Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La drôle de guerre des sexes du cinéma français (1930-1956). Edition revue et augmentée
Burch Noël ; Sellier Geneviève ; Perrot Michelle
L'HARMATTAN
42,50 €
Épuisé
EAN :9782343168586
La Drôle de guerre des sexes du cinéma français (1930-1956) propose une approche radicalement nouvelle du cinéma classique, inspirée par les études de genre. Les auteur.e.s constatent que les représentations des rapports sociaux et des identités de sexe sont marquées par de fortes ruptures, entre les années Trente, l'Occupation et l'après-guerre. On passe d'une relation de domination entre un homme d'âge mûr et une très jeune fille à un nouveau type féminin actif et autonome face à des patriarches défaillants ou indignes. Après la Libération va se déchaîner une violente misogynie qui s'exprime par un type récurrent de garce diabolique qui utilise son intelligence et sa beauté pour détruire les hommes. Puis, en 1956, la bombe BB explose, imposant un nouveau paradigme d'émancipation féminine. L'analyse de la production de chaque période dans toute sa diversité (dont la quasi-totalité des 220 films réalisés sous l'Occupation) permet de sortir de l'oubli nombre de films remarquables un peu vite enterrés par la Nouvelle Vague.
Depuis une trentaine d'années, la nouvelle critique anglaise et étasunienne réexamine de fond en comble les classiques du cinéma hollywoodien. En s'appuyant sur les "cultural studies" d'origine britannique et les théories féministes, elle situe ces films dans l'histoire des mentalités - et met ainsi en valeur leur richesse textuelle et leur ambiguïté. L'auteur traduit et présente ici 12 articles choisis parmi les plus représentatifs de cette nouvelle critique.
Il n'y a vraiment de beau que ce qui ne peut servir de rien ; tout ce qui est utile est laid... L'endroit le plus utile d'une maison, ce sont les latrines" (Théophile Gautier). "L'esthétique a été inventée autant pour se tenir à distance de la réalité, se protéger d'elle, que pour approcher de plus près cette réalité" (Christa Wolf). Voici une critique d'ensemble des idéologies réactionnaires - avant-gardisme obscurantiste, misogynie, mépris de la culture de masse - qui déterminent largement la pensée universitaire des dits "intellectuels".
Pierre Kast, ancien résistant proche des communistes, co-fondateur des Cahiers du cinéma, est un cinéaste et un intellectuel à part dans la période d'après-guerre. Animé par un libertarisme féministe, il dénonce inlassablement le caractère réactionnaire du cinéma hollywoodien comme de la plupart des films de ses compatriotes. Mais dans ces années de guerre froide, il se bat aussi contre le sectarisme stalinien des positions culturelles du PCF. Auteur d'une douzaine de longs métrages de fiction, et d'un nombre important de documentaires remarquables pour le cinéma et la télévision, il est aussi un infatigable critique et commentateur du cinéma de son époque. C'est cet aspect de son oeuvre que cet ouvrage ambitionne de mettre en lumière, à travers une sélection de ses textes les plus originaux : critiques, manifestes, entretiens, hommages à Jean Grémillon, Roger Vailland, Preston Sturges...
C'est l'histoire d'un adolescent californien, petit bourgeois hyper-protégé, qui s'est amouraché du cinéma français dans les salles obscures new-yorkaises, une chimère qu'il prit pour la France... Puis il s'est laissé emporter, dans le Paris d'après-guerre, par les vents du hasard et de la misère. Partant d'un apolitisme militant, ne comprenant pas plus son pays d'adoption avec ses dernières guerres coloniales que "le cauchemar climatisé" de ses origines, il s'est longtemps complu dans l'esthétique formaliste des milieux littéraires, musicaux et cinéphiles qu'il fréquentait. Un quart de siècle plus tard, 68 étant passé par là, il épousera les causes les plus mal vues par les amis de sa jeunesse : communisme, féminisme, "sociologisme"... Le tout sous le regard stimulant des femmes...
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.