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Penser les humains à travers les plantes. Métaphores botaniques du corps et de la parenté dans la po
Buccheri Alessandro ; Bettini Maurizio
MILLON
34,00 €
Épuisé
EAN :9782841374342
De l'Iliade et l'Odyssée jusqu'à la tragédie attique, les textes poétiques grecs de l'époque archaïque et classique ont souvent eu recolles à des métaphores décrivant la vie humaine à travers le monde des plantes. Certaines de ces images - par exemple, la fleur comme métaphore de la jeunesse ou de la beauté - sont si fréquentes qu'on est tenté d'y voir de simples clichés, d'autant plus qu'à travers la poésie latine, puis médiévale ; : elles sont entrées dans le langage commun des littératures européennes. D'autres, toutefois, continuent d'interroger les commentateurs : pourquoi les larmes des héros homériques sont-elles dites "florissantes" ? Que veut dire au juste le vers de Sappho "je suis plus verte que, l'herbe'' ? En quel sens le héraut de l'Agamemnon d'Eschyle annonce-il avoir vu la mer Egée "fleurit de cadavres" ? Le double caractère, familier et dépaysant, des métaphores botaniques grecques est au centre de cet ouvrage. En reconstruisant les pans de encyclopédie culturelle grecque qui donnaient un sens à ces images, cette étude retrouve une manière particulière, propre à la poésie grecque archaïque et classique, d'envisager le règne végétal. Les textes poétiques mettent en exergue les modifications qui s'opèrent sur la sève des plantes, les qualités sensorielles de la végétation, la relation complexe entre la plante et ses parties. Cette. "botanique sauvage" de la poésie archaïque et classique a servi à construire de nombreuses métaphores, concernant le rôle des humeurs dans la vie des êtres humains, le passage entre les âges, les modifications de l'aspect visible d'une personne, l'alternance de la santé et de la maladie, le surgissement des émotions, mais aussi les relations entre les enfants et leurs parents, entre les descendants d'un lignage et leurs ancêtres ou entre une société et le territoire qu'elle occupe. S'inspirant à la fois de la théorie cognitive de la métaphore et des approches anthropologiques des textes anciens, ce livre défend l'idée que les images végétales des textes grecs participent à la construction de véritables modèles culturels, c'est-à-dire des schémas de la pensée qui utilisent le savoir botanique pour bâtir des représentations partagées du fonctionnement du corps humain et des rapports de parenté. De tels modèles sont d'ailleurs bien attestés au-delà des frontières, poreuses, de la poésie archaïque et classique. Ils trouvent leur place en philosophie et en médecine, dans fies représentations religieuses et des spéculations étymologiques, et peuvent même fournir le fil de récits répétés tout au long de l'Antiquité grecque et romaine. En définitive, les métaphores botaniques grecques témoignent d'une manière, propre à la culture grecque antique, de "penser les humains à travers les plantes".
Mozes Kor Eva ; Rojany Buccieri Lisa ; Longre Blan
Résumé : Eva Mozes Kor n'avait que dix ans lorsqu'elle est arrivée à Auschwitz. Tandis que ses parents et ses deux soeurs aînées sont emmenés dans les chambres à gaz, elle et sa jumelle Miriam sont confiées à l'homme surnommé l'ange de la mort, le Dr Josef Mengele. Soumise à des expériences médicales sadiques, elle a dû lutter quotidiennement pour sa survie et celle de sa jumelle. Dans cette incroyable histoire vraie, les lecteurs découvrent l'endurance et la survie d'une enfant face à un mal extraordinaire. Cet ouvrage constitue un témoignage important et rare de la part d'une survivante des camps et des expériences de Mengele.
Centré sur la relation de la philosophie avec la poésie, cet ouvrage examine le conflit qui les oppose, selon les termes mêmes de Platon qui pourrait bien avoir inventé l'opposition pour mettre en évidence une vraie fausse résolution. Celle-ci prend la forme d'une appropriation ou d'une subjugation qui nécessitent une réinvention de la poésie, c'est-à-dire une redéfinition de sa nature et de ses fins. Réinvention qui conduit au refus d'une frontière entre philosophie et poésie. Or la nécessité de ce refus repose sur une exigence de réception, celle d'une pratique qui se déploie dans le dialogue et que le lecteur est invité à émuler. Cette pratique est fondée sur une question : comment faut-il vivre ou qu'est-ce que la vie bonne ? La réponse à cette question exige de répondre à cette autre : qu'est-ce que philosopher ? Ces deux questions, quelles que soient les réponses qui en sont données dans les Dialogues, sont inextricablement mêlées puisque vivre c'est philosopher.
La santé du prince était une importante source de préoccupation pour les sujets de l'Empire romain, qui formulaient chaque année le 3 janvier des uota (voeux) relatifs au salut de l'empereur, intrinsèquement liés à celui de l'Empire. Si jusqu'à présent ce thème a été traité par le biais des "maladies" réelles ou supposées des princes, surtout des maladies nerveuses et psychologiques des "Césars fous", des études plus récentes ont souligné le lien entre la "folie", mais aussi la bonne santé du prince, et le discours idéologique. Les auteurs se proposent, à l'occasion de ce colloque qui s'est tenu les 4-5 juin 2018 à l'Université de Lausanne, de replacer au centre de l'enquête la santé du prince sous le Haut-Empire, ainsi que son corollaire, l'hygiène de vie du prince.
Boncour Elisabeth ; Gire Pierre ; Mangin Eric ; Co
Pourquoi Maître Eckhart connaît-il aujourd'hui un tel succès auprès d'un public aussi large ? Parmi les raisons qui expliquent cet engouement, il convient sans aucun doute de mentionner la beauté de ses textes et leur étonnante saveur pour un lecteur contemporain. Le maître rhénan nous a laissé une oeuvre importante et variée. Ecrite en latin et en moyen-haut-allemand, la langue du peuple, cette oeuvre s'exprime à travers des genres littéraires très différents et son style est particulièrement bien soigné. Mais il ne suffit pas d'écrire, ni même de bien écrire, pour être reconnu comme un grand écrivain, d'autant plus que ce terme peut paraître anachronique pour le Moyen Age. Et pourtant, il se confie quelque fois en ces termes : "J'ai écrit un jour dans mon livre" (Sermon 73). Eckhart occupe ainsi une place originale pour la période médiévale dans la mesure où il évoque le projet d'écrire "un livre", qu'il appelle "mon livre", et dans lequel il souhaitait consigner des propos plus personnels. Mais ce qui fait véritablement entrer son oeuvre dans la grande littérature, ou tout au moins dans une certaine idée de la littérature, c'est sans doute la conscience très nette qu'il avait que l'écriture doit nécessairement affronter ce qui ne peut se laisser contenir à l'intérieur des mots : "Qui peut exprimer cette parole ? Personne ne le fait" (Sermon 74). Alors son écriture sera toujours inachevée, d'un inachèvement irréductible et essentiel, parce que ce qui est à dire ne peut être dit. Ce nouveau volume rassemble pour la première fois des spécialistes appartenant à des disciplines très différentes comme la philosophie, l'histoire et la théologie, mais aussi la littérature, et même la linguistique. Il propose ainsi des perspectives de recherche intéressantes dans le champ des études eckhartiennes.
Au début du XXe siècle, la préhistoire est une science en gestation, et les affaires de faux sont à l'origine de vives controverses qui divisent une partie de la communauté scientifique, puis le grand public, avec de nombreux épisodes judiciaires et des querelles d'experts. Deux grands débats d'authenticité ont dominé la recherche préhistorique : l'affaire de Piltdown et celle de Glozel. André Vayson de Pradenne qui avait participé activement aux deux polémiques, sans doute par crainte d'un procès en diffamation, ne les évoque pas dans son livre. Sous sa plume défilent les plus célèbres affaires de faux du XIXe et début du XXe : c'est l'affaire qui dura huit ans des autographes du géomètre Chasles abusé par Vrain-Lucas, celles des silex de Pile de Riou, du trésor de Curium imaginé et imposé par Luigi Palma di Cesnola, de la tiare de Saïtapharnès, acquise par le musée du Louvre en 1896... On s'étonne avec l'auteur que des simulations, le plus souvent grossières, aient pu tant de fois égarer de véritables savants. Cet ouvrage, paru en 1932, reste le document de référence sur les fraudes préhistoriques.