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Le Manoir
Bülow Katharina von ; Pilhion Sylvain ; Roëls Clau
CERF
13,00 €
Épuisé
EAN :9782204078962
Le Manoir est le récit d'une enfant de sept ans. Nous sommes en 1944. Le père, diplomate, a installé la famille dans le manoir familial à 150 km de Berlin pour soustraire les siens aux bombardements de la capitale. Le monde du manoir est paisible. La guerre se déroule au loin. L'enfant y vit avec ses deux s?urs, sa mère, son père, passionnément aimé, sa gouvernante, la cuisinière et un chauffeur bulgare. Le monde semble un lieu d'enchantement, protégé de la barbarie extérieure. Arrive le jour où, brusquement, l'armée russe fait irruption, à minuit. En quelques jours, le manoir se transforme en un lieu angoissant. Le père est absent, la mère est menacée. Celle-ci décide de fuir avec ses filles et la gouvernante. Vient alors le récit de la fuite devant l'armée soviétique: les marches forcées, les nuits à la belle étoile, la peur d'être déportées, la faim, le froid, le manque, terrible, du père. Une épopée de trois mois qui s'achève aux portes d'un Berlin en ruines. Pendant cette odyssée, l'enfant, pour survivre, s'enferme dans son monde, joue avec la vieille langue allemande que sa grand-mère lui a apprise et tente de laisser sur la route, derrière elle, les mots de cette langue oubliée dans l'espoir que le père les trouve, un jour; des mots "doux" qui tenteront de dire l'ineffable et l'horrible: le viol d'une mère, les cadavres au bord des routes. Un récit poignant écrit dans une langue d'avant la barbarie.
Une jolie petite villa, quelque part en France. Une famille aisée y mène une vie bourgeoise et tranquille. Soudain la guerre fait irruption et transforme leur existence idyllique en cauchemar. Nelly, la fille aînée de Monsieur et Madame la Conseillère, refuse de fuir avec les siens devant la furie des soldats de l'armée ennemie. Elle restaurera et gardera intacte la villa, ce lieu sacré de son enfance jusqu'à ce que le destin en décide autrement.
Les fouilles internationales menées au Mons Claudianus avec la collaboration de l'Ifao (1987-1993) ont livré plus de 9000 ostraca, la plupart en grec. Les textes réunis dans ce quatrième volume de la série qui leur est consacrée datent tous du IIe siècle apr. J.-C. Ils concernent essentiellement les aspects techniques et l'administration quotidienne du travail dans les carrières: listes d'affectation des ouvriers aux différents chantiers, bordereaux de distribution de matériel, textes relatifs à l'entretien des outils par les forgerons, correspondance administrative où se remarque un petit lot de brouillons de lettres dans lesquelles la communauté des ouvriers indigènes notifie au procurator Caesaris l'achèvement de commandes impériales. Trois annexes complètent l'édition des ostraca: un lexique des termes techniques (parmi lesquels on relève de nombreux hapax), une évaluation des effectifs à l'œuvre dans les carrières et une étude sur le transport des blocs jusqu'à la vallée du Nil. Sauf exception, tous les ostraca sont reproduits. Avec Mons Claudianus, Survey and Excavations I. Topography and Quarries, David Peacock et Valerie Maxfield avaient restitué le travail dans les carrières d'après les données de l'archéologie. Les textes apportent sur le même sujet un éclairage différent et complémentaire.
De la candeur danoise à la déchéance du trottoir, du pavé lausannois au salon de massage, Marianne couche sa vie sur le papier pour vous narrer, dans un récit empreint de résilience et d'humilité, le parcours d'une combattante dans un milieu encore tabou et comment elle s'est relevée...
Résumé : Alors qu'elle travaille à un nouveau livre, Lieve Joris apprend que son frère Fonny est dans le coma après un accident de voiture. Enième épisode du drame familial tissé autour de la trajectoire de cet aîné magnétique et tourmenté qui, par ses égarements et son énergie (auto)destructrice, a toujours occupé une place à part. Mue par le besoin d'écrire ce nouveau bouleversement, peut-être pour conjurer les distances, les tensions, les manquements, l'auteur décide de consigner les conversations, visites et péripéties occasionnées par l'événement, qui mobilise toute la famille ? un véritable grand huit émotionnel. En contrepoint du récit de ce rassemblement au chevet du blessé, elle livre ses souvenirs d'enfance dans la commune flamande de Neerpelt, esquissant les étapes de son itinéraire, amorcé comme une évasion. Et convoque également les histoires que lui a transmises sa grand-mère, notamment le destin de ses oncles missionnaires, figures tutélaires de sa jeunesse. Avec lucidité et courage, Lieve Joris, qui n'a cessé d'arpenter des contrées lointaines pour recueillir et transcrire la parole de l'autre, s'aventure ici sur le territoire de l'intime, portant son regard clair sur son propre cheminement ? un retour sur ses racines après une vie de voyages.
Résumé : Une femme quitte la chambre où son amant continue à dormir et descend à la cuisine. Elle commence à préparer un gâteau, au milieu de la nuit, et ses pensées s'évadent, la ramènent à sa rencontre avec Ton, quelques années plus tôt, et à cette attraction immédiate entre eux. Les images d'une sortie en patins à glace sur les canaux gelés lui reviennent en mémoire, sans doute le moment qui avait scellé leur histoire d'amour ; elle repense aussi à sa décision de s'installer à la campagne avec lui, dans cette maison où elle vit encore à présent. Car Ton, malgré de brillantes études de droit, croit qu'il sera plus heureux en reprenant la pépinière de ses parents. Deux ans plus tard, il se suicide dans une des serres... La narratrice décide de rester, devient l'institutrice du village. Elle se met à rencontrer d'autres hommes, grâce à des petites annonces. Elle les fait venir chez elle, mais après avoir fait l'amour, elle ne parvient pas à dormir avec eux... Au premier regard est le récit d'une épiphanie, ou d'une acceptation. La voix d'une femme qui assume sa sexualité, et qui essaie de faire la paix avec son passé, afin de faire cohabiter le souvenir d'un grand amour et le besoin d'avancer. Le charme du livre de Margriet de Moor tient à cette alliance entre sensualité et réflexion, ainsi qu'à une langue musicale d'une grande beauté qui explore les méandres de l'âme humaine avec une clairvoyance rare.
Bernhard Schlink, né en 1944 près de Bielefeld, est juriste. Il est l'auteur de nouvelles et de romans traduits dans le monde entier, et du succès international Le liseur (1996), adapté au cinéma par Stephen Daldry.4e de couverture : L'est de l'empire allemand à la fin du XIXE siècle. Olga est orpheline et vit chez sa grand-mère, dans un village coupé de toute modernité. Herbert est le fils d'un riche industriel et habite la maison de maître. Tandis qu'elle se bat pour devenir enseignante, lui rêve d'aventures et d'exploits pour la patrie. Amis d'enfance, puis amants, ils vivent leur idylle malgré l'opposition de la famille de Herbert et ses voyages lointains. Quand il entreprend une expédition en Arctique, Olga reste toutefois sans nouvelles. La Première Guerre mondiale éclate, puis la Deuxième. À la fin de sa vie, Olga raconte son histoire à un jeune homme qui lui est proche comme un fils. Mais ce n'est que bien plus tard que celui-ci, lui-même âgé, va découvrir la vérité sur cette femme d'apparence si modeste. Bernhard Schlink nous livre le récit tout en sensibilité d'un destin féminin marqué par son temps. À travers les décennies et les continents, il nous entraîne dans les péripéties d'un amour confronté aux rêves de grandeur d'une nation.
En trois tableaux et trois voyages, ce roman dessine des itinéraires italiens, loin des sentiers battus. Le premier trajet qu?emprunte la narratrice, seule, avait été planifié à deux. Mais M., l?être aimé, est décédé deux mois plus tôt. Nous sommes en janvier, et les brumes enveloppent les collines autour d?Olevano, près de Rome, où une maison avait été louée par le couple. La narratrice a emporté quelques vêtements du défunt, mais on lui dérobe la valise juste avant son arrivée. Elle essaie de prendre ses marques malgré tout, se promène dans les oliveraies, va jusqu?au cimetière de la petite commune, se renseigne sur les gens enterrés sur place. Un autre souvenir d?Italie lui revient. Elle est adolescente, son père est amoureux de la langue italienne et du pays. Une effrayante dispute entre ses parents précède alors un incident sur la plage, quand le père nage si longtemps et si loin de la côte que tout le monde le croit noyé. La petite fille pense qu?elle devra rester en Italie et se débrouiller avec les quelques mots que le père lui a appris? Puis la narratrice adulte entreprend un autre voyage en explorant la région du delta du Pô. Elle cherche le jardin des Finzi-Contini à Ferrare, longe des canaux déserts et découvre des stations balnéaires abandonnées. Elle visite une nécropole étrusque, et devant les mosaïques de Ravenne, repense à son père et à ses explications.Les choses rapportées, les anecdotes et péripéties se déploient sous nos yeux dans des nuances infinies pour dire les couleurs, les odeurs d?un bosquet, d?une colline, d?une plage, d?un canal, d?un olivier, du ciel. En creux, ce texte d?une infinie richesse, sublimant les paysages et les lieux traversés par une langue inouïe de précision, raconte le deuil, l?absence et l?amour.Traduit de l'allemand par Olivier Le LayNotes Biographiques : Esther Kinsky est née en 1956. Traductrice renommée en Allemagne, notamment de poésie anglo-saxonne, elle a longtemps vécu à Londres, puis séjourné en Europe Centrale et en Italie. Parmi les nombreuses distinctions qu?elle a reçues, citons le Prix Paul Celan et le Prix Franz Hessel, et, pour Bosquet, le prestigieux Prix de la Foire de Leipzig. La traduction de son roman La Rivière chez Gallimard en septembre 2017 lui a valu un accueil enthousiaste.