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Napoléon III et le second Empire
Bruyère-Ostells Walter
VUIBERT
18,30 €
Épuisé
EAN :9782711744282
Qui est Napoléon III ? Le responsable du désastre de Sedan ? L'homme généreux qui voulait rendre les Français heureux ? Le monstre taciturne dépeint par Victor Hugo ? Ce personnage a connu l'un des destin les plus prodigieux de l'histoire de France : exilé, prisonnier, député, premier président de la République, empereur des Français avant d'être à nouveau exilé... il a suscité pendant longtemps un sentiment d'exécration et de rejet de la part des Français. Cette vision historiographique négative, datant de la troisième République, semble enfin dépassée. Aujourd'hui, la modernité de cet homme séduit à nouveau. Napoléon III acquiert une respectabilité tardive mais enfin reconnue. Champion du progrès économique, industriel et bancaire, inspiré par des idéaux humanistes, parfois teintés de socialisme, " Napoléon le petit " pense sincèrement faire le bien des Français, n'hésitant pas pour cela à bouleverser et redessiner le territoire national. Le second Empire est le fruit de la révolution de 1848 et de l'obstination d'un homme qui est parvenu à concilier suffrage universel et gouvernement personnel en implantant un régime qui restera comme une tentation constante de la politique française. Si le bonapartisme naît avec le premier Bonaparte, c'est Napoléon III qui le théorisera le mieux et le second Empire qui l'appliquera. Aujourd'hui encore nos institutions restent profondément marquées par ce courant politique.
Extrait Extrait de l'introduction Le 16 septembre 2007, les contractors de Blackwater tuent 17 civils et en blessent 24 autres sur la place Nisour à Bagdad. Cet événement cristallise les critiques sur le retour des mercenaires sur des théâtres d'opérations militaires. En France, l'opinion publique et les observateurs avertis sont particulièrement sévères envers ces formes de «privatisation de la guerre», expression (en partie impropre) couramment utilisée pour désigner l'évolution observée en Irak. Il faut mettre en lien cette réticence française avec deux observations connexes. La première est de rappeler que des Français ont déjà servi dans ces «armées privées» dans l'État anciennement baasiste. La seconde est de constater que notre vision est relativement marginale au sein des grandes puissances militaires (il est vrai que les armées françaises n'ont pas pris part à la coalition intervenue en Irak) et qu'elle relève d'une culture spécifique. Le rejet hexagonal des sociétés militaires privées (SMP) provient de l'attachement au soldat-citoyen ancré dans les mentalités depuis la Révolution française. Il est encore très puissant aujourd'hui car il a été réactivé par le souvenir beaucoup plus récent de l'intense activité des mercenaires français au cours de la guerre froide. Cette action a été symbolisée par la figure de Robert dit Bob Denard. Or, il meurt en cette même année 2007. On a pu y voir le symbole d'un passage d'un «mercenariat Beaujolais», artisanal et devenu anachronique, qu'il aurait incarné, à une nouvelle forme plus entrepreneuriale portée par les Anglo-Saxons. En fait, le terme de «mercenaire» a toujours renvoyé à des réalités différentes selon les époques. La première est l'agrégation d'une troupe aux forces étatiques, comme les gardes de chefs d'État. Des Écossais à partir du XVe siècle et des Suisses à partir de 1616 assurent ainsi la protection des rois de France jusqu'en 1830. La situation des cadres français de la Garde présidentielle (GP) aux Comores entre 1978 et 1989 peut être rattachée à ce type de situation. L'histoire a également connu des formes entrepreneuriales : condottieri de la Renaissance, armées de Wallenstein ou Tilly pendant la guerre de Trente Ans. Dans d'autres contextes historiques, politiques et socio-économiques, ce sont des combattants assez comparables aux SMP et entreprises de services de sécurité et de défense (ESSD) déployées en Afrique dans les années 1990 ou en Irak au début du XXIe siècle. Ces mutations sur le long terme rendent difficile la formulation d'une définition courte du mercenariat. Au sens premier, le terme latin mercenarius désigne un «soldat loué contre de l'argent» ou un «domestique que l'on paie». Aujourd'hui, nous dirions plutôt qu'il s'agit d'un prestataire de service qui met à la disposition de son employeur (étatique ou privé) une force armée. Cette définition très englobante ne fait pas de distinction entre des configurations pourtant très différentes. Elle laisse en creux la question de la participation de ces prestataires à des combats, des règles auxquels ils sont astreints, de leur degré de rattachement à une chaîne de commandement externe à celle de la troupe mercenaire... Ce flou s'explique par la définition très tardive dans le droit international. Elle se construit au cours de la période qui nous intéresse, du protocole additionnel aux conventions de Genève du 8 juin 1977 à la Convention internationale contre le recrutement, l'utilisation, le financement et l'instruction de mercenaires, rédigée par l'ONU en 1989. Cet effort de mise en place d'une définition juridique du mercenariat indique ainsi une nécessité nouvelle de légiférer. Elle inclut une catégorie très restreinte d'acteurs, excluant une large partie du phénomène qu'elle est censée désigner dans l'imaginaire collectif. Nous verrons en quoi l'action des soldats de fortune français a motivé ces avancées du droit international.
De ses premiers exploits militaires à son exil à Sainte-Hélène, ce livre retrace l'histoire du premier Empereur, fondateur de l'Etat français, des institutions contemporaines et du nationalisme européen. C'est ainsi que se dévoile progressivement Napoléon, tour à tour révolutionnaire, puissant, séducteur, brillant. Auteur de grandes batailles, mais aussi de grandes réformes, l'homme politique le plus populaire des Français continue à se refléter dans le Dôme des Invalides.
Les paladins de l'épopée napoléonienne. L'ouvrage retrace l'histoire et le parcours, souvent romanesque, des maréchaux du Premier Empire. Il ne s'agit pas de présenter successivement les 26 maréchaux, ou de privilégier les plus connus, mais de dresser un portrait collectif, vivant et complet de ces " paladins " de Napoléon. Les maréchaux illustrent la conduite de la guerre à cette époque mais aussi la transformation des élites après la Révolution. Issus d'écoles d'officiers d'Ancien Régime pour partie, parvenus jusqu'à la fonction la plus prestigieuse du monde militaire, les compagnons d'armes de Napoléon lui servent de modèle pour incarner le modèle méritocratique qu'il affirme vouloir mettre en place. Le parti pris de l'ouvrage est de construire une analyse en trois temps. Le premier est un véritable récit ; leurs parcours de vie sont retracés de façon croisée en les regroupant en cinq catégories (vieux héros, guerriers flamboyants, profiteurs ambitieux, hommes de sang-froid, maréchaux relégués, oubliés et maudits). Une seconde partie les resitue dans les moments-clés de l'histoire militaire de la période, en entrant dans le détail de leur action sur les champs de bataille d'Austerlitz, Wagram, Waterloo ou sur d'autres théâtres. Enfin, l'auteur les replace dans leurs différentes fonctions : combattante dans une approche anthropologique, administrative, de courtisan mais aussi en éclairant les autres aspects de la vie de ces nouveaux représentants des élites (mariage et construction de lignages, constitution de domaines fonciers...). Par cette approche chronologico-thématique, histoire militaire autant qu'histoire sociopolitique, l'ouvrage éclaire et renouvelle ce sujet que l'on croyait connaître.
Début des années 1960 : en pleine décolonisation du Congo belge, la sécession du Katanga provoque la première concentration de combattants étrangers, qui affluent par centaines. Parmi ces " chiens de guerre ", les Français sont les plus actifs. Ils entament une sorte d'âge d'or, une succession de coups de main et de coups d'Etat qui s'étend sur tout le continent et les verra notamment prendre le contrôle des Comores de 1978 à 1989. Pendant toute la guerre froide, les " Affreux " (comme les surnomme la presse) servent clandestinement les intérêts d'anciennes puissances coloniales désireuses de conserver une forte influence en Afrique. Leur chef, Bob Denard, fait l'objet d'une forte médiatisation. Pour la première fois, ce livre étudie dans son ensemble le groupe des 147 mercenaires français : ses origines, ses personnalités marquantes, ses dissensions, son mode de vie, son rapport à l'argent, etc. Grâce aux archives privées de Bob Denard, dévoilées pour la première fois, grâce aussi à de nombreux témoignages, l'auteur nous plonge, loin des clichés, dans la vie quotidienne de ces hommes qui vont de conflit en conflit. Certains fuient un passé trouble, d'autres sont de bons pères de famille. Plusieurs cultures et générations s'entrecroisent : les baroudeurs, les " corsaires de la République ", les " gangsters ". Fers de lance de la lutte anticommuniste, relais des réseaux occultes de la Françafrique avant d'être désavoués par Paris, alternant fortune, gloire et défaites, les " affreux " ne trouvent plus leur place dans le monde post-guerre froide : ils seront bientôt remplacés par les sociétés militaires privées de type anglo-saxon.
L'histoire de Vichy ne s'arrêtera jamais. Trop de dissimulations et de mensonges ont fini par engloutir les mémoires. Yves Pourcher a fouillé au cœur de cet entrelacs. Il a traqué des personnages et reconstitué leurs parcours. Les flashs claquent sans cesse tout au long de son enquête : - Pétain a-t-il voulu faire assassiner Laval le 13 décembre 1940 ? - Combien gagne Simone Signoret quand elle travaille au journal collabo Les Nouveaux Temps ? - Que fait Paul Morand au cabinet Laval ? - À quoi joue Gaston Bergery à Ankara ? - Qui est Wladimir Sokolowsky, cet agent double à la solde des nazis et des Soviétiques ? - Comment, après sa condamnation à mort, Laval a-t-il pu obtenir une ampoule de cyanure pour mettre fin à ses jours ? - Et pourquoi sa fille est-elle reçue, après la guerre, à l'ambassade d'Israël ? Toutes ces révélations nous intriguent ou nous bouleversent. Comme si, dans ce théâtre crépusculaire, les ombres s'étaient soudain mises à parler.
Résumé : Amis des mots, phobiques de l'orthographe et amateurs de la langue de Molière vont se frotter les mains : Muriel Gilbert est de retour avec un livre malin, ludique et désopilant pour tous les amoureux du français. En une centaine de chroniques, la plus célèbre des correctrices distille ses petits conseils et déchiffre les excentricités de notre langue. Elle tente par exemple de nous réconcilier avec la ponctuation, fait le point sur ce qu'on appelle les signes diacritiques, ou lève le voile sur les mystères de l'impératif. Le tout en répondant à un tas de questions que l'on n'oserait jamais se poser : comment accorder le pronom "on" ? Faut-il dire "c'est les vacances" ou "ce sont les vacances" ? Pourquoi écrit-on "finiS ta soupe", mais "mangE ta soupe" ? Des textes aussi courts qu'éclairants qui mettent la langue française et ses mystères à la portée de tous.
Phillips Tom ; Amico Géraldine d' ; Videloup Laure
Résumé : Reconnaissons-le, l'histoire de l'humanité est un enchaînement de bévues, de bourdes, de mauvais choix, de quiproquos et de bêtises. Depuis Lucy tombée de son arbre là où l'on retrouva ses ossements jusqu'à ces soldats qui, se croyant attaqués par l'ennemi, décimèrent leurs propres troupes au cours d'une folle fusillade, sans oublier les ingénieurs de la Nasa qui s'emmêlèrent les pinceaux lors de la conception d'une sonde spatiale, notre histoire est remplie d'erreurs, graves ou modestes, mais souvent hilarantes. A l'heure où la planète risque de devenir inhabitable par notre propre faute, où un homme d'affaires incompétent préside aux destinées de la première puissance mondiale et où l'intelligence artificielle pourrait commettre des erreurs guère... artificielles, Tom Phillips nous raconte tous ces moments, souvent injustement oubliés, où quelqu'un s'est exclamé : "Et merde ! "