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Le génie du sexe
Brusson Christine
DES EQUATEURS
17,00 €
Épuisé
EAN :9782849902202
Peut-on aujourd'hui parler de sexe sans tomber dans l'hystérie de la pornographie ou de la pudibonderie? Faire que le sexe échappe à la société de consommation et aux suppléments des magazines féminins. Écrire sur le sexe d'une façon poétique et précise c'est-à-dire nommer les sensations, les secrets, les fantasmes tel est le pari de Christine Brusson qui fait du sexe une musique pour réenchanter le monde.Aussi en écrivain, elle part de sa propre vie, de sa découverte du sexe, de ses expériences pour tenter de l'approcher le plus justement, le plus calmement. Ici, la mémoire, le temps, le sexe, et l'amour se confondent dans la même innocence. Proust, Larbaud, DH Lawrence, Orwell s'y côtoient pour parler du plaisir et du désir dérobés chez la femme.Ce récit magnifique, tenu par le style, est un acte de courage, une façon de mettre son corps à nu. Il est le point de vue d'une femme mais il est riche d'enseignement sur pour les hommes. Car il ne s'agit ni d'idéaliser la femme ni de la caricaturer, mais d'écrire sur le corps d'aujourd'hui.
Quel artiste Proust a-t-il été et comment a-t-il trouvé son écriture ? L'enquête de l'auteur comporte trois volets : Proust, Contre-enquête (Editions Classiques-Garnier, 2018) pose l'hypothèse d'un trauma et de traits autistiques. Proust, Voir l'invisible (Editions Kimé, 2023) interroge la place de la médiumnité et de la voyance dans sa démarche artistique. Dans ce troisième volume Proust, Ecrire le vivant, explore le dialogue que l'artiste tisse avec le vivant en montrant la manière singulière dont il le traduit dans sa langue. La pierre de touche de l'oeuvre est ce défi à l'intelligence et à la rationalité, une valeur sacrée dans son milieu, à laquelle pourtant il résiste. Malgré l'excellence de ses dons, il peine à devenir quelqu'un, adopte un mode de vie intuitif et désintéressé dans le défi de la non-puissance. Cette écriture du vrai comme vivant entre en résonance avec la crise écologique que nous vivons. Simplement et dans la plus grande humilité, Proust nous invite à changer notre regard, à résister aux sirènes pour entrer dans la vraie vie.
Née en 1963 dans le Berry, Christine Brusson a suivi des études de lettres et d'architecture à Paris. Après avoir enseigné la littérature, elle s'est consacrée à l'art du chantier et à l'écriture.
Rénover son intérieur n'est pas inaccessible. Loin d'être chasse gardée des professionnels, la rénovation peut aussi être à votre portée si vous en avez la motivation nécessaire et si vous êtes bien conseillé. Inutile en effet de vous jeter corps et âme dans le réaménagement de votre salle de bains ou de votre cuisine si vous ne partez pas avec quelques bons conseils sous le bras: vous vous fatiguerez avant de voir briller vos murs et carrelages! Rien de tel qu'un bon guide pour vous diriger dans votre nouveau rôle de chef de chantier! Comment s'y prendre? Par quoi commencer? Comment faire pour rénover sans causer de dégâts et quelles connaissances faut-il avoir? Vous trouverez dans cet ouvrage les clés indispensables pour rénover entièrement votre intérieur... Du gros ?uvre (casser et monter ses cloisons, faire ou rénover son installation électrique, sa plomberie...) aux finitions, vous saurez tout sur le bon déroulement de votre chantier: l'ordre, la durée, la difficulté, les astuces, le coût, les bons plans... Un guide indispensable à glisser dans sa caisse à outils!
Résumé : Pendant de nombreuses années, nous avons observé les belles-mères comme d'autres étudient la médecine ou collectionnent les timbres. Nous les avons écoutées et restituons aujourd'hui avec humour leurs exigences parfois farfelues. Ce guide, publié pour la première fois en 1937, vous aidera à remplir votre rôle à la perfection.
Aucun poète ne nous a laissé autant de vers mémorables. Aucun écrivain n'a mieux parlé de l'amour, du spleen, du voyage. Pour lui, l'été fut celui de l'enfance, saison à jamais révolue, paradis perdu que sa poésie voudrait retrouver. Moderne et antimoderne, Baudelaire reste notre contemporain, même si certaines de ses opinions peuvent nous scandaliser. Il détesta le progrès, s'intéressa à la photographie pour la disqualifier, songea à se suicider parce que les journaux multipliaient leur tirage, affronta le Mal éternel. L'oeuvre de cet homme blessé - poésie en vers et en prose, critique d'art et critique littéraire, fragments intimes, satires et pamphlets - fut d'abord condamnée pour ses provocations. Elle rejoignit bientôt les classiques. Baudelaire, qui admirait Delacroix et Manet, fut l'un des plus lucides observateurs de la désacralisation de l'art dans le monde moderne. Dandy, ami des chiffonniers, il fut l'être de tous les paradoxes et de toutes les originalités. "A sauts et à gambades", comme dans Un été avec Montaigne, Antoine Compagnon nous fait relire Les Fleurs du Mal et Le Spleen de Paris. En trente-trois chapitres, il nous invite à partager un Baudelaire inclassable et irréductible.
Résumé : L'Iliade est le récit de la guerre de Troie. L'Odyssée raconte le retour d'Ulysse en son royaume d'Ithaque. L'un décrit la guerre, l'autre la restauration de l'ordre. Tous deux dessinent les contours de la condition humaine. A Troie, c'est la ruée des masses enragées, manipulées par les dieux. Dans l'Odyssée on découvre Ulysse, circulant entre les îles, et découvrant soudain la possibilité d'échapper à la prédestination. Entre les deux poèmes se joue ainsi une très violente oscillation : malédiction de la guerre ici, possibilité d'une île là-bas, temps des héros de côté là, aventure intérieure de ce côté ci. Ces textes ont cristallisé des mythes qui se répandaient par le truchement des aèdes dans les populations des royaumes mycéniens et de la Grèce archaïque il y a 2500 ans. Ils nous semblent étranges, parfois monstrueux. Ils sont peuplés de créatures hideuses, de magiciennes belles comme la mort, d'armées en déroute, d'amis intransigeants, d'épouses sacrificielles et de guerriers furieux. Les tempêtes se lèvent, les murailles s'écroulent, les dieux font l'amour, les reines sanglotent, les soldats sèchent leurs larmes sur des tuniques en sang, les hommes s'étripent et une scène tendre interrompt le massacre pour nous rappeler que les caresses arrêtent la vengeance. Préparons nous : nous passerons des fleuves et des champs de bataille, nous serons jetés dans la mêlée, conviés à l'assemblée des dieux, nous essuierons des tempêtes et des averses de lumière, nous serons nimbés de brumes, pénétrerons dans des alcôves, visiterons des îles, prendrons pied sur des récifs. Parfois, des hommes mordront la poussière, à mort. D'autres seront sauvés. Toujours les dieux veilleront. Et toujours le soleil ruissellera et révèlera la beauté mêlée à la tragédie. Des hommes se démèneront pour mener leurs entreprises mais derrière chacun d'eux, un dieu veillera et jouera son jeu. L'Homme sera-t-il libre de ses choix ou devra-t-il obéir à son destin ? Est-il un pauvre pion ou une créature souveraine ? Les poèmes auront pour décor des îles, des caps et des royaumes dont un géographe, Victor Bérard, effectua dans les années 1920 une très précise localisation. La Mare Nostrum est ce haut lieu d'où a jailli l'une des sources de notre Europe, qui est la fille d'Athènes autant que de Jérusalem. Mais une question nous taraude. D'où viennent exactement ces chants, surgis des profondeurs, explosant dans l'éternité ? Et pourquoi conservent-ils à nos oreilles cette incomparable familiarité ? Comment expliquer qu'un récit de 2500 ans d'âge, résonne à nos oreilles avec un lustre neuf, un pétillement aussi frais que le ressac d'une calanque ? Pourquoi ces vers paraissent-ils avoir été écrits pas plus tard qu'aujourd'hui, par un très vieux poète à la jeunesse immortelle, pour nous apprendre de quoi seront fait nos lendemains ? En termes moins lyriques (Homère est le seul maître en la matière) d'où provient la fraîcheur de ce texte ? Pourquoi ces dieux et ces héros semblent malgré la terreur qu'ils inspirent et le mystère qui les nimbe, des êtres si amicaux ?
Chaque fois qu'une tempête s'annonce dans l'Histoire, on convoque Machiavel, car il est celui qui sait philosopher par gros temps. En effet, depuis sa mort en 1527, on ne cesse de le lire, et toujours pour s'arracher à la torpeur. Mais que sait-on de cet homme hormis le substantif inventé par ses contempteurs pour désigner cette angoisse collective, ce mal politique, le machiavélisme ? Né dans une république de princes, la Florence oligarchique de la Renaissance et de Savanarole, Machiavel est très tôt sensible à la politique. Premier secrétaire de la Seconde chancellerie, historien, dramaturge, poète, philosophe, politologue avant l'heure, admirateur des peintres, des ingénieurs, des médecins et des cartographes, incorrigible provocateur, Machiavel est surtout un très fin spectateur. En Europe, il voyage, scrute les rapports de force qui meuvent les hommes, renifle les remugles du pouvoir. Il s'étonne de voir, qu'en France, Louis XII tient son peuple d'une main de fer et que ce dernier ne l'en aime que davantage. Peu à peu, l'homme aiguise son style. Chez lui, tout est bon pourvu que l'on puisse exercer l'art du mot juste, " la vérité effective de la chose " : " L'amour est préférable, mais la force, parfois, inévitable ". La chance de Machiavel est d'avoir toujours été déçu par les hommes d'Etat qu'il a croisés sur son chemin. C'est pour cela qu'il a dû inventer son Prince de papier. Si le livre s'attache à dissocier l'action politique de la morale commune, la question demeure aujourd'hui encore de savoir, non pas pourquoi, mais pour qui écrit Machiavel. Pour les princes ou pour ceux qui veulent leur résister ? Et qu'est-ce que l'art de gouverner ? Est-ce celui de prendre le pouvoir ou celui de le conserver ? Qu'est-ce que le peuple ? Peut-il se gouverner lui-même ? Pensez-vous que les bonnes lois naissent de législateurs vertueux ? La fin peut-elle justifier les moyens ? Au-delà de conseils cyniques aux puissants, Machiavel s'interroge en profondeur sur l'idée de la souveraineté populaire car " le peuple connaît celui l'opprime ". Avec verve et une savoureuse érudition, Patrick Boucheron nous éclaire sur cet éveilleur inclassable, visionnaire et brûlant comme un soleil d'été sur la terre toscane. Et avec lui, nous écoutons Machiavel, comme tous les autres avant nous, au futur. Un été avec Machiavel est à l'origine une série d'émissions diffusées pendant l'été 2016 sur France Inter.