Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le Juste et l'Injuste. Interprétation de quelques pasaumes
Buber Martin ; Buhot de Launay Marc ; Cohen-Levina
HERMANN
20,20 €
Épuisé
EAN :9782705682453
Extrait de l'avant-proposJe traite, dans ce livre, de cinq psaumes qui concernent en général le rapport entre l'agir juste et l'agir injuste, entre ceux qui, ici-bas, agissent de manière juste et ceux qui agissent de manière injuste, et, partant, il y est également question de l'affrontement terrestre entre le bien et le mal.Comme on doit le déduire des différences dans la tradition de leur style, ces psaumes ont assurément des auteurs divers; mais les hommes qui s'y expriment sont si proches dans leur intuition fondamentale et leur attitude essentielle que l'on est autorisé à leur substituer une figure unique qui se manifeste précisément de manière variée à travers eux: «le Psalmiste». En effet, si l'on ordonne de manière correcte ces psaumes, ils se complètent comme le feraient les différentes étapes d'un cheminement individuel - cheminement vers une grande idée à travers des expériences qui bouleversent et transforment.Ce chemin débute (Psaume 12) avec le fait que le psalmiste se trouve confronté à un monde où règnent la «langue doucereuse la tromperie affranchie de tout scrupule, se faisant l'écho de toutes sortes d'intrigues grâce auxquelles le faux réussit à se donner pour le vrai, et la violence pour l'ordre juste. Où y aurait-il encore quelque recoin pour la loyauté! Or le psalmiste en est certain: Dieu va «surgir maintenant», prendre en charge la loyauté opprimée et instaurer sur terre la domination de la vérité.Pourtant, il semble qu'on aille vers le pire (Psaume 14): on a l'impression que tout serait décomposé, que plus personne n'agirait de manière juste, ne se risquerait à le faire; seul un reste, que le psalmiste appelle «mon peuple», persiste dans l'équité. Mais celui qui s'y exprime ne confesse pas encore, même alors, sa certitude d'une assistance divine. Dieu, à ce qu'il sait, ne soumet pas à l'épreuve, simplement d'en haut, la nature humaine ni ne prépare la défaite du mal: il offre au reste loyal la faveur de sa présence.La confiance du psalmiste sera néanmoins peu à peu déçue; le tournant n'a pas lieu, et tout se passe comme si «l'ami du néant» devait rester vainqueur, ainsi que sa doctrine qui veut que Dieu ne se préoccupe pas du monde des hommes. Cette situation, dont ne cesse de croître le caractère inquiétant, le psalmiste (Psaume 82) ne sait pas autrement se l'expliquer qu'en disant que Dieu a délégué le gouvernement terrestre à des anges afin qu'ils administrent la justice, mais que ces derniers, comme jadis les premiers hommes, se sont eux-mêmes trahis. Quoi qu'il en soit, l'espoir du psalmiste ne lui fait pas défaut. C'est renouvelée qu'il accueille, dans sa vision, la certitude que Dieu jugera les mauvais juges, et qu'il les condamnera, comme jadis les premiers hommes, à mourir. Et lorsque le jugement reste en suspens, il a l'audace d'interpeller Dieu afin qu'il veuille bien «surgir» et accomplir le verdict.Cependant, le psalmiste est de nouveau déçu (Psaume 73). Autour de lui la grossièreté prospère et le juste souffre. Il lui semble alors qu'il n'en pourra jamais être autrement sur terre. C'est en vain qu'il cherche à nouer un autre rapport à la toute-puissance divine et au destin des hommes, un rapport qui, dans cette existence absurde, ouvrirait une possibilité d'avenir, pleine de sens. Il en arrive presque à succomber au désespoir. Or, à l'improviste, et sous l'influence d'une lumière jamais encore pressentie, une transformation se produit en lui qui le met sur la voie de Dieu, et le conduit vers sa proximité. En même temps que le coeur, l'oeil se métamorphose, et, dans ce qui jusqu'alors paraissait absurde, se fait jour, pour le regard neuf, le sens. Tout repose sur cette transformation intérieure; c'est à partir d'elle seulement que le monde change.
