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La mode comme indiscipline
Buard Mathieu ; Mallet Céline ; Mosse Aurélie
B42
24,99 €
Épuisé
EAN :9782490077779
Exposée, médiatisée, encensée ou critiquée, la mode définit une partie conséquente de l'histoire matérielle de nos sociétés, et est un indéniable agent d'intelligibilité du contemporain. A l'image de son industrie complexe et mobile, elle constitue une discipline en devenir, un champ de recherche interdisciplinaire qui s'est progressivement approprié les grilles d'analyse et les outils critiques des sciences voisines, tout en se nourrissant de ses propres paradoxes et ambiguïtés. Entre permanence et nouveauté, matérialité et immatérialité, cet ouvrage a pour vocation de témoigner de la richesse de ce champ de création en esquissant un état des lieux de la pensée sur, par et pour la mode. Il est articulé autour de quatre thématiques centrales ? : un premier chapitre est consacré à la formation des styles entre poncifs, normes et émancipations. Le deuxième aborde la question des formes de la conservation de la mode, dans sa dimension artistique et patrimoniale. Le chapitre 3 explore le thème de l'industrie et du capitalisme, où la mode déploie un système de création et de production divers, redoutable, mais aussi ambitieux et prospectif. Enfin, le livre se conclut sur les processus actuels de création, à l'aune d'une nécessaire perspective écologique et de résilience. Chercheurs, philosophes, créateurs, auteurs de performance, collectionneurs et directeurs artistiques sont ainsi conviés pour interroger ensemble ces territoires. Les quatre chapitres qui composent cet ouvrage mêlent ainsi textes académiques (Emilie Hammen, Emanuele Coccia ou encore Claire Brunet) et contributions visuelles de praticiens (comme Jeanne Vicérial, Zoé Guédard et Olivier Châtenet).
Davantage que d'autres auteurs de son temps, Renard a acquis un statut ambigu et incertain : vénéré comme un des pères de la science-fiction française, théoricien et romancier du "merveilleux-scientifique" , modeste praticien du roman policier, auteur célèbre d'un roman sans cesse porté à l'écran - Les Mains d'Orlac - tout comme Gaston Leroux dont le monde entier connaît Le Fantôme de l'Opéra, par les multiples adaptations qui en ont été faites, Renard est généralement négligé par l'histoire littéraire officielle (qui lui préfère de loin Jules Renard) et en conséquence il n'est à peu près jamais interrogé sur l'intégralité de son oeuvre, dont une large partie - notamment ses multiples contes et ses feuilletons - reste totalement ignorée. C'est cette large partie que l'on souhaite - modestement ici - mettre en valeur pour la première fois.
Après le bicentenaire de Dumas en 2002 et le dossier sur Frédéric Soulié dans notre numéro 26, Le Rocambole ne pouvait pas laisser passer l'année 2004 sans marquer l'anniversaire d'Eugène Sue, né en janvier 1804. Ce dossier est né de plusieurs envies. Depuis plusieurs années, Jean-Pierre Galvan et Jacques Papin rêvaient de consacrer un numéro de la revue à Eugène Sue sur lequel leurs recherches avaient débouché sur des découvertes importantes. Par ailleurs, Daniel Compère avait consacré un séminaire de recherche à Eugène Sue de 1998 à 2001 et suscité ainsi quelques travaux. L'année 2004 nous a amenés à organiser une " Journée Eugène Sue " à l'université de Paris III - Sorbonne nouvelle le 25 février 2004 (voir Le Rocambole, n°26, page 7), ce fut l'occasion de fédérer ces démarches et de prévoir la publication de ce volume. La matière de ce dossier se révéla si importante que nous avons décidé de réaliser un numéro double (renouvelant ce que nous avions fait pour notre dossier " Blyton-Buckeridge " avec le n°24-25). [...] Même si l'?uvre d'Eugène Sue la plus connue, Les Mystères de Paris, est évoquée sous l'angle des personnages féminins, nous tentons ici d'aborder des aspects moins connus de cette ?uvre : le journalisme et la critique de peinture, les nouvelles, l'éducation du héros, le théâtre avec les adaptations du juif errant et du Morne au diable, l'écrivain engagé des Mystères du peuple et sa suite, Les Mystères du Monde. A ces premiers articles qui correspondent aux contributions présentées le 25 février 2004 s'ajoutent d'autres travaux [...] Le Rocambole ne serait pas ce qu'il est sans la publication de documents et d'inédits. Deux bicentenaires se voient ainsi réunis grâce à une partie de la correspondance échangée entre eux deux : Eugène Sue et George Sand. Nous rééditons aussi un curieux article de Sue sur Ignace de Loyola. Comme il se doit pour ce numéro presque entièrement consacré à Sue, ce sont deux de ses textes que nous présentons dans les " Contes du Rocambole ". Le premier, intitulé Bataillon, n'a été jusqu'aujourd'hui publié qu'en Angleterre en 1848, et est donc inconnu des biographes et bibliographes d'Eugène Sue. L'autre récit que nous rééditions, Les Billes d'agate, présente l'intérêt d'être écrit peu après Les Mystères de Paris et en parallèle au juif errant, et, comme eux, comporte une violente dénonciation d'une société qui laisse toute une population misérable en marge. Nous espérons que ce dossier sera à la hauteur de notre ambition de faire le point de la recherche sur Eugène Sue, de dresser un bilan de l'image de son ?uvre et de relire tant ses romans connus que des textes oubliés. La Rédaction
C'est un éditeur qui est au centre du dossier de ce n° 101-102 et pas des moindres : Arthème Fayard ! Mais, diront ceux qui s'y connaissent, lequel ? En effet, la maison d'édition a été créée par Arthème Fayard en 1857, publiant essentiellement des ouvrages historiques et des romans par livraisons. Puis son fils, Arthème Fayard II lui succède en 1895 et va donner un véritable développement à la maison d'édition en créant de nombreuses collections et en lançant des périodiques. Nous nous arrêtons en 1920 car un seul dossier ne suffirait pas à évoquer l'intégralité des activités de la maison Fayard.
