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Dictionnaire de paléographie française. Découvrir et comprendre les textes anciens (XVe-XVIIIe siècl
Buat Nicolas ; Van den Neste Evelyne
BELLES LETTRES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782251693019
De la fin du Moyen Age à la Révolution, la façon d'écrire le français a beaucoup évolué, et le tracé des lettres encore plus rapidement que l'orthographe ou la grammaire. Pour lire les sources originales de l'histoire de France, de la charte royale au plus humble registre paroissial, il est indispensable de maîtriser certains codes et certaines règles : c'est ce qu'enseigne la paléographie. Le Dictionnaire de paléographie s'adresse à un public nombreux et varié : étudiants, généalogistes, universitaires, historiens confirmés ou débutants, amateurs d'histoire locale ou nationale. Conçu comme un ouvrage de base, il s'adresse aussi bien à l'érudit qu'au simple curieux. Plus commode qu'un manuel, il est le compagnon idéal du chercheur en salle de lecture. Il se laisse également feuilleter avec plaisir : comme tout dictionnaire, il offre un trésor d'associations de mots et d'images, de découvertes inattendues. Plus de 2 500 entrées, 12 000 exemples et 15 000 illustrations : la paléographie est d'abord un plaisir visuel. Certains mots font encore l'objet de planches particulières : autre, faire, icelui. Jehan, maître, pour, présent, que... Il ne s'agit en aucun cas d'un dictionnaire de mots rares ! Ce sont au contraire les termes les plus courants qui sont les plus difficiles à lire ou à interpréter, parce qu'ils sont écrits en abrégé ou perdus dans des formules au sens obscur. Les exemples sont là pour montrer les associations de mots et d'idées les plus fréquentes dans les actes de procédure ou de la pratique notariale. Régler une querelle de voisinage, obtenir un dégrèvement d'impôts, passer un contrat de travail, organiser une succession : ces soucis de la vie quotidienne étaient également ceux de nos ancêtres, et nous sommes nombreux à vouloir en retrouver le témoignage dans des liasses et des registres parfois très anciens. Les archives publiques sont ouvertes à tous, et ce dictionnaire vous aidera à remonter le temps, peut-être bien au-delà de ce que vous espériez.
Gourmont Rémy de ; Gogibu Vincent ; Buat Christian
Résumé : Sixtine avait de la grâce et les contours s'accordaient selon le rapport voulu pour évoquer le mot de beauté. Blonds, les cheveux, et d'un vert doré, les yeux ; violente, la bouche et très blanches, les dents. Ah ! la bouche violente rompait l'harmonie, un esthéticien froid l'eût déclaré, mais, et preuve qu'Hubert était déjà la proie du désir, il en aimait la destructive violence, n'y voyait qu'une plus assurée promesse de plaisir. Les yeux faisaient un contraste de nonchalance et l'ensemble du visage vraiment avait de l'équivoque. Sixtine met en scène un aristocrate esthète, Hubert d'Entragues, écartelé entre sa soif d'idéalisme et son désir pour une jeune femme, Sixtine. Plus que l'histoire d'un amour malheureux, Sixtine est un roman sur la littérature. Inspiré par son propre amour fou pour Berthe de Courrière, Remy de Gourmont emprunte en effet à tous les genres - prose, poésie, théâtre -, dans une construction narrative d'une grande modernité. Mêlant la finesse d'esprit des libertins du XVIIIe siècle au décadentisme fin-de-siècle, Sixtine est un roman-manifeste du symbolisme. Ce "roman de la vie cérébrale" est un jalon remarquable dans l'histoire de la littérature française de l'époque, convoquant tour à tour Huysmans, Verlaine, Rimbaud, Baudelaire, Chateaubriand, Villiers de L'Isle Adam, Vigny, Flaubert ou Zola, et bien d'autres encore.
Une lecture de vacances, au hasard d'un séjour à Bath, change la destinée de David Ricardo (1772-1823) : la découverte des Recherches sur les causes et la nature de la richesse des nations d'Adam Smith, le conduira à refonder, en quelques années, l'économie politique. Nombreux sont ceux qui ont construit leur oeuvre en réponse à ses Principes ou en rupture avec eux : de Malthus, qui fut son meilleur ami et son plus fidèle adversaire, à Marx ou Keynes des années plus tard. Après Trafalgar et Waterloo, dans le décor d'une Angleterre qui est celle des gentilshommes campagnards de Jane Austen, mais aussi des ateliers de Manchester, tous les conflits sont loin d'être résolus : rentiers du sol contre industriels, ouvriers contre patrons, fermiers contre propriétaires... Ricardo est le premier à scruter les contradictions, mais aussi les espérances d'une société capitaliste. C'est le propre des classiques d'être toujours actuels, même deux cents ans après leur mort. L'armature forgée par ce prince de l'économie permet encore de poser, en toute objectivité, les termes des débats les plus biaisés en apparence. Quelle est la nature de l'opposition entre capital et travail ? Le libre-échange donnet- il la clé de la prospérité ? Faut-il faire travailler l'homme ou la machine ? A quand la décroissance ? Ricardo élargit dramatiquement le diamètre du cercle de la raison économique : certaines réponses qu'il suggère risquent de vous surprendre.
Le 15 février 1718 mourait à Lyon, au château de Pierre-Scize, le conseiller François Vedeau de Grandmont que ses confrères du Parlement avaient condamné, le 14 avril 1693, au bannissement et à la mort civile. Le roi commua sa peine en une prison perpétuelle cruelle distinction que seul Nicolas Fouquet avait reçue avant lui. Ainsi s'achevait une affaire des plus ténébreuses, mais aussi des plus burlesques du Grand Siècle. La Bruyère, qui en dévoile les prémices dans ses Caractères, ne pouvait se figurer comment une querelle de voisinage allait déboucher sur autant de scandales, de trahisons et de procès criminels. Après s'être fâché avec le doyen du Parlement pour un droit de pêche dans l'Avre, le conseiller Vedeau essaie de redorer son blason en faisant entrer son fils dans l'ordre de Malte : fallait-il pour cela user de fausses preuves de noblesse ? Il ne put jamais prouver son innocence. Enfant chéri de la fortune, heureux en mariage, père de famille comblé, homme de lettres, entrepreneur et bâtisseur, François Vedeau de Grandmont devait finir pauvre comme Job. Une fuite, deux rébellions et plusieurs procès le conduiront au fond d'une bastille lyonnaise. Fondé sur des sources entièrement inédites, entre quête littéraire et enquête policière, ce livre nous entraîne dans les coulisses du Grand Siècle, à Paris, à Lyon, à Rouen et sur différentes scènes, du château de Saint-Lubin-des Joncherets, entre Normandie et pays chartrain, à la prison de Pierre-Scize, au détroit de la Saône.
Buat Edmond ; Soutou Georges-Henri ; Guelton Frédé
Résumé : En 1914, à 46 ans, le polytechnicien Edmond Buat est lieutenant-colonel. Il est chef d'état-major général des armées lorsqu'il meurt soudainement en 1923. Cette carrière remarquable est celle d'un homme exceptionnel. De la Grande guerre, il a tout connu : chef de cabinet du ministre de la Guerre Millerand d'août 1914 à novembre 1915, il est à l'articulation souvent difficile entre le pouvoir politique et le haut commandement militaire. Commandant une division puis une armée au front, il a vécu au plus près la violence des combats. Créateur en 1917 et chef de la Réserve générale d'artillerie qui permettra de l'emporter sur les Allemands l'année suivante, il est un technicien prophétique de la guerre industrielle. Nommé en juillet 1918 major général des armées françaises, c'est à dire n° 2, auprès de Pétain, il est l'un des artisans de la victoire. Expert auprès du gouvernement lors des négociations du traité de paix, et alors que des troupes françaises occupent la Rhénanie, interviennent en Europe centrale, en Russie, au Proche-Orient, il s'emploie dans ses dernières fonctions à préparer la France au nouveau conflit qu'il juge inévitable. Si Buat n'était pas mort à 55 ans, il eût été à coup sûr généralissime de l'armée française à la place de Weygand, et le destin en eût peut-être été changé. Le général était doublé d'un observateur prodigieux de finesse et d'un écrivain de talent. Tous les soirs, il a consigné dans des cahiers les faits et les réflexions de la journée. Tout y passe, les hommes qu'il a tous connus, les événements, les pensées. Alors que les mémoires des grands chefs, Joffre et Foch, ont été rédigés en vue de servir leurs auteurs, cet énorme et prodigieux document a toute la fraîcheur du spontané et de l'inédit. Dans sa préface, Georges-Henri Soutou, de l'Académie des Sciences morales et politiques, donne toute sa portée à ce témoignage d'un "esprit libre, volontiers mordant". Le colonel Frédéric Guelton, ancien chef du service historique de l'armée de terre, a introduit et annoté en spécialiste le texte donné ici dans son intégralité.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »