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La psychiatrie mystifiée
Buin Yves
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782747524513
Ce livre fait suite à : "Psychiatries, l'utopie, le déclin" (1999), dont il approfondit le propos. Son hypothèse de travail est qu'il est impossible de se retrancher en une position de neutralité ou d'insularité, le destin actuel de la psychiatrie ne pouvant se comprendre qu'en référence aux données globales, politiques et socio-économiques de notre environnement. Cette dimension, si elle est évoquée dans les différents discours revendicatifs d'obédience corporatiste n'a pas suscité de considération élaborée. En conséquence de cette absence d'analyse : un déficit de pensée chronique, signe, dans la spécialité, de la crise générale de la pensée. Cette dernière s'actualise dans un leurre magistral : "le discours de la modernité", réducteur et mystifiant qui surdétermine celui de la psychiatrie, lequel ne trouve à survivre que dans le repli technicien et la recherche académique de la scientificité. La maîtrise obsessionnelle des dépenses de santé, la massification de la précarité et de l'exclusion, les modifications sociétales quant aux moeurs, vont-elles obliger la psychiatrie à étendre son champ d'activité vers celui plus général et plus contesté de la santé mentale ? Dans cette conjoncture de no man's land où se décide son avenir, la psychiatrie va-t-elle perdre son âme ? Ou bien trouve-t-elle à se redéfinir par la radicalité et la fidélité à l'enseignement du désaliénisme tout en reconnaissant de nouveaux objets à ses pratiques ?
« Pour moi ne comptent que ceux qui sont fous de quelque chose, fous de vivre, fous de parler, fous d'être sauvés, ceux qui veulent tout en même temps, ceux qui ne bâillent jamais, qui ne disent pas de banalités, mais brûlent, brûlent, brûlent comme un feu d'artifice. À vingt ans, un soir de beuverie, Jack Kerouac (1922-1969) déclare à ses amis qu'il sera le « plus grand écrivain du monde ». Il a le projet balzacien et proustien d'une oeuvre dont les séquences seront à ranger sous un label unique. Le sien se nommera Légende de Duluoz et scandera son parcours terrestre partagé entre solitude, désespoir, extase et jubilation, au travers de son Amérique tant aimée et d'une quête divine, car écrire était pour lui une prière adressée à Dieu.
Alors que la nuit tombe, dans un bistrot anonyme, un habitué silencieux tient compagnie au narrateur de ce récit, bavard amoureux des mots qui fait surgir d'un long monologue ce qu'il a vu et ce qu'il sait du monde. Il s'intéresse aux gens "ordinaires", autres habitués de ce bistrot, tels que le Vieux, le Fils, la Blonde, le Nègre, le Musicien. La vie de chacun d'entre eux, qui errent d'époque en époque, de ville en ville, se déroule au fil des images, des souvenirs, des rêves...
Sandeman s'était tâté longtemps avant de quitter l'agence puis : adios ! Il avait plongé : intermittent du spectacle politique. Il avait trouvé ça pour se qualifier à l'époque... Indépendant, voilà ce qu'il était. " Kapitza était un physicien soviétique qui avait joué un rôle déterminant dans l'élaboration de la bombe H. Aujourd'hui, Kapitza, c'est le nom de code d'une filière qui fait passer à travers les frontières du nucléaire en provenance de l'ex-URSS. C'est l'aventure désabusée de Ruby Sandeman, agent secret malgré lui, revenu de toutes les idéologies et pourtant trop sentimental. C'est le portrait de notre monde absurde et indéchiffrable, à l'heure de la mondialisation, qui se dessine dans l'apparent désordre des mots, le raffinement mélodique de la phrase et le brio de l'improvisation narrative. Grand amateur de jazz, Yves Buin a consacré une étude à Monk. Kapitza est son premier roman noir.
Résumé : Ni pamphlet, ni essai exhaustif, ni parole syndicale, ce livre est une adresse qui exprime une inquiétude majeure quant au présent et à l'avenir de la psychiatrie publique. Il semble qu'en effet, une culture soit menacée, celle de la psychiatrie du désaliénisme, dite de secteur, plus clairement repérée comme psychiatrie de la cité et de la communauté. Divers facteurs interviennent dans la figuration de cette menace : l'effet mécanique des restrictions budgétaires et la mise au pas du service public de santé mais aussi le désarroi soignant et la disparition du projet politique en psychiatrie dont pourtant toute son histoire témoigne, et qui est celui de son émancipation par rapport au parti de l'ordre, des tutelles et des pouvoirs. Le danger est grand d'une instrumentalisation de la psychiatrie incluse dans un dispositif médico-social et convoquée à la résolution de problèmes de société : grande exclusion mais aussi dérives comportementales et délinquantes diverses, avec à la clé l'auxiliarat de justice, la normalisation et pourquoi pas la moralisation. Il convient donc de réagir et de s'inscrire dans l'espace critique que des voix singulières tendent à ouvrir et qui vise à la contestation radicale de la pensée unique et de son fondement : l'hégémonie de l'économisme. Il faut rappeler à cet égard l'irréductibilité de l'acte et du lieu soignants, le lien organique qui unit psychiatrie, psychanalyse et vigilance quant aux distorsions de la demande sociale dans une société fort troublée. Le retour à la philosophie de la folie, à l'inscription de la pratique dans un processus de civilisation qui mène vers plus de conscience, d'humanisme et de citoyenneté, s'impose donc.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.