Et si les rôles étaient inversés ? Que les femmes prennent le pouvoir et imposent leurs droits, même par la force ? Trois jeunes femmes aux origines sociales différentes. Trois destinées brisées qui se rejoignent, liées par un même constat : elles sont victimes de leur genre. Ensemble, elles décident de se révolter et de rendre coup pour coup. Chasse aux hommes sexistes, expéditions punitives, escalade de la violence, leurs actions font du bruit. Un véritable mouvement, désorganisé et révolutionnaire, se généralise dans tout le pays. La chasse aux porcs est ouverte. La psychose s'installe. La presse se fait l'écho de leur lutte. Les autorités réagissent et face à l'ampleur de la situation, l'état d'urgence est déclaré.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
Schulman Sarah ; Burtin Zortea Julia ; Gross Josép
Dans cet essai, Sarah Schulman fait le pari de lier les relations intimes, les luttes contemporaines autour du racisme ou du sida et la politique internationale. Elle met en avant la persistance, ici et là, de fallacieuses accusations d'agressions mobilisées pour décliner la responsabilité de chacun dans une situation conflictuelle. Ce travail profond, aussi courageux qu'impertinent, montre comment la sanction et la répression prennent le pas sur l'auto-analyse à l'échelle individuelle et collective, et comment l'altérité sert de justification à la violence et à l'exclusion. En décrivant l'action de "groupes nuisibles" dans les mécanismes de l'engrenage de la violence, Schulman expose la manière dont les groupes affinitaires, les communautés, les familles, ainsi que les groupes religieux, ethniques ou nationaux tissent des liens à travers leur refus, partagé, de changer leur manière de se percevoir mutuellement. Elle montre également comment les comportements dominants et les comportements traumatisés se rapprochent par leur commune incapacité à tolérer les différences des autres. Le Conflit n'est pas une agression est un livre à la fois militant, géopolitique, témoignage historique et essai féministe. Pouvant aussi bien servir de manuel comportemental pour la vie en collectivité que de guide militant permettant de comprendre les grands enjeux sociétaux de ces dernières années, il analyse en détail des événements tels que le conflit israélo-palestinien, Black Lives Matter, ou encore la lutte contre le sida et fait remarquablement écho à des événements antérieurs à sa publication, comme l'affaire Weinstein et le mouvement Me too. Plus largement, cet ouvrage tente d'offrir des solutions à une question complexe : comment désamorcer un conflit ? En distinguant le conflit de l'agression, Sarah Schulman revalorise la notion même de conflit et lui offre une valeur tant ontologique que symbolique. Loin de constituer une agression, celui-ci doit être mis en avant comme une façon d'entamer le dialogue entre les différentes strates constituant la société, en dépit des questions de nationalité, classe sociale, race et/ou genre.
Face à l'imbrication de problématiques écologiques, économiques et sociales, des lieux cherchent des alternatives, explorent et défrichent de nouveaux usages, dans le prolongement de la théorie des tiers lieux. Loin de donner une définition unique de ces lieux, appelés ici lieux infinis - car ouverts, possibles et non finis -, cet ouvrage éclaire les processus, les engagements et les modes de gouvernance qui s'y entremêlent, mais également les problématiques philosophiques et politiques qui les traversent. Du déjà-là au faire soi-même, ces lieux et leurs acteurs réactualisent les notions de commun, de valeur et de convivialité. Ils ouvrent des perspectives protéiformes, subversives et indéfinies qui renvoient au rôle social de l'architecture et de l'architecte, capables de proposer et d'accompagner d'autres formes de vie, d'appropriation et de partage de l'espace. Encore Heureux présente dix situations particulières qui ne portent pas de dénomination générique, puisqu'elles ne sont pas réductibles à une seule fonction. Elles sont remarquables car expérimentales, et donc difficilement reproductibles. Les lieux infinis cultivent et croient au mélange des genres, des activités et des publics. Ils construisent en ouvrant sur l'imprévu et créent des possibles à venir.
Pour une vie épanouie et en bonne santé, apprenons à faire de beaux cacas. Textures, couleurs, formes... Un livre illustré pour comprendre vos excréments et vivre un transit heureux. Apprenez à connaître vos excréments, ils vous le rendront au centuple.