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Woyzeck. Version reconstituée, manuscrits, source
Büchner Georg ; Besson Jean-Louis ; Jourdheuil Jea
THEATRALES
15,00 €
Épuisé
EAN :9782842602239
Le soldat Woyzeck, soumis aux aléas d'une vie misérable et à l'exploitation de ses supérieurs, dévoré par la jalousie, tue sa compagne Marie. Véritable tragédie de la vie ordinaire, la célèbre oeuvre de Büchner est inspirée d'un fait-divers. Elle marque, pour la première fois dans l'histoire de la littérature dramatique, l'apparition d'un personnage populaire comme figure centrale. Cette pièce, laissée inachevée en 1837 après la disparition brutale de son auteur, figure aujourd'hui parmi les chefs-d'oeuvre du théâtre universel. Cette édition présente une reconstitution de la version scénique, tenant compte des découvertes les plus récentes sur la genèse de l'oeuvre ; elle remet en cause l'idée selon laquelle la pièce serait constituée de fragments dont l'organisation serait aléatoire et permet de suivre le cheminement précis de la fable. La traduction de Jean-Louis Besson et Jean Jourdheuil restitue pleinement la poésie, l'énergie et la radicalité de l'écriture. On trouvera aussi dans ces pages l'intégralité des quatre manuscrits - où apparaissent les incertitudes de l'écriture - ainsi que le rapport du psychiatre Clarus sur le Woyzeck historique, qui fut la principale source d'inspiration de Büchner. La juxtaposition de ces documents nous invite à pénétrer dans l'atelier secret de l'auteur et à suivre les étapes de son travail de création.
Ce poète révolutionnaire, ce shakespearien démocrate a aussi laissé des essais philosophiques et des commentaires sur Spinoza et Descartes, qui éclairent de façon passionnante ses positions matérialistes. Enfin, cet écrivain étonnamment moderne était un spécialiste (déjà reconnu) de ce qui ne s'appelait pas encore la biologie. C'est la première fois au monde que se trouvent réunis et commentés tous les textes de Büchner : qu'on peut donc apprécier et comprendre la cohérence profonde des travaux si divers qui occupèrent la courte vie de ce véritable génie.
Résumé : Tauwetter eingefallen. Vorüberstreifende Wolken, Blau dazwischen, die Kirche lag neben am Berg hinauf, auf einem Vorsprung, der Kirchhof drum herum. Lenz stand oben, wie die Glocke läutete und die Kirchengänger, die Weiber und Mädchen in ihrer ernsten schwarzen Tracht, das weiße gefaltete Schnupftuch auf dem Gesangbuche und den Rosmarinzweig von den verschiedenen Seiten die schmalen Pfade zwischen den Felsen herauf und herab kamen. Ein Sonnenblick lag manchmal über dem Tal, die laue Luft regte sich langsam, die Landschaft schwamm im Duft, fernes Geläute, es war als löste sich alles in eine harmonische Welle auf. Auf dem kleinen Kirchhof war der Schnee weg, dunkles Moos unter den schwarzen Kreuzen, ein verspäteter Rosenstrauch lehnte an der Kirchhofmauer, verspätete Blumen dazu unter dem Moos hervor, manchmal Sonne, dann wieder dunkel. Die Kirche fing an, die Menschenstimmen begegneten sich im reinen hellen Klang ; ein Eindruck, als schaue man in reines durchsichtiges Bergwasser. Der Gesang verhallte, Lenz sprach, er war schüchtern, unter den Tönen hatte sein Starrkrampf sich ganz gelegt, sein ganzer Schmerz wachte jetzt auf, und legte sich in sein Herz. Ein süßes Gefühl unendlichen Wohls beschlich ihn. Er sprach einfach mit den Leuten, sie litten alle mit ihm, und es war ihm ein Trost, wenn er über einige müdgeweinte Augen Schlaf, und gequälten Herzen Ruhe bringen, wenn er über dieses von materiellen Bedürfnissen gequälte Sein, diese dumpfen Leiden gen Himmel leiten konnte. Er war fester geworden, wie er schloß, da fingen die Stimmen wieder an : Laß in mir die heil'gen Schmerzen, Tiefe Bronnen ganz aufbrechen ; Leiden sei all' mein Gewinst, Leiden sei mein Gottesdienst.
Ce n'est pas une pièce de théâtre ; ce sont des textes, des monologues, des histoires, des confrontations, des petites scènes dialoguées à deux, des fragments à dire, à jouer. Un peu comme les rifts d'une partition musicale... Des états, des attitudes, des émotions. Chacun peut se les approprier et le nombre d'acteurs n'est pas limité. Pas de suite logique dans les textes, pas de noms de personnages. C'est là dans une forme brute pour que chacun puisse mettre son univers dessus. Véritables écritures contemporaines, ces Chroniques 2 font suite aux Chroniques des jours entiers, des nuits entières. Elles se répondent et constituent une matière vive pour de nouvelles formes théâtrales.
Salvador, le narrateur raconte sa vie d'enfant des montagnes depuis sa naissance qui n'annonçait rien de bon puisqu'il ressemblait à un rat, jusqu'à son départ à la ville pour y poursuivre ses études. Dans ses souvenirs d'enfance pauvre, il y a sa mère qui se levait toujours la première, lavait le linge des riches, ses sept frères et soeurs, l'apprentissage de l'écriture et la décision de sa mère pour qu'il devienne écrivain. Il y a ses premiers émois devant la beauté de la Senora dont sa mère lave le linge et ses premiers chagrins lorsque le père s'en va et ne revient pas, tué lors d'une manifestation de paysans. Lorsque son frère aîné meurt, il devient à sept ans l'homme de la famille et se fait écrivain public pour mettre quelques sous dans la boîte aux économies de sa mère puis il monte trop tôt dans le train qui l'emmène pour ses études en ville. Dans cette pièce le récit passe subtilement au dialogue pour dire, simplement, la peur de la montagne, la peur du froid et du dernier morceau de pain. C'est surtout un magnifique hommage à la mère et à la vie qui distribue les bonheurs et les malheurs.
Des pluies diluviennes se sont abattues sur un petit village isolé. La vague de boue a éventré la salled'écriture, où des habitants se réunissaient pour recueillir les souvenirs; depuis l'exode de leurs enfants, ils avaient écrit leur histoire. Maintenant, tout est à refaire. Secondé par Danny-l'Enfant-Seul, l'unique enfant demeuré sur place, Samuel entreprend d'immortaliser l'?uvre de son groupe d'écrivains au moment même où ceux-ci s'apprêtent à l'abandonner. "Nos cultures et nos mémoires sont comparables à ces vieillards qui luttent contre une disparition inévitable. Un monde se meurt... De quoi sera fait le prochain?", interroge Michel Marc Bouchard. Un texte émouvant, une réflexion sur la mémoire et l'écriture, avec l'humour et la poésie que l'on connaît à l'auteur des Muses orphelines.
Histoires d'hommes rassemble une cinquantaine de monologues écrits pour des femmes.Destinés à des actrices de tous âges, ces textes s'inscrivent dans l'espace de la représentation, pour le temps du plateau. On y retrouve le style si particulier de Durringer parole tendue, invectives, cris du corps, révolte de l'âme, poésie de l'instant, échos de la ville ou de la nature... Des éclats fulgurants de la vie de femmes amoureuses, seules, en colère.À lire, à programmer sur une scène, à partager avec des publics en manque de théâtre et d'amour. De toute urgence!