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La barque
Buis Georges
GRASSET
22,34 €
Épuisé
EAN :9782246849988
Lieutenant en poste au Liban, Jean n'accepte pas de renoncer à la lutte, après la défaite de 1940. De nuit, à bord de " la barque " sur laquelle il rejoint en Palestine ceux qui poursuivent le combat, le jeune officier médite son aventure et comprend peu à peu que son brusque choix est le fruit d'un long cheminement. S'il quitte sans trop de peine ce pays radieux qui l'avait immédiatement séduit, cette douceur de vivre parmi des gens calmes et civilisés à l'extrême, mais rudes aussi, et le rite quotidien, un peu dérisoire, de la garnison, c'est qu'il n'en avait jamais accepté tout à fait la fausse insouciance. Franc-tireur discret mais tenace, il se tenait en marge de la petite société provinciale française, exportée telle quelle au Levant, lui préférant les lentes dérives dans le désert, la mer plus bleue que nature, les après-midi écrasés de soleil, les cavalcades sur les plages ; une apparence de bonheur que troublait chaque jour un peu plus le remords d'être là. Parmi les raisons qui l'ont poussé à partir, à rompre avec ses camarades endormis dans la routine, la mort de son ami Marc aura peut-être été pour Jean, au cours de cette veillée d'armes, une sorte d'avertissement du destin. Sans le savoir, il était déjà en route avant même d'être parti, et c'est pourquoi, d'instinct, il avait coupé jour après jour les liens qui l'unissaient à l'éclatante Anita, leur amie à tous deux. Tendre, lyrique parfois, fourmillant de situations, de portraits saisis sur le vif, ce livre d'homme montre les aspects divers du talent de Georges Buis, son go-t de la satire mêlé d'une générosité vraie, et cette force qui naît de l'émotion nourrie de souvenirs et de sentiments vécus. Sans artifice, simple histoire d'un éveil à l'espérance, la Barque est de ces romans qu'on n'oublie pas parce qu'ils parlent au coeur autant qu'à l'imagination.
Le 25e anniversaire de la Constitution " Dei Verbum " sur la Révélation offre l'occasion d'une vue d'ensemble de l'exégèse moderne, à partir des grands noms qui l'ont marquée, aussi bien chez les catholiques que chez les protestants. Que de chemin parcouru, surtout depuis un siècle ! Puis le texte de " Dei Verbum ", donné ici intégralement, est suivi d'un développement d'Alain Marchadour qui reprend, en un langage plus courant, les points importants de l'exégèse catholique d'aujourd'hui.
L'éducation d'Alphonse se fait de 1946 à 1947 entre une librairie d'ouvrages anciens, le Carillon des Siècles, et la prison de Fresnes : bien difficile de rester honnête lorsqu'on est jeune, qu'on a un très maigre bagage culturel et un sacré appétit sexuel en ces années d'après-guerre où le moindre paquet de cigarettes se paie son pesant d'or. Au Carillon débarque, un jour, le Professeur, curieux pédagogue porté sur la dive bouteille et les spéculations les plus hasardeuses de l'esprit. Alphonse, ébloui, va lui filer le train en ses pérégrinations bistrotières, dans les rues d'un Paris qui s'éveille après la nuit de l'Occupation. On va y rencontrer, bien sûr, toutes sortes de rêveurs, de poètes, de mythomanes, de loquedus, d'escrocs, et même Louis Aragon. Un roman dans la suite du {Café du pauvre} et du {Banquet des Léopards}. Drôle, toujours émouvant, croustillant... écrit au fil des métaphores les plus inattendues.
Résumé : Maurice Sachs brûlait. sa vie comme un acteur brûle les planches. Il avait de la présence, du magnétisme. Luxe plus rare, il avait du regard et de la mémoire. Rescapé chaque soir du jeu d'enfer de sa vie, une vie de jeton de casino, il prenait le temps, avant l'angoisse du matin prochain, de jouer encore à se souvenir... Et il se souvient, ici, du temps du B?uf sur le toit, paradis des Années folles, hanté par Cocteau et tant d'autres qui surent, de la vie, faire un interminable bal tragique...
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.