Le règne absolu de l a causalité dans l'empire du Cela, bien qu'il soit d'une importance fondamentale pour l'ordonnance scientifique de la nature, ne pèse pas à l'homme qui n'est pas limité au monde du Cela et peut toujours s'évader dans le monde de la relation. Là le Je et le Tu s'affrontent librement dans une réciprocité d'action qui n'est liée à aucune causalité et qui n'en a pas la moindre teinture ; là l'homme trouve la garantie de la liberté de son être et de la liberté de l'être en général, Celui-là seul qui connaît la relation et la présence du Tu est apte à prendre une décision. Celui qui prend une décision est libre parce qu'il s'est présenté devant la Face."
Reconnu comme l'un des philosophes juifs les plus importants du XXe siècle, Martin Buber a su traduire en termes universels l'essentiel de la tradition juive. Pionnier du dialogue entre le judaïsme, le christianisme et le monde arabe, il n'a cessé, tout au long de sa vie et de son j oeuvre, d'élaborer une pensée de la rencontre fondée sur la reconnaissance de l'altérité. La Foi des prophètes, l'un de ses livres majeurs, demeuré inaccessible au public français jusqu'à aujourd'hui, relève de cette philosophie de la relation.Ce qui intéresse Buber au premier chef, dans cette somme rédigée juste avant la Shoah et reprise dans les années qui l'ont suivie, c'est la relation de dialogue tout à fait originale qui existe entre Israël et son Dieu. Le prophète, qui n'est ni un sage ni un saint, mais le porte-voix du Tout-Autre dans le monde des hommes, constitue le vecteur par excellence de cette relation singulière. A travers lui, la parole divine s'introduit comme par effraction dans l'histoire d'une communauté, et tente de bouleverser le destin de l'humanité. A mi-chemin entre une exégèse très savante et une pensée du sens ultime, Buber nous livre, dans ces pages qui n'ont pas pris une ride, le c?ur de sa philosophie.
La légende des Hassidim [... ] a grandi dans d'étroites ruelles et de sombres réduits, passant de lèvres malhabiles dans des oreilles anxieusement attentives; c'est en bégayant qu'elle est née et s'est propagée de génération en génération. Des livres populaires, des cahiers et des feuilles volantes me l'ont transmise, mais je l'ai entendue aussi de lèvres vivantes, de ces lèvres qui en avaient elles-mêmes reçu le bégayant message. [... ] Je porte en moi le sang et l'esprit de ceux qui l'ont créée et c'est par l'esprit et le sang qu'elle est née à nouveau en moi. Je ne suis qu'un maillon dans la chaîne des narrateurs, un anneau entre les anneaux, je répète à mon tour la vieille histoire, et si elle sonne neuf, c'est que le neuf était en elle quand elle fut dite la première fois."
La tradition est la plus noble des libertés pour la génération qui l'assume avec la conscience claire de sa signification, mais elle est aussi l'esclavage le plus misérable pour celui qui en recueille l'héritage par simple paresse d'esprit." À travers ces textes, dont la publication s'échelonne entre 1909 et 1952, Martin Buber s'efforce de penser le judaïsme et, plus précisément, "le processus spirituel du judaïsme qui s'accomplit dans l'histoire comme un effort vers la réalisation toujours plus parfaite de trois idées connexes: l'idée d'unité, l'idée d'action, l'idée d'avenir"; l'idée n'étant pas entendue comme concept abstrait, mais comme force de manifestation de l'être au monde.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
En quelques décennies, le jeu vidéo est devenu l'une des pratiques culturelles les plus prisées des adolescents. Sources de problèmes et d'inquiétudes pour les uns, simple loisir pour les autres, les pratiques vidéoludiques sont souvent l'objet de critiques et la cible de nombreux stéréotypes, malgré leur grande popularité. A partir d'enquêtes de terrain, cet ouvrage propose de déconstruire les présupposés sur le jeu vidéo afin de mieux comprendre sa relation avec ces adeptes singuliers que sont les adolescents et, depuis plusieurs années déjà, les adolescentes. De leur rôle dans la construction identitaire de jeunes joueurs aux représentations de l'adolescence dans les scénarios qu'ils proposent, les jeux vidéo révèlent alors leur complexité à la lumière des regards sociologiques et anthropologiques.
