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Droit de Cité pour les femmes
Bulot Christine ; Poggi Dominique
ATELIER
18,30 €
Épuisé
EAN :9782708237360
Les femmes des cités de banlieue sont de plus en plus nombreuses à ne plus vouloir subir et se taire. Cet ouvrage, réalisé grâce à la participation de quatre-vingts femmes de l'est du Val-d'Oise, est un véritable livre référence rassemblant les paroles des femmes des quartiers, leurs problèmes mais aussi leur formidable envie de participer aux décisions qui les concernent. Quand les femmes des quartiers prennent la parole, elles brisent des silences enfouis, font surgir une force de libération insoupçonnée, dénoncent les incohérences politiques incapables de traiter ensemble l'emploi, les transports, les gardes d'enfants et l'aménagement urbain. Elles mettent le doigt sur le tragique oubli dans lequel ont été reléguées les jeunes filles. Au fil des pages, le lecteur découvre les grandes souffrances subies et l'extraordinaire créativité qui surgit quand des professionnels de la ville acceptent de croiser leur savoir avec les habitants. D'une grande lisibilité, ce livre défait le cliché selon lequel les femmes des banlieues les plus pauvres sont dépourvues de ressources et d'idées. Il décrit avec précision, au travers d'un récit, les méthodes et les propositions à mettre en ?uvre pour que les femmes exercent pleinement leur droit de Cité.
Cléder Jean ; Blot-Labarrère Christiane ; Dugast F
Dix après la mort de Duras, sous la direction de Jean Cléder, Christiane Blot-Labarrère, Francine Dugast, Michael Lonsdale et Dominique Noguez tentent d'envisager son oeuvre dans son ensemble, suivant un parcours conduisant de la littérature au cinéma. Le livre interroge les enjeux des textes et des films de Marguerite DURAS en essayant de multiplier les angles d'approche : inscription dans l'histoire, problèmes du récit, questions de style, passage au cinéma.
Bulot Thierry ; Veschambre Vincent ; Ripoll Fabric
Dimensions spatiale et linguistique de la mémoire urbaine Problématiser le terrain urbain, c'est rencontrer une crise sociale et mettre l'accent sur des inégalités. Même si elle produit des richesses, de la culture, des valeurs positives, des normes, la ville est aussi un lieu non seulement de tensions et de conflits plus ou moins bien gérés mais aussi de discrimination, de relégation. Dans ce volume, sociolinguistique urbaine et géographie sociale se donnent pour objectif commun - autour de la vaste problématique du marquage de l'espace, de l'affichage public des langues et des discours - de mettre en évidence les rapports de pouvoir, les hiérarchisations sociales, tels qu'ils se jouent dans les dimensions spatiale et langagière. De ce point de vue, deux grands types de marquage semblent pouvoir être identifiés : le marquage signalétique (enseignes, panneaux de signalisation, inscriptions murales, plaques commémoratives...) et le marquage langagier ou linguistique, qui correspond à des manières de parler associées à des espaces spécifiques. En tant que manifestation d'un lien privilégié à un espace, que revendication d'une appropriation, le marquage représente le support privilégié d'une construction identitaire, et fonctionne comme l'un des vecteurs de la mémoire urbaine.
Bulot Thierry ; Combes Nicolas ; Anghel Remus Gabr
La question des identités occupe une place centrale dans les recherches en Sciences Humaines et Sociales : la construction identitaire jalonne les discours dans le champ politique européen et dans la mise en mots de l'altérité. Les migrations nous invitent à penser les identités comme étant plurielles, variées et dynamiques, à l'instar de ce que sont toutes les langues (même si les discours dominants, puristes et nationalistes posent le contraire quasi systématiquement). C'est pourquoi il apparaît capital d'interroger les conditions et les modalités d'action qui permettraient de faire reconnaître ces migrations comme un catalyseur dans le processus de construction européenne. Comment mettre en évidence et agir sur les écarts constatés quotidiennement entre les valeurs humanistes défendues par les textes de l'UNESCO et la Commission européenne, d'une part, et, d'autre part, les politiques menées en France, en Espagne ou en Roumanie (les discriminations liées à l'origine, l'exclusion des familles Roms, la minoration des langues et de leurs locuteurs, etc.) ?
Que sait-on aujourd'hui d'Abraham Henri Kleynhoff, soldat inconnu du sport français, tombé au Front à l'hiver 1915 ? Ou, plus lointain, de Joseph Charlemont, combattant de la Commune et introducteur de la boxe en France ? Alors que Paris s'apprête à organiser les Jeux olympiques de 2024 et que l'on célèbre les "valeurs du sport", qui se souvient qu'en 1936, des militants tentèrent d'opposer aux Jeux olympiques de Berlin, transformés en vitrine du nazisme, des olympiades populaires dans l'Espagne du Frente popular ? Dans cet ouvrage, Nicolas Kssis nous invite à cheminer à travers l'histoire des cent cinquante dernières années pour y découvrir comment des femmes et des hommes d'origines et d'horizons divers unirent leurs forces pour faire du sport le lieu de l'émancipation individuelle et collective. En mobilisant des figures méconnues autant que des noms devenus emblématiques (Léo Lagrange, Auguste Delaune), en retraçant leurs parcours faits de grands combats et de petites anecdotes, Nicolas Kssis nous offre une histoire incarnée du sport, loin des instances du CIO ou des cotations boursières.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
En Amérique latine, les années 2000 sont marquées par un boom de l'extraction des matières premières. Les populations riveraines de ces projets extractivistes (forages pétroliers, mines, coupes de bois et cultures intensives...) "paient pour d'autres" : elles ne bénéficient en rien des ressources naturelles extraites ou des grands travaux réalisés, destinés à des entreprises ou des consommateurs situés à des milliers de kilomètres, mais doivent par contre en supporter les conséquences désastreuses. Ce boom extractiviste a provoqué une multiplication des résistances et mobilisations des populations affectées - peuples indiens, petits paysans et habitants des zones rurales - pour défendre leurs espaces de vie. Rassemblant des textes des meilleurs spécialistes de la question ainsi que d'acteurs et d'actrices de ces luttes, cet ouvrage documente les deux versants de ce phénomène central de l'Amérique latine contemporaine : projets de "développement" et résistances, extractivisme et écologie populaire.
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.