Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Les hommes de proie
Bunker Edward
RIVAGES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782743602598
Troy Augustus Cameron se sentait parfaitement justifié à être voleur. Le fondement même de sa justification était la conviction qu'il n'avait nul besoin de se justifier. Dostoïevski, par la voix d'Ivan Karamazov, l'avait énoncé de manière succincte : s'il n'est pas de Dieu, alors toutes choses sont permises. Trois hommes, tous anciens taulards ayant fait leurs classes ensemble depuis la maison de correction jusqu'au pénitencier de San Quentin, décident de renouer avec le crime sous le commandement de Troy. Ce dernier a l'idée de s'attaquer aux gangsters et aux trafiquants de drogue pour leur voler argent et cocaïne, en partant d'un postulat simple : des hors-la-loi n'iront jamais mêler la police à leurs affaires. La description que fait Bunker des rapports entre Troy et ses deux compagnons, Diesel et Mad Dog, a la force d'un constat clinique auquel vient se greffer, en contrepoint, une analyse puissante des aberrations du système judiciaire américain. Tous les protagonistes de cette histoire sont en marge d'une société qu'ils refusent parce qu'elle ne permet pas le rachat de la faute. Ce pourrait être une vision simplement cynique et désabusée, ce n'est pas le cas. Parce qu'il a crée des personnages humains, soudés par une amitié aussi intense qu'incongrue, Bunker fait passer un souffle tragique dans ce roman.
Résumé : En liberté conditionnelle, Max Dembo essaie de reprendre une existence normale. Mais la réinsertion est une gageure quand on sort de prison. Rejeté par la société, il est aussi irrésistiblement attire par les bas-fonds de Los Angeles, milieu ou il a toujours vécu. Violent, incontrôlable, il replonge dans la criminalité. Monument de la littérature carcérale, hyper-realiste, en partie autobiographique, aucune bête aussi féroce est également un modèle d'analyse de la psychopathologie criminelle. Ce roman, qui a fait connaître Edward Bunker, a été adapté au cinéma sous le titre le récidiviste, avec Dustin Hoffmann.
Résumé : Six longues nouvelles représentatives de l'oeuvre de Bunker : réflexion sur l'univers carcéral et les moeurs impitoyables de cette "fabrique d'animaux", sur le racisme et la peine de mort, sur la fatalité. Une écriture sèche et comportementaliste, quasi documentaire, avec un sens du tragique qui fait de tous ses romans et nouvelles des oeuvres poignantes et révoltées.
Tout juste sorti du pénitencier de San Quentin où il vient de purger une peine de douze ans, Troy retrouve deux anciens compagnons de détention, l'ex-boxeur Diesel Carson et Mad Dog, un paranoïaque violent et impulsif. Les trois hommes vont s'associer pour un coup que Troy a longuement médité en prison : dépouiller des trafiquants de drogue de leur marchandise. Un moyen sûr de se faire beaucoup d'argent sans prendre trop de risques car, selon Troy, jamais des criminels n'iront mêler la police à leurs affaires... Après Aucune Bête aussi féroce, La Bête contre les murs et La bête au ventre, Edward Bunker signe avec ce quatrième roman une oeuvre authentique où l'emprisonnement, le vol et le crime sont dépeints avec hargne et acharnement. Troy, miroir de l'auteur, dont la seule ambition est de vivre hors-la-loi, est malgré lui réduit à en subir les règles. Troy, Diesel et Mad Dog sont des personnages de tragédie que les prisons fabriquent à la chaîne. L'oeuvre littéraire de Bunker est traversée par cette unique obsession : l'absurdité du système judiciaire américain. --Nicolas Mesplède
Alex est né sous une mauvaise étoile. Sa mère l'a abandonné et son père a dû le confier à des foyers d'adoption, écoles militaires et autres pensionnats. Commence alors pour lui "Le cycle des laideurs, des tumultes et des larmes", qui l'amènera, de révoltes en évasions, à connaître la répression sous toutes ses formes. Encore adolescent, Alex est déjà un "Taulard" endurci qui vit la bête au ventre et la rage au coeur. La bête au ventre conclut la trilogie commencée avec aucune bête aussi féroce et la bête contre les murs. Edward Bunker y analyse le processus qui conduit la société à se fabriquer les criminels qu'elle mérite. "La bête au ventre est le plus beau livre d'Edward Bunker. Un authentique chef-d'oeuvre de notre littérature."
«Malgré son poids, american tabloid tient de l'épure, tant il semble que l'auteur ait taillé à la serpe dans un manuscrit que l'on imagine colossal. Plein comme un oeuf, american tabloid requiert une attention de tous les instants : une simple ligne parcourue d'un oeil distrait, et c'est une conspiration, un retournement de veste ou un cadravre qui risquent d'échapper au lecteur. Il n'en fallait pas moins pour passer au scalpel les mille jours de l'administration Kennedy et dresser le tableau dantesque des cinq ans qui courent de novembre 1958 au 22 novembre 1963 à Dallas...».
L'Amérique se remet difficilement des soubresauts de la Première Guerre mondiale. De retour d'Europe, les soldats entendent retrouver leurs emplois souvent occupés par des Noirs en leur absence. L'économie est ébranlée, le pays s'est endetté et l'inflation fait des ravages. La vie devient de plus en plus difficile pour les classes pauvres, en particulier dans les villes. C'est sur ce terreau que fleurissent les luttes syndicales, que prospèrent les groupes anarchistes et bolcheviques, et aussi les premiers mouvements de défense de la cause noire. En 1918, Luther Laurence, jeune ouvrier noir de l'Ohio, est amené par un étonnant concours de circonstances à disputer une partie de base-ball face à Babe Ruth, étoile montante de ce sport. Une expérience amère qu'il n'oubliera jamais. Au même moment, l'agent Danny Coughlin, issu d'une famille irlandaise et fils aîné d'un légendaire capitaine de la police de Boston, pratique la boxe avec talent. Il est également chargé d'une mission spéciale par son parrain, le retors lieutenant McKenna, qui l'infiltre dans les milieux syndicaux et anarchistes pour repérer les "fauteurs de troubles" puis les expulser du territoire américain. A priori Luther et Danny n'ont rien en commun. Le destin va pourtant les réunir à Boston en 1919, l'année de tous les dangers. Tandis que Luther fuit son passé, Danny cherche désespérément le sens de sa vie présente, en rupture avec le clan familial. Dans une ville marquée par une série de traumatismes, une ville où gronde la révolte, la grève des forces de police va mettre le feu aux poudres...Après la série Kenzie-Gennaro, Mystic River et Shutter Island, Dennis Lehane s'attaque au défi de raconter la naissance de l'Amérique moderne sous la forme d'une flamboyante épopée. Noir et social, lyrique et intimiste, Un pays à l'aube démontre que Lehane est l'une des voix majeures du roman américain contemporain.
Philosophe et poète, Emerson (1803-1882) fut le chef de file du mouvement transcendantaliste. Il fut le maître de Thoreau et, plus largement, le plus éminent représentant d'une tradition américaine de recherche de l'harmonie entre l'homme et la nature. Envisageant les différents territoires de l'existence (la vieillesse, la vie domestique...), Société et solitude propose les fondements d'une véritable sagesse moderne.
Les 36 Stratagèmes est un livre mystérieux. La légende veut que le mince opuscule émanant du milieu des sociétés secrètes antimandchoues de la fin des Ming, sur lequel s'appuient toutes les éditions, exégèses et traductions modernes, ait été, après une longue éclipse, redécouvert en 1941 chez un libraire de Chine du Nord. Par la suite, l'ouvrage devait connaître de multiples tirages et devenir l'un des traités militaires les plus lus de la planète, avec L'Art de la guerre, de Sun Tzu. Ce manuel peut être aussi utile dans toutes les situations de conflit auxquelles chacun de nous doit faire face.