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Sur les routes d'Europe. Souvenirs d'un vagabond
Buhler Jean ; Maillard Maxime
LA BACONNIERE
16,00 €
Épuisé
EAN :9782940431977
Etonnant voyageur, vagabond rimbaldien, immense conteur, égaré dans l'histoire littéraire quelque part entre Blaise Cendrars - dont il fut l'ami et le confident - et, pour la génération à venir, Nicolas Bouvier, Jacques Lacarrière, ou encore, plus près de nous, Paul Nizon, les coordonnées échouent à restituer la fraîcheur du pas et du style de Jean Bühler, né à la Chaux-de-Fonds en 1919, infatigable globe-trotter, "voyageur qui écrit" davantage qu'écrivain-voyageur, pour reprendre une distinction fameuse, mais écrivain d'abord et par-dessus tout. Un écrivain qui entre en littérature avec la foi de "l'aspirant-martyr" dans ce récit semi-autobiographique de 1942 relatant une immense dérade à travers une Europe saisie en pleine "montée des périls" à la veille de la seconde guerre mondiale, par un frais bachelier embarqué dans le roman de formation goethéen par excellence - relevé de crâne malice -, où le jeune pícaro apprend, chemin faisant, les vicissitudes de "l'en aller" , après en avoir goûté et peut-être épuisé toutes les voluptés. Roman de la jeunesse en forme de bréviaire ou de manifeste, écrit d'une plume allègre et poétique bruissant d'un lyrisme qui fait songer souvent, par sa tendresse mêlée de fougue, à un Kerouac, il nous jette, de son pas ferme et délié, la morne cour d'honneur d'un lycée de province une fois désertée, le long d'une fugue qui nous mènera du Jura suisse aux contreforts de l'Albanie, après une traversée cahoteuse de l'Adriatique, puis le long des sentes d'une Mitteleuropa miraculeusement restituée, avec son folklore et ses couleurs naïves, mais aussi ses premiers accès d'identitarisme, puis - rencontre faite avec un Paname de Bohême - jusqu'en Silésie, et retour, manière de dessiner une géopolitique sentimentale, carte du Tendre et de soi-même à l'orée de la vie ; manière aussi de cerner sur le vif les contours d'une Europe encore galamment buissonnière, en jouissant de cette vie de saute-frontières, tout en tentant d'en retenir le chant, en le reconduisant à sa source : populaire et armoriée des mille historiettes qu'enregistre ici l'oeil de ce "Suisse nomade" des confins. Et peut-être aussi de se reconduire, en chemin, à ce qui fait vivre : l'amour, la mort, l'effort et les clés d'un égoïsme enfin réconcilié, non sans peines ni bourrasques, ni poésie, avec le monde. Et avec pour macbethienne devise, en filigrane de cette "création passionnée de soi" : "Naître ou n'être pas" .
William Butler Yeats est considéré comme le plus grand poète irlandais du XXe siècle. Les poèmes qui constituent cette anthologie illustrent la prodigieuse capacité de renouvellement de son oeuvre : depuis les premiers vers de jeunesse, proches du romantisme et imprégnés du folklore irlandais, jusqu'à ceux de l'âge mûr résolument tournés vers la modernité.
Résumé : Depuis sa "â¯douce Suisse privilégiéeâ¯" , Michel Bühler, est un artiste qui dérange, creuse son chemin sans mettre des plumes d'autruche à ses textes. Contre petites modes et grand décervelage, il prouve que la chanson - cet art dit pauvre - peut être "â¯un lieu de rencontre, de mémoire et de partageâ¯" . D'une voix grave et charnue, il chante et chantera jusqu'au bout l'injustice, où qu'elle soit, d'où qu'elle vienne. Voilà donc que Michel Bühler publie l'Intégrale des textes de ses chansons. Plus de deux cent cinquante textes. C'est impressionnantâ- Pour Bühler, la chanson, c'est le PPPCâ : le "â¯Plus Petit Produit Culturelâ¯" . En trois minutes, quelques couplets, quelques refrains, vous avez une histoire, un roman, un film entierâ!
En septembre 2007, dans plusieurs villes de Birmanie, des cohortes de moines ont défilé en rangs serrés sous un soleil ardent ou une pluie battante, à la stupeur de la junte au pouvoir depuis 1962. En faisant la grève des offrandes - c'est-à-dire en refusant de recevoir leurs oboles et donc de les absoudre -, les bonzes protestaient pacifiquement, au nom du peuple opprimé, contre la dictature et défiaient ouvertement les militaires. À la mode bouddhiste. Le 27 septembre, le régime a choisi de leur répondre en faisant parler les armes: monastères et pagodes furent "nettoyés" lors d'une répression brutale. Pourquoi, dans ce pays singulier rebaptisé Myanmar, les moines sont-ils soudain apparus comme l'ultime recours contre l'injustice sociale et l'incurie des militaires? Pourquoi la grève des offrandes s'est-elle révélée une arme politique? Comment l'opposition démocratique s'organise-t-elle autour des bonzes? Il se joue un curieux bras de fer autour de la revendication par la junte d'un héritage bouddhique que refuse de lui reconnaître la communauté monastique. De leur voyage aux portes de la Birmanie fermée, les auteurs nous racontent le silence des temples et nous rapportent les propos de moines et d'opposants exilés. Pour comprendre la révolte récente, ils livrent les secrets d'un pays vivant depuis trop longtemps en autarcie et s'inquiètent de son avenir. Biographie: Jean-Claude Buhrer, journaliste, et Claude B. Levenson, orientaliste et écrivain, se sont régulièrement rendus en Birmanie depuis près de quarante ans; ils y ont rencontré à plusieurs reprises Aung San Suu Kyi. Ils sont notamment les auteurs de Aung San Suu Kyi, demain la Birmanie (Picquier poche, 2004) et de L'Onu contre les droits de l'homme? (Mille et une nuits, 2003). Claude B. Levenson a récemment publié Tibet. La question qui dérange (Albin Michel, 2008) et Le Tibet ("Que sais-je?", Puf 2008).
Résumé : L'élève décrit l'action qu'exerce à Londres un grand Maître de la spiritualité, grâce à son rayonnement moral et à ses pouvoirs psychiques. Un "Initié" est un être ayant atteint une hauteur spirituelle peu commune, un juste qui, se sacrifiant, demeure sur terre et travaille modestement au développement de l'Humanité. Dans la lutte entre Dieu et Satan, c'est l'Homme qui fera pencher la balance du côté du Bien ou du Mal, du Bonheur ou du Malheur. L'Initié poursuit son oeuvre en Amérique du Nord où, dit-il, apparaîtra une nouvelle sous-race. L'auteur (un disciple que l'Initié prépare à cette évolution) décrit son enseignement, son exemple, l'usage de son pouvoir occulte pour alléger la souffrance humaine; il nous fait partager ses angoisses personnelles devant le sacrifice que son Maître lui suggère pour le bien des autres et son propre avancement spirituel. Durant la période martienne ("Cycle obscur"), l'auteur regagné l'Angleterre avec sa femme, douée de "clairvoyance". Le contact avec l'Initié cesse soudain; ses élèves le croient mort - dure épreuve de foi et d'énergie spirituelle. Les meilleurs le reverront et seront dédommagés par un grand bonheur intime et d'inoubliables expériences mystiques. Familier de l'écriture inspirée, l'auteur a capté des messages que lui aurait transmis Jésus-Christ, et qui portent sur des sujets intéressant tout croyant: dogmes, sectes, foi, prière, péché, salut, amour... L'enseignement du Maître a souvent été méconnu ou détourné. Une ère nouvelle approche; l'humanité approfondira la Vérité, qui est Amour, et accédera à la Paix. Heureux ceux qui luttent pour la paix.
Jura, 1911. Une femme se désespère d'être à nouveau enceinte. Pour implorer la fin de sa grossesse, elle se rend au Gouffre du Diable. A partir de ce lieu dont la terrifiante et réelle histoire nous est contée, Raluca Antonescu entrelace quatre générations de femmes qui traversent le siècle. Lorsqu'il y a plus d'une fleur sur une tige, on parle d'inflorescence. Les personnages de ce roman se construisent au sein de leur jardin, chacune à son rythme, en se réappropriant leur vie. L'inflorescence se fait l'expression de la transmission muette entre générations, le jardin un lieu-miroir qui n'appartient qu'à soi et permet la reconstruction. Jardin ou gouffre, pépinière en Argentine ou plates-bandes ordonnées d'un lotissement Levitt, pollinisation ou pollution ; l'auteure observe ce perpétuel balancier. Née à Bucarest en 1976, Raluca Antonescu est arrivée en Suisse à l'âge de quatre ans. Après une formation aux Arts décoratifs et aux Beaux-arts, elle travaille à des documentaires puis enseigne les arts plastiques. Inflorescence est son troisième roman après L'inondation (2014) et Sol (2017).