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Voir le capital. Théorie critique et culture visuelle
Buck-Morss Susan ; Boidy Maxime ; Roth Stéphane
AMSTERDAM
18,00 €
Épuisé
EAN :9782350960333
Par quelle voie est-il possible d'associer u visibilité accrue avec l'application de la méthode marxiste?", s'interrogeait Walter Benjamin dans une note du Livre des Passages. Le photo-montage et la notion d'"image dialectique" apportèrent quelques réponses au philosophe en son temps. Les visual studies pourraient bien être porteuses des nôtres: telle est la voie empruntée par la théoricienne américaine Susan Buck-Morss lorsqu'elle confronte le "tournant visuel" des humanités et des sciences sociales anglo-saxonnes à l'héritage intellectuel esthétique de l'Ecole de Francfort. En explorant successivement les représentations cartographiques de l'économie capitaliste depuis le XVIIIe - siècle, le rôle et l'actualité de la flânerie urbaine chez Benjamin, ou encore la déliquescence des images utopiques de la ville moderne, les essais qui composent ce livre esquissent une histoire culturelle de la modernité tout en posant les fondements d'une anthropologie philosophique de l'image. En outre, de l'Art Nouveau au métro moscovite, du schéma managérial capitaliste au plan économique soviétique, l'analyse des imaginaires de la production et de la consommation dévoilent la réciprocité, et l'effondrement commun à l'issue de la Guerre froide, des utopies de l'Est et de l'Ouest. Sauver l'élan utopique qui les animait, ou bien encore briser l'anesthésie sensorielle qui fit le terreau du nazisme sont quelques-unes des tâches que notre époque hérite de la modernité et qu'elle se doit de mener à bien. Pour cela, l'image n'est pas une forme idéale et neutre, insiste Susan Buck-Morss, mais un vecteur intensément politique, une prise sur l'histoire par laquelle peuvent se réactualiser les expériences passées et s'exprimer un désir qui animait déjà la philosophie de Benjamin: celui de voir le capital.
Buck Pearl Sydenstricker ; Delamain Germaine ; Cha
Années 1920. Kwei-Lan « vient d?être mariée », sans le connaître, à un jeune Chinois auquel elle a été promise avant même sa naissance. Ce Chinois revient d?Europe, il a oublié la loi de ses ancêtres, il ne respecte ni les coutumes ni les rites?Le frère de Kwei-Lan, l?héritier mâle, dépositaire du nom et des vertus de la race, qui vient de passer trois ans en Amérique, annonce son mariage avec une étrangère; il revient avec elle?À travers les réactions des membres de cette famille de haute condition où l?attachement aux traditions, le culte des ancêtres, l?autorité du père et de la mère n?avaient encore subi aucune atteinte, la grande romancière Pearl Buck nous fait vivre intensément le conflit souvent dramatique entre la jeune et la vieille Chine.
Randolph Colfax, dit Rann, est un adolescent surdoué. Au début des années 1950, ce jeune Américain à la curiosité insatiable abandonne ses études pour partir à l'aventure. En Angleterre, puis à Paris, deux femmes vont lui faire découvrir l'amour : Lady Mary, une aristocrate qui lui apprend la sensualité, et Stéphanie Kung, une Sino-Américaine dont le père, marchand d'art, offre à Rann sa succession et la main de sa fille. Mais le monde est trop vaste, et Rann trop jeune encore, pour ne pas souhaiter en explorer tous les mystères... L'Enigme éternelle, roman auquel travaillait Pearl Buck à la veille de sa mort, est sans doute son texte le plus personnel. Miraculeusement découvert quarante ans plus tard par Edgar Walsh, son fils adoptif, il explore les thématiques - notamment le fossé entre Orient et Occident - qui valurent à la romancière son immense renommée. "L'éducation sentimentale d'un jeune Américain, le délicat portrait d'une femme partagée entre sa Chine natale et l'Amérique qui l'accueille." Elle
Pour une approche renouvelée du management des ressources humaines comme facteur clé de succès de l'entreprise ! Difficile de présenter en quelques phrases ce livre qui structure la fonction RH autour de cinq dimensions clés : - l'organisation humaine et son management transverse, - les conditions de travail, facteur de performance globale, - les compétences, levier d'innovation, - les relations sociales, moteur d'implication, - un management revisité, évolutif et adapté aux différentes générations. Cet ouvrage, qui apportera beaucoup aux ressources humaines d'aujourd'hui et de demain, propose des outils dynamiques et évolutifs pour accompagner pas à pas le lecteur dans la poursuite d'un objectif clair : replacer l'humain au cur des RH. Tous les professionnels en poste ou en devenir, tous les dirigeants et cadres en charge d'équipes opérationnelles, trouveront les réponses à leurs questions sur ce que sera demain, le management du succès et des solutions facilement adaptables à leur environnement de travail.
Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.
Bâtonner (verbe) : action de copier-coller une dépêche fournie par une agence de presse en la remaniant à la marge. Pratique ordinaire, le bâtonnage résume à lui seul ce que le productivisme fait aux médias. C'est ce que montre le livre de Sophie Eustache, fruit d'une longue enquête, en nous immergeant dans les rédactions, web notamment. Mises en concurrence, celles-ci sont sommées de produire des contenus par les patrons de presse. Pendant que les sommités du journalisme pontifient, les ouvriers spécialisés de l'information, rivés à leur desk, travaillent à la chaîne. Dépossédés de leur savoir-faire par une organisation du travail taylorisée, leurs cadences s'accélèrent, leurs gestes s'automatisent. L'information, paramétrée par les algorithmes, est usinée en série dans les open spaces. Et dans cette course à la productivité, la fusion du néolibéralisme et du numérique détériore les conditions de travail et le travail lui-même. Dès lors, comment se fait-il que les travailleurs de l'information continuent de consentir à ce qu'ils font ? Si Bâtonner décrit la transformation des pratiques professionnelles, il interroge aussi les mécanismes de l'aliénation. Déqualifiée et disqualifiée, la profession proteste mais continue de se croire indispensable à la vertu publique. Toujours prompte à "checker" et "décoder" les fake news des autres, elle en oublie souvent que, réduit à une marchandise, le journalisme n'est pas l'ami du peuple, mais un vice qui corrompt la langue, la pensée et, avec elles, la possibilité de la démocratie.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.