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CONSIDERATIONS SUR L'HISTOIRE UNIVERSELLE
BURCKHARDT JACOB
ALLIA
18,50 €
Épuisé
EAN :9782844850744
L esprit humain ne peut juger le passé en toute liberté qu'avec le recul du temps. C'est ce phénomène pendulaire de décomposition et de reconstruction qui engendre la " réalité historique " avec sa complexe diversité, ses déguisements, sa liberté et sa contrainte ; elle prend parfois le visage de la foule, parfois celui de l'individu ; son humeur oscille de l'optimisme au pessimisme ; elle crée et détruit les Etats, les cultes, les civilisations ; tantôt, s'abandonnant à des impulsions et à la fantaisie, elle est un lourd mystère pour elle-même, tantôt elle est soutenue et accompagnée par la seule réflexion, bien que hantée, certains jours, par des pressentiments de ce qui s'accomplira dans un avenir lointain. Nous devons arriver à contempler toute cette réalité à laquelle, du seul fait de vivre à une certaine époque, nous fournissons inévitablement notre contribution passive. JACOB BURCKHARDT
Résumé : A la mort d'Alexandre, son empire tombe en proie à d'innombrables intrigues, ruses et alliances : généraux et roitelets se partagent les terres au gré des victoires et des défaites. Parmi ceux-ci se détache Démétrios Poliorcète, fils du diadoque Antigone, qui prend la tête d'une armée pour la première fois à vingt ans, s'empare d'Athènes, de Chypre et de Mégare, installe de monstrueuses machineries de guerre, hésite entre l'efféminement du plaisir et la violence des armes, devient finalement une sorte de double ombreux d'Alexandre. C'est cette destinée glorieuse que vient contrarier la Tyché, la Chance ou la Fortune ; et par "un de ces revirements qui rendirent sa destinée proverbiale" , le sort le dépouille de tout, lui révèle la profonde vacuité du pouvoir et le laisse stupide, peut-être heureux, buvant et jouant aux dés, à Apamé, en Syrie : lieu fameux pour une réserve d'éléphants sur lesquels, ponctue placidement Jacob Burckhardt, "la magie de Démétrios n'avait aucune prise" .
Vous souvenez-vous de votre dernière promenade ? La dernière fois que vous avez pris le temps de marcher, et d'observer ce qui vous entoure ? Le sociologue Lucius Burckhardt est l'un des premiers à remarquer, dans les années 1970, que la relation à notre environnement est en pleine mutation. Son intuition alors visionnaire est plus que jamais avérée aujourd'hui, alors que les nouvelles technologies et la crise écologique bousculent notre rapport au dehors. Avec la promenadologie, approche esthétique et sociologique de la promenade, l'auteur entend refonder notre compréhension du paysage et de l'espace urbain, afin d'en saisir la diversité et la beauté. Un livre fondateur qui prend la forme d'une expérience éthique et nous aide à affiner notre regard sur le monde que l'on habite.
Peut-on concilier variété des désirs individuels et quête universelle du bonheur ? Y aurait-il un dénominateur commun aux désirs de chacun ? Peut-on imaginer des principes nous permettant de bien vivre ? Spinoza distingue d'emblée actions, portées par la raison, et passions, contraintes depuis l'extérieur. Parce qu'indépendantes de notre seule volonté, les passions sont généralement mauvaises. Le libre examen et l'intelligence confèrent au contraire à l'homme une puissance d'agir, garantie de son bien-être. Il faut donc oeuvrer à parfaire ses facultés d'entendement. D'un même allant, être de nature, l'homme ne peut faire fi des contingences extérieures, et encore moins d'autrui. Spinoza expose les fondements de la sociabilité humaine, vertu à laquelle accéder par l'exercice de la raison.
Simone Weil (1909-1943) est engagée dès 1927 dans le syndicalisme révolutionnaire. Elle rejoint le monde ouvrier en 1934-1935 pour vivre sa condition, soutient le Front populaire, participe à la guerre d?Espagne, rallie enfin la Résistance et meurt en Grande-Bretagne en laissant une masse d?écrits inédits dont sa Note sur la suppression générale des partis politiques. Pour que le peuple vive dans la justice et la vérité qui ne peuvent être qu?une, deux grandes conditions sont requises selon elle : l?absence de passion collective et la possibilité d?exprimer une pensée sur les problèmes fondamentaux de la vie publique. Or, les partis politiques comme les Églises s?opposent systématiquement à cette double exigence. Ayant un dogme, ils fonctionnent sur la base de la discipline et leur seul mobile réside dans leur propre développement. Autrement dit, ils sont " décerveleurs ", d?où l?urgence de supprimer les partis qui enferment le peuple dans le danger manichéen du pour et du contre et qui l?empêchent de penser par lui-même.