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La jeune fille de Londres. suivi de La barque
Brunet Jean-Philippe
LAZARE CAPUCINE
15,00 €
Épuisé
EAN :9791096673575
Etre peintre amateur et s'appeler Maurice De Vlaminck. On en sourit parmi ses amis. Lors d'un voyage professionnel à Londres, cet architecte parisien tombe amoureux d'une jeune anglaise pleine de fraîcheur et de spontanéité. Avec elle, il va fréquenter le milieu artistique londonien. Sa vie va être bouleversée. Ses allers et retours entre Londres et Paris, où il vit avec sa femme, Catherine, simplement, qui possède une galerie, et sa fille Miche, sortant de l'adolescence et détestant son prénom trop "ferroviaire", déclenchent une introspection, qui va le porter à écrire, enfin. Avec les références au Voyage autour du monde de Bougainville, discret et subtil fil rouge, ce récit nous promène dans le milieu des galeries, vernissages, ateliers, musées, où se percutent deux histoires d'amour : l'une, éphémère et romantique, l'autre, mature et profonde. Une tante qui a des souvenirs, un grand-père qui a des secrets, un instituteur amoureux de la rivière, une serveuse de café aux yeux rêveurs, une forêt profonde, un lac mystérieux : tel le papillon de nuit qui tourne autour de la lampe qui va le brûler, le, jeune homme venu de, Paris, enfant du pays de retour parmi les siens, s'efforce de toucher du doigt le mystère qui entoure ces personnages taiseux, icônes vivantes du pays du Haut-Bugey. Finalement, il n'aurait pas dû déplacer cette barque.
Il arrive que l'on passe à côté d'une toile de Marquet comme on passe un moment de sa vie, sans s'y arrêter. C'est que, chez lui, la durée interne participe au mécanisme de la perception. Les angles s'arrondissent par l'habitude de regarder, un pâté de maisons chancelle, les tours de Notre-Dame s'amollissent, le quai Saint-Michel sort des brumes en s'étirant. Bientôt, pour Marquet comme pour Bergson, percevoir finit par n'être plus qu'une occasion de se souvenir. L'insinuation de la mémoire du quotidien confère ainsi à la peinture de Marquet cette cordialité pour le réel qu'avec Georges Besson tout le monde s'accorde à lui reconnaître. Or, c'est très tôt que Marquet a découvert ce que Pierre Schneider dans son Matisse appelle "la formule prodigieusement subtile qui lui permit d'échapper à l'impressionnisme sans qu'on s'en aperçût". Cerner cette formule aux multiples facettes fait l'objet de Autour de Marquet.
Un matin d'hiver brumeux, nous embarquons dans Paris inondé à la suite du convoi funèbre qui conduit Véra jusqu'à sa dernière demeure. Véra, l'une des plus belles femmes de ce Paris fin de siècle, descendante présumée de l'assassin Poltrot de Méré, était à la tête de l'Ordre de l'Aube d'Or... Ses amis sont là, qui accompagnent son cerceuil au fil de la Seine dont les berges ont rompu. Une fanfare joue le Requiem de Mozart. Tandis que plane toujours l'ombre d'Aleister Crowley, celui qu'on appelait " la Bête ", évincé par l'Ordre dix ans plus tôt, Le dernier jour de la Golden Dawn nous découvre, dans la lumière désastreuse de la grande crue de 1910, le crépuscule d'une époque qui croyait en l'homme au-delà de ce qu'il était raisonnable d'espérer.
A Rome, le pape Innocent VIII est assiégé de problèmes qui mettent le Saint-Siège en danger. De son côté, pour protéger la république de Florence, ses intérêts, et sa propre personne, Laurent de Médicis a besoin d'avoir un espion au Vatican. Mais tous ceux qu'il envoie se font découvrir. Pourquoi ne pas envoyer à Rome un imbécile ? Le Goffo, artiste florentin, gaffeur... Le Goffo est un roman en deux parties dont l'action se situe en Italie à la fin du XVe siècle. En 1490, à Rome, le pape Innocent VIII est assiégé de problèmes : la guerre avec le royaume de Naples, la menace des Turcs, les caisses vides, sa santé défaillante, autant de périls qui mettent le Saint-Siège en danger. Pour protéger la république de Florence, les intérêts de sa banque, et sa propre personne victime d'un attentat récent, Laurent de Médicis a besoin d'avoir un espion au Vatican. Mais tous ceux qu'il envoie se font découvrir. Pourquoi ne pas envoyer à Rome un imbécile ? suggère alors son secrétaire faisant allusion au Goffo, un artisan florentin dont la dernière gaffe fait s'esclaffer tout Florence. Tourné en ridicule, le panneau qu'il vient de peindre à l'insu de son maître provoque néanmoins un miracle drolatique, et Laurent de Médicis entrevoie l'usage qu'il peut faire de l'ingénu. Ebahi par Rome, le Goffo découvre une ville salle au bord du chaos, mais une cuisinière d'auberge lui ouvre les yeux et son lit. Si la mission qu'on lui a confiée se heurte à un obstacle, elle lui donne accès au Vatican où on l'engage pour de menus travaux. Circulant dans le vieux palais labyrinthique, le Goffo surprend les affrontements entre les cardinaux, entend le pape gémissant qui se plaint à son paon, et met à jour la naissance d'un complot, autant d'événements historiques qu'il rapporte au maître de Florence dans un langage qui n'appartient qu'à lui.
Résumé : Au début du dix-septième siècle, le narrateur, formé par les jésuites à Rome et miné par le mal vénérien que lui a transmis la courtisane Isabella, est un peintre manqué. Mais dans sa jeunesse il a connu Tommaso Dovini (1601-1637) que le ténébrisme de sa palette et la violence de son tempérament ont fait surnommer Caravaggino. Brillance du souvenir, amertume du regret, et lancinance du mal colorent ce récit de la Rome baroque où la ferveur de la spiritualité le dispute à la passion dévorante pour la peinture.
Le début du vingtième siècle voit se développer en Russie un extraordinaire courant de renouveau de l'art. Tous les domaines sont concernés : littérature, peinture, danse, musique. Des noms prestigieux apparaissent au firmament de la culture mondiale et ne l'ont pas quitté depuis : Chagall, Kandinsky, Malevitch, Stravinsky, Akhmatova, Nijinsky, Pavlova, Rachmaninov, Karsavina, Maïakovski, Pasternak… Cette période lumineuse est connue sous le nom d'Age d'Argent, faisant écho à l'Age d'Or de l'époque de Pouchkine. Ce bouleversement artistique va s'accompagner d'un changement social sans précédent et ces artistes vont tous être confrontés à la Révolution de 1917.
Dès le second siècle, ce sont des pasteurs venus de l'Orient, des proches des tout premiers témoins comme Irénée de Lyon par exemple, qui avait connu Polycarpe de Smyrne, proche de l'apôtre Jean, qui évangélisent notre pays. L'histoire qu'ils racontent est encore bien vivante dans leur coeur et fait briller leurs yeux. Cette histoire, il faut la transmettre dans une langue qui puisse être comprise. Le grec pour les pauvres gens, le langage du coeur pour les Gaulois ruraux, ceux qui ont encore la nostalgie des anciens druides, d'une vieille spiritualité qui ne s'écrivait pas dans les livres, mais qui se vivait dans le monde et dans la nature. Comme le disait Olivier Clément, l'Orient et l'Occident sont les deux poumons de l'Eglise. Deux poumons et deux langues. Un même souffle venu de l'Orient.
Le miracle n'est pas magie, mais émerveillement du monde et des éléments qui le composent. L'homme, aujourd'hