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L'Argilète N° 1 : Comment évaluer un texte littéraire ?
Bureau Marie-Pia
HERMANN
33,66 €
Épuisé
EAN :9782705668327
L'Argilète est conçue pour offrir une tribune aux artistes, écrivains, poètes, philosophes et intellectuels de tous bords, mettant de la sorte en dialogue des pensées et des esthétiques diverses voire opposées. L'Argilète se veut le média où on récolte des points de vue et des regards divers sur la littérature et les arts". Arthur COHEN Extrait de l'Edito in L'Argilète, n°1. Les contributions : "Les Visites du comte de Luxe" par Guillaume de Sardes ; "Le paradoxe de l'évaluation ou Peut-on porter un jugement de valeur en littérature ? " par Arthur Cohen ; "La valeur littéraire au théâtre" , Entretien avec Marie-Pia Bureau ; "L'écriture : l'autre corps visible" par Eric Chevillard ; "L'inévaluable" par Yannick Haenel ; "La valeur d'une oeuvre consiste à faire le vide" par Pierre Jourde ; "La vérité comme valeur" par Cayherine Millet ; "La littérature comme expérience intérieure" par Richard Millet ; "La beauté singulière" par Yann Moix ; "Le respect du lecteur" par Jean-Claude Perrier ; "L'esthétique de l'intensité" par Guillaume de Sarde ; "Savoir admirer" par Josyane Savigneau ; "La grandeur, l'humilité créatrice et la reconnaissance du temps" par Philippe Sollers ; "L'invention d'une langue" par Amos Oz ; Gros plan sur un artiste contemporain "Jongmyung Hwang" par Guillaume Sardes ; Lectures "Cavalcade érotique au coeur de l'Europe. Une lecture de Prolongations d'Alain Fleischer" par Marc-André Allard ; "Plonger dans l'origine. Une lecture du Boutès de Pascal Quignard" par Daphné Pulliat ; "La fantaisie des Lumières libertines. Une lecture de La Guimard de Guy Scarpetta" par Sébastien Hubier ; "Frères inhumains. L'énigme du mal chez NormanMailer et Jonathan Littell" par Jordi Grau ; "La mécanique des coeurs. Une lecture de Les Moustaches de Staline de François Cérésa" par Roman Klonowski.
La figure de l'artiste tiraillé entre la création et les contingences d'un travail alimentaire n'épuise pas la réalité de la pluriactivité dans les mondes de l'art et de la culture. Aujourd'hui, vivre de son art implique souvent de vivre aussi grâce à l'art, en tant qu'enseignant, administrateur, technicien, animateur d'atelier, médiateur ou critique, voire comme chercheur en sciences sociales. Mais quel est le sens et la portée de cette diversification? En quoi est-elle un régulateur des marchés du travail artistique? Revêt-elle les mêmes formes d'une discipline artistique à l'autre? Y a-t-il complémentarité ou concurrence entre les activités que les professionnels tentent de mener de front? Voici quelques unes des questions auxquelles les contributions de cet ouvrage collectif, fruit d'un séminaire organisé par le Centre d'études de l'emploi entre 2003 et 2006, tentent de répondre. Que ce soit dans la musique, la danse, le théâtre ou les arts plastiques, les compétences créatrices se révèlent insuffisantes pour l'exercice d'un métier artistique. Depuis vingt ans, les artistes investissent massivement la formation, la médiation et le travail social, ces champs du "travail sur autrui" où la concurrence est rude. Désormais, l'enjeu est sans doute dans la définition des nouveaux faisceaux de tâches qui constituent les métiers d'artistes et dans leur reconnaissance par les acteurs sociaux. Biographie de l'auteur Marie-Christine Bureau, socio-économiste, est chargée de recherches CNRS. Ses travaux réalisés au Centre d'études de l'emploi portent sur la mise en oeuvre de l'action publique dans le domaine de l'emploi, de l'insertion professionnelle et de l'action culturelle. Elle poursuit ses recherches au Laboratoire interdisciplinaire de sociologie économique (Lise) du Cnam. Marc Perrenoud, sociologue et ethnologue, est chercheur au LISST-CERS, Université Toulouse 2 le Mirail. Il est également musicien. Ses recherches en anthropologie sociale se situent à l'interface du domaine des arts et de la culture et de celui du travail et des professions. Roberta Shapiro est sociologue, chargée de recherche au Laboratoire d'anthropologie et d'histoire de l'institution de la culture et chercheure associée au Centre d'études de l'emploi.
Bureau Louis-Marie ; Esteves Olivier ; Balci Bayra
Elu "intellectuel public le plus influent du monde" par le magazine Foreign Politicy, Fethullah Gülen reste une figure peu connue en France. Ce leader religieux installé aux Etats-Unis est à l'origine du "mouvement Gülen", nébuleuse aux moyens d'action considérables et jouant un rôle majeur dans plusieurs pays musulmans. Les écrits de son fondateur ont largement contribué à cette réussite. Puisant autant à la philosophie islamique qu'à l'histoire politique turque, Gülen prône un rapport décomplexé des musulmans à la modernité, perçue comme le meilleur moyen de faire triompher un islam rigoureux. Pour la première fois en France, un ouvrage analyse les fondements de la pensée de Fethullah Gülen. Sa lecture est précieuse pour comprendre les ressorts d'un "islamisme modéré" alliant religiosité et développement économique, qui marque la Turquie contemporaine et inspire aujourd'hui les gouvernements issus des révolutions arabes.
Biographie de l'auteur En un quart de siècle, Anne-Marie Desplat-Duc a publié une soixantaine de romans dont beaucoup ont été primés. Rien de surprenant quand on sait que sa passion est l'écriture et qu'elle y consacre tout son temps. Comme elle aime les enfants, c'est pour eux qu'elle écrit des histoires qui finissent bien.
Dans son livre L'âme désarmée, essai sur le déclin de la culture générale, le philosophe Allan Bloom écrivait : "La question qui se pose à tout jeune être humain : "Qui suis-je ? " et le besoin puissant de se conformer à l'impératif de l'oracle de Delphes : "Connais-toi toi-même" qui est congénital en chacun de nous, signifient en premier lieu : "Qu'est-ce que l'homme ? "... La culture générale donne accès à ces réponses, dont plusieurs vont à l'encontre de notre nature et de notre époque. L'homme pourvu de culture générale est capable de ne pas s'en tenir aux réponses faciles... Il est certes ridicule de croire que ce qu'on apprend dans les livres représente l'alpha et l'oméga de l'éducation, mais la lecture est toujours nécessaire, en particulier à une époque où les exemples vivants de valeurs élevées sont rares". Inscrits dans la foulée de cette réflexion, Thomas De Koninck, Joseph Facal, Mathieu Bock-Côté et Louis-André Richard, professeurs engagés au service de l'éducation libérale, tentent de comprendre les chemins menant à une culture générale signifiante. Nous proposons, en songeant à la course effrénée des penseurs de l'école pour adapter celle-ci aux besoins immédiats du monde du travail ou aux tendances sociétales du moment, d'interroger les modalités de l'éducation supérieure : Remplit-elle son mandat ? Favorise-t-elle un milieu privilégié d'éducation libérale ? Qu'en est-il aujourd'hui de l'idée d'université ?
Les technologies visant à augmenter les capacités physiques et psychologiques des soldats ont toujours fait partie intégrante de l'histoire militaire. Toutefois, les recherches actuelles n'ont plus rien à voir avec les expériences du passé, à tel point qu'il est désormais possible de parler d'une révolution de la condition humaine qui mènera à plus ou moins brève échéance à une situation où les guerres du futur seront menées par des "super soldats". Cette possibilité, qui est de plus en plus réelle et inévitable, mais qui demeure étonnamment négligée par les éthiciens, ouvre la porte à une série de questions fondamentales : ces technologies sont-elles moralement problématiques ? Si elles sont permises, en vertu de quels critères est-il possible de distinguer celles qui sont acceptables de celles qui ne devraient pas être tolérées ? Ces innovations vont-elles enfreindre les principes moraux de la "guerre juste" ? Quels devraient être les paramètres éthiques du développement de ces technologies ? Ce premier ouvrage en langue française sur le soldat augmenté cherche à répondre à ces questions. Refusant d'adopter un point de vue manichéen sur cette question, Jean-François Caron explique que les nouvelles technologies d'augmentation entraînent un dilemme moral important. D'un côté, elles peuvent être interprétées comme une obligation morale de la part de l'armée à l'égard des soldats. De l'autre, elles peuvent également entraîner des violations des règles de la guerre. A la lumière de cette tension, l'auteur propose une vision nuancée des tenants et aboutissants de ces technologies militaires et suggère un cadre éthique original permettant de délimiter leur développement et leur utilisation.
Cénat Jude Mary ; Cyrulnik Boris ; Dérivois Daniel
Même si, avec plus de 200 000 morts et des dizaines de milliers de blessés, le séisme du 12 janvier 2010 a déjà suscité nombre de réflexions sur l'histoire et la population haïtiennes, on a rarement l'occasion de lire des témoignages aussi poignants ainsi qu'une fine analyse des traumatismes et de la résilience des survivants. Tout le monde s'en souvient : isolés, sans abri, sans nourriture, débordés par la dévastation et dans l'attente des secours, les insulaires ont vécu parmi les morts et avec les morts pendant de nombreuses semaines. Ces témoignages de survivants nous font précisément entrer dans cet enfer, dans le récit d'une souffrance insupportable, mais qui refuse toute attitude condescendante. Par-delà blessures et amputations, le dialogue avec l'auteur laisse lentement apparaître les voies salutaires de la résilience, une sortie proprement humaine vers la vie, comme une renaissance que donne en partage le peuple haïtien à l'humanité entière. Cela nous donne un ouvrage touchant, rigoureux et engagé. Un ouvrage édifiant.
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.