Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Proust, voir l'invisible
Brusson Christine
KIME
28,01 €
Épuisé
EAN :9782380721058
Proust inédit. Un Proust fréquentant les voyantes dès l'enfance, un Proust décrit par ses amis comme un visionnaire, un Proust se disant voyant comme Rimbaud en son temps. Si la voyance a disparu de notre horizon mental, nous ne pouvons ignorer que Proust fut troublé très tôt par ce don et qu'il y croyait. Approcher ce sens spécial, cerner le lien qu'il eut avec la voyance, les interactions mystérieuses qu'il établit entre sa vie et son oeuvre, nous permettent de mieux comprendre qui il fut, ce qu'il rechercha à travers l'écriture et, comment il composa sa Recherche. Sans a priori, Christine Brusson traque cette faculté de voir dans l'invisible grâce à un outil de recherche de mots dans l'oeuvre proustienne. Elle construit à partir de fragments des champs thématiques, révèle des associations cachées, remet en lumière des passages essentiels jamais cités. Aussi une large audience est donnée aux Esquisses préparatoires pour éclairer le texte définitif. Après Proust, Contre-enquête (Classiques Garnier) ce nouvel essai traverse cette profondeur obscure de l'écriture, entraînant le lecteur sur la voie d'une pensée sauvage, magique et perméable au psi, qui a été évacuée par la critique et qu'il est utile et passionnant d'interroger.
Résumé : Dans Les Dessous de la Littérature, Christine Brusson réinvente le pastiche d'une manière originale et inédite. Ses textes écrits "à la manière de..." font plus que parodier notre littérature, ils en libèrent toute la charge érotique. C'est en effet à travers le prisme du sexe - pensé, rêvé ou accompli - que l' "hypocrite lecteur" va redécouvrir Chrétien de Troyes, Charles d'Orléans, Montesquieu, La Bruyère, Pascal, la comtesse de Ségur, Jules Verne, Marcel Proust... Les oeuvres dépoussiérées sont descendues de leur piédestal, brisent les tabous du sexe et délivrent - enfin ! leurs fantasmes. Christine Brusson a eu cette audace : pénétrer la matière textuelle de trente-deux oeuvres classiques et en écrire la scène ou le fragment qui manquait. Chaque auteur et pastiche sont présentés avec humour. Ce volume savoureux soulève les dessous de la littérature pour nous enchanter.
Paris 1837. Quel curieux destin que celui du petit Alexis qui, mordu par un chien, devient somnambule extralucide, comme on dit à l'époque! Ce don prodigieux, c'est son magnétiseur et mentor Marcillet qui va le porter au plus haut. Il exhibe le garçon en province, en Angleterre, à Paris. Alexis, roi des espaces, des déambulations merveilleuses, voit tout, devine tout, retrouve tout, résout tout, dans le temps et l'espace. C'est bientôt la gloire et la fortune, même si certains doutent et ricanent. Des femmes passent dans la vie du voyant: Mina, la petite bonne, Eugénie, la cartomancienne, Rose, l'actrice. Il y a aussi Delaage, avec son étrange baignoire. Alexandre Dumas veut rencontrer le prodige. Cela tombe bien: Alexis, las de tant de séances de magnétisme et de voyages entre deux mondes, veut faire du théâtre. Mais c'est la maladie qui le guette et les temps changent. La vogue des tables tournantes détrône le magnétisme, Méliès invente le cinématographe... Biographie de l'auteur Dans ce premier roman étonnamment maîtrisé, Christine Brusson nous parle des turbulences de l'âme et des intermittences de l'esprit à travers un destin singulier: qui de nous ne serait pas touché?
La figure du voyageur-philosophe est volontiers associée aux récits de l'âge classique, qu'elle emprunte la forme de la fiction ou celle du témoignage autobiographique. Descartes fonde sa philosophie de la méthode sur l'expérience de l'errance et de l'exil ; jusqu'au XVIIIe siècle, le Voyage philosophique accompagne les grandes découvertes et l'ambition encyclopédique de recenser tous les territoires, les modes de gouvernement et les aires linguistiques. Les liens entre voyage et philosophie semblent ensuite se distendre, au fur et à mesure que s'autonomise la littérature et que se développent la promenade romantique et le voyage d'agrément. Mais peut-on réellement parler d'une fin, ou du moins d'une éclipse du voyage philosophique, et ce phénomène coïncide-t-il avec la fracture historique qui fait éclater le système des Belles-lettres où littérature, histoire et philosophie étaient encore unies ? Le présent ouvrage se propose d'interroger le devenir du voyage philosophique à partir du XIXe siècle et les formes de sa résurgence, à la fois du côté de la littérature et de la philosophie, dans un esprit de dialogue entre les disciplines. De Friedrich Nietzsche, qui élabore sa philosophie de l'esprit libre à partir de ses voyages, à Bruce Bégout, qui revisite la figure du philosophe-voyageur sous la forme du nomade motorisé, la pensée philosophique ne cesse d'être stimulée par l'errance ou d'orienter celle-ci. Y a-t-il lieu de distinguer une écriture philosophique et une écriture littéraire du voyage, et quelle est la place de l'expérience et du vécu, de la description ou de la conceptualisation, selon l'identité ou le champ de compétences que revendique le voyageur ? Voyager en philosophe renvoie aux multiples façons de décentrer l'écriture et la pensée, y compris pour proposer ce que Pierre Macherey appelle une "philosophie littéraire" : que fait la littérature de voyage à la philosophie, et inversement, que fait la philosophie à la littérature de voyage ?
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Dans le sillage de Flaubert sont nées, dans tous les domaines artistiques, des adaptations et des créations multiples, reflétant la réception contrastée de son oeuvre de par le monde : le cinéma, le théâtre, la musique, l'opéra, la bande dessinée, nous offrent aujourd'hui une très large palette d'intertextes attestant la vitalité d'une oeuvre constamment lue, relue, réécrite, traduite, retraduite, bref, constamment (ré)interprétée, en vertu d'intentions parfois contrastées, méritant une étude attentive, en vertu peut-être aussi de l'inquiétude fondamentale qui traverse l'oeuvre de Flaubert et dont ces postérités sont, chacune à leur manière, les échos entêtants. L'étude de ces "dérivés" flaubertiens révèle aussi bien les procédés d'actualisation de la filiation ainsi revendiquée, que les singulières métamorphoses induites par les lectures de Flaubert en d'autres langues et au sein d'autres cultures. Ce volume rassemble les travaux de chercheurs internationaux, qui, à l'étranger et en France, nous offrent un vaste panorama de ces créations.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.