l'instant. Partout, aujourd'hui autant qu'hier, se déroule un épisode de l'immémoriale aventure faite de batailles pour survivre, de combats contre l'oppression, de conflits pour affirmer un pouvoir. Des parties décisives ne cessent de se jouer entre les hommes et les terres, bouleversant l'histoire, bousculant la géographie, transformant le monde. Luttes sourdes, guerres mal déclarées, brasiers sous la cendre ou violents incendies. De la plus forte, la plus irrévocable des histoires humaines, Gérard Chaliand a voulu être le témoin, en dire le sens, la noblesse, la sauvagerie. [...]" Claude Burgelin.
C'est un fait, l'enseignement, et plus largement le système éducatif, constituent en France un secteur professionnel féminisé. Est-ce à dire que femmes et hommes connaissent les mêmes évolutions de carrière dans ce domaine ? C'est la question que pose Gilles Combaz dans cet ouvrage. Pour y répondre, le sociologue s'intéresse à trois fonctions : les directeurs/trices d'établissements dans le premier degré, les inspecteurs/trices du premier degré, les directeurs/trices d'établissements du second degré. Mobilisant les statistiques nationales existant sur le sujet et réalisant des entretiens complémentaires pour affiner son propos, Gilles Combaz scrute ces postes à travers trois thématiques clés : le recrutement, la mobilité, l'avancement. Ses conclusions sont claires : au-delà d'une féminisation réelle des fonctions d'encadrement de l'éducation nationale et si, en deux décennies, les écarts se sont considérablement réduits, des inégalités demeurent cependant entre femmes et hommes dans l'accès aux postes à responsabilités et dans le déroulement des carrières. Toute l'analyse de Gilles Combaz vise à révéler comment sont produites ces inégalités.
En 2008, une enquête sociologique révélait qu'en France, un tiers des hommes et un quart des femmes avaient déjà trompé leur conjoint.e. Les amours clandestines constituent ainsi le quotidien de millions de personnes. Dans une enquête initiale (Amours clandestines. Sociologie de l'extraconjugalité durable, 2016), Marie-Carmen Garcia recueillait la parole de ces hommes et de ces femmes adultères et faisait de l'infidélité conjugale un objet sociologique. Dans cette " nouvelle enquête ", elle se penche sur des thèmes renouvelés comme la naissance d'un enfant, la famille, l'argent... et adopte une approche délibérément féministe pour comprendre les formes de domination en action dans les couples illégitimes.