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La puissance au XXIe siècle. Les nouvelles définitions du monde
Buhler Pierre ; Védrine Hubert
CNRS EDITIONS
27,00 €
Épuisé
EAN :9782271072580
Effondrement de dictatures au Maghreb, crises des dettes souveraines, terrorisme mondialisé, affaire Wikileaks... Ces convulsions sans lien évident se succèdent à un rythme effréné, détraquant nos grilles de lecture, affolant la boussole de notre jugement. Annoncent-elles un ordre nouveau? Peut-on leur trouver un sens? L'histoire a connu des phases d'accélération vertigineuses qui, avec le recul, s'emboîtent dans une parfaite continuité. Quelquefois visible, quelquefois dissimulé, le fil rouge de ce continuum est la puissance, qui en tisse la trame et qui, aujourd'hui comme hier, définit l'ordre du monde. La puissance au XXIe siècle explore les transformations de ce concept central du système international, en examine les fondements, en dégage les règles, énonçant cette "grammaire de la puissance" qui gouvernera sa redistribution au XXIe siècle. Au coeur de cette notion il y a le rapport à l'innovation, dont les avancées soudaines ébranlent vigoureusement le statu quo. L'"âge de l'information" est ainsi synonyme d'affaiblissement d'un monopole de la puissance jusqu'alors largement logé dans les mains des Etats. Ceux-ci sauront-ils appliquer à leur profit la grammaire subtile et changeante de la puissance?
Résumé : Qu'est-ce que la puissance au XXIe siècle ? C'est à une exploration des transformations de ce concept central du système international que nous convie cet ouvrage. Il en examine les fondements, en dégage les règles qui gouverneront sa redistribution. Démographie, économie, droit, géographie, contrôle des réseaux, force militaire, innovation: quels sont les nouveaux attributs de la puissance ? Les convulsions qui se succèdent à un rythme effréné et dérèglent nos grilles de lecture annoncent-elles un ordre nouveau ? Sous quelles formes inédites la puissance continuera-t-elle de façonner le monde ?
Buhler Pierre ; Frey Daniel ; Ricoeur Paul ; Kaenn
Sans jamais faire mystère de son attachement à la foi chrétienne de confession réformée, Paul Ric?ur considérait pourtant que la question de Dieu, en tant que question philosophique, devait rester dans un suspens agnostique. Il souhaitait éviter que la philosophie devienne une crypto-théologie et en même temps que la foi se transforme en une sorte de réponse ultime aux questions du philosophe. Cette double prudence ne l'a pas empêché, bien au contraire, de travailler constamment "aux frontières de la philosophie" (c'est le titre de son recueil Lectures 3), dans le souci d'intégrer les sources non philosophiques, et notamment religieuses, dans son discours philosophique. C'est dans ce sens qu'il a lu et relu sans cesse la Bible, afin de laisser l'herméneutique philosophique et l'herméneutique biblique s'imprégner l'une l'autre de manière féconde. L'intention du présent ouvrage est d'explorer ces passages répétés entre la philosophie et le monde de la foi biblique, tantôt en travaillant spécifiquement sur certains textes, les paraboles notamment, tantôt en dégageant les enjeux théoriques et pratiques des interactions entre le philosophe et ses sources non philosophiques du point de vue de sa philosophie, en particulier de sa philosophie de la religion. Ces mouvements de va-et-vient sont portés d'un bout à l'autre par la certitude, chère à Paul Ricoeur, que comprendre le texte, c'est se comprendre soi-même devant le texte. Le recueil se clôt par un article réédité de Paul Ric?ur lui-même, consacré à la spécificité du langage religieux.
Le Vatican a lancé, pour le Jubilé de l'an 2000, un programme d'indulgences dont on peut découvrir tous les détails sur son site Internet. Partant de cet étrange mélange de technologie contemporaine et de piété du Moyen Age, ce petit ouvrage polémique s'attache à redécouvrir les 95 thèses de Luther sur les indulgences, qui le projetèrent jadis sur la scène publique et déclenchèrent son procès en hérésie. L'étude de ce texte conduit à réaffirmer la justification par la foi seule. Pour Pierre Bühler, il est urgent d'en proclamer le Jubilé, contre l'esprit des indulgences qui correspond assez bien à la mentalité mercantile du néo-libéralisme ambiant. Aujourd'hui, la signification concrète de la justification par la foi se traduit par la gratuité de la grâce divine, la foi comme relation de confiance, la spontanéité d'une ?uvre désintéressée.
Quatrième de couverture La foi chrétienne affirme qu'en toutes choses l'initiative gracieuse de Dieu est première. Les deux notions de prédestination et Providence ont pour but essentiel de marquer cette priorité de l'initiative divine. Même si elles sont antécédentes à la Réforme, elles prennent une dimension toute particulière chez Luther et Calvin. Aujourd'hui, elles ne sont plus des catégories qui vont de soi et elles se heurtent à trois types de contestations : ces notions ne sont-elles pas tout simplement synonymes de déterminisme ? Le salut s'adresse-t-il à tous ou est-il réservé à certains seulement ? Comment peut-on parler d'une Providence gracieuse de Dieu au vu d'un monde dominé par le mal ?
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
Résumé : Que lisait-on dans la France des années noires ? Comment expliquer la "faim de lecture" propre à la période de l'Occupation ? Quelle fut la part prise par le régime de Vichy dans la circulation, la diffusion, l'orientation des livres publiés ? Et celle de la Résistance dans la propagation des écrits clandestins ? Comment accéder à l'intimité des millions de lecteurs qui, cherchant à s'évader hors d'un quotidien éprouvant, trouvèrent alors refuge dans un ailleurs fait de phrases imprimées ? Stratégies et pratiques des éditeurs, querelles autour du patrimoine littéraire, réorganisation corporative de la chaîne du livre, listes d'interdictions et spoliations de l'occupant, écrivains partagés entre collaboration, accommodement, évitement, insoumission : Jacques Cantier signe la première histoire totale du livre et de la lecture entre 1939 et 1945, des politiques de censure mises en oeuvre par Vichy à l'ébullition culturelle de la Libération. Archives publiques, critiques littéraires, notes de lecture mais aussi écrits du for privé permettent de retrouver les traces intimes des actes de lecture : écoliers de la France rurale cherchant à élargir leur horizon, adolescents parisiens en quête d'initiation, prisonniers de guerre tentant de maintenir une vie de l'esprit, victimes de la persécution antisémite en quête de réarmement moral... Jacques Cantier montre qu'en dépit de la défaite, de la peur et des privations, la France continue à lire et à être le théâtre d'une foisonnante vie littéraire et intellectuelle.
Jessus Catherine ; Gaude Thierry ; Fuchs Alain ; L
Résumé : Qu'est-ce que la vie ? Quelles sont ses origines ? Quelle est la frontière entre le "soi" et le "non-soi" ? Quel est le propre de l'homme ? Ce livre invite à un voyage au coeur du vivant qui plonge le lecteur depuis les toutes premières formes de vie sur terre jusqu'au sein de la complexité du vivant. Il donne à voir les applications étonnantes qui en découlent dans les domaines biotechnologiques et médicaux. Le lecteur parcourra ainsi l'immensité insoupçonnée de la biodiversité et les capacités extraordinaires des êtres vivants à s'adapter aux conditions les plus extrêmes. Il découvrira les liens de parenté entre organismes qui définissent l'arbre de la vie, les interactions entre les composants de tout être vivant, l'impact de l'environnement sur l'évolution et le fonctionnement des organismes, et les promesses d'innovations contenues dans ces révolutions scientifiques et technologiques Ce livre est le témoignage passionné d'une communauté de chercheurs en sciences de la vie qui espèrent donner le goût de la nature et susciter la curiosité vis-à-vis des terrains inconnus et immenses qu'il reste à explorer. C'est au prix d'une recherche qui requiert du temps, des prises de risque, de l'imagination, de la créativité et de la liberté que les grands tournants des sciences de la vie du XXIe siècle ont pris corps. Et c'est à ce prix que ces sciences continueront à être porteuses d'avenir et de progrès. Ce livre est le témoignage passionné d'une centaine de scientifiques qui ont contribué à sa rédaction pour partager leur émerveillement face aux découvertes et aux promesses portées par les sciences du vivant de ce début de siècle.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.