Mobiles, interactifs, capables de communiquer, les robots peuvent-ils pour autant "penser" ou prendre des décisions à la place des humains ? Faut-il les considérer comme des agents moraux ayant une "autonomie" ou leur donner un statut juridique particulier ? Qui est alors responsable de leurs actions - le concepteur informaticien, le fabricant industriel, l'usager consommateur ? Pour quelles finalités tous ces robots sont-ils conçus ? Depuis peu, le public a découvert comment des robots pouvaient remplacer l'être humain dans un nombre croissant d'activités économiques, sociales et politiques. Les robots-drones sont utilisés dans les conflits armés ou encore dans des contextes non armés pour la surveillance ou l'assassinat ciblé. Des robots aux formes androïdes ont fait leur apparition dans le domaine de la santé et du bien-être. Dans les hôpitaux, des robots opèrent sous la direction du chirurgien, d'autres robots aux formes animales deviennent des "compagnons" pour les personnes âgées. Dans des écoles, des robots sont utilisés par des enseignants pour l'apprentissage des langues ou des matières scientifiques. Dans des maisons, des robots de service aspirent la poussière des tapis tandis que des jouets-robots s'occupent des enfants. Dans le domaine de l'agriculture, des robots traient les vaches et nettoient l'étable. Dans les usines, les robots accélèrent la productivité et l'efficacité de la production industrielle. Tous ces robots qui remplacent les êtres humains dans des tâches devenues "robotisables" font-ils de notre société "une société robotisée" ? Tant par la réflexion théorique qu'à l'aide d'exemples précis, cet ouvrage multidisciplinaire examine comment les robots modifient la qualité de nos relations humaines, en quoi ils transforment certaines valeurs fondamentales comme la liberté et l'égalité, ou encore de quelle façon ils entraînent des changements sociaux et culturels, par exemple dans nos relations aux animaux ou à l'environnement.
40 personnages en quête de sens vont devoir se perdre pour trouver Dieu. Ils sont, comme nous, ordinaires. Aspirant à servir, ils ne savent que se servir. Il leur faudra apprendre la gratuité pour atteindre la délivrance. Un poignant et parlant récit initiatique par le plus outsider des spirituels. Qu'ont en commun Elzbieta et Piotr, Laurent et Nathalie, Amgad et Christophe, le frère Michal, Tobias, Laura, Olivier, Léa, Hege, Emma et les autres ? Comme chacun d'entre nous, ils cherchent un sens à leur vie. A travers leurs histoires, vous allez revivre la vôtre et vous métamorphoser lentement en pélican. Nous commençons notre vie spirituelle comme ces oisillons dévoreurs de chair, mais comment vivre cet amour qui donne sa propre chair sans calculer ? Au fil de méditations bibliques, de séductions et de dénis, d'extases, de repas gastronomiques, d'orgasmes et de fous rires, grandissez et apprenez à aimer, simplement, joyeusement et en toute liberté. Un essai qui se lit comme un roman entre les Microfictions de Régis Jauffret et Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part d'Anna Gavalda. Un livre révélation.
Résumé : "Cette prière me rassure, je ne me sens plus déraciné et je ne suis plus un orphelin". Dans ce petit livre précieux, le pape François explique simplement, et avec un merveilleux sens de la communication, verset par verset, la prière que Jésus nous a apprise. Il répond aux questions posées par le Père Marco Pozza, théologien et aumônier de la prison de Padoue. Les mots de la prière de Jésus réveille chez le pape des anecdotes personnelles, intimes, et entrent en résonance avec des épisodes de sa vie. Il évoque ses propres inquiétudes, le sens de sa mission apostolique. Cette méditation exceptionnelle nous donne le sentiment d'entrer dans la prière du pape lui-même, de partager ses interrogations sur le monde d'aujourd'hui, ses espoirs.
Résumé : "Si je devais dire quelque chose sur ma foi, pour être plus avancé dans la vie et plus proche de ma mort, je reconnaîtrais simplement que je me sens plus profondément croyant et que j'ai de moins en moins de croyances". Ce livre est une méditation sur l'errance inattendue d'une vie de prêtre, fidèle à l'émerveillement initial, défaite des certitudes premières, modeste et prudente, comme en attente d'une confirmation venue d'autres hommes. On reconnaîtra la musique de l'auteur des Fils dépossédés et de La Nuit et le Fou, mais aussi l'autorité d'un homme qui dit "je" sans orgueil stérile ni modestie feinte. L'authenticité d'une expérience spirituelle témoignant d'une foi silencieuse et pacifiée. Prêtre, homme d'écriture et de conviction, Bernard Feillet a traversé au plus profond les ruptures, les mutations du catholicisme et de la société contemporaine, thèmes qu'il développe dans cet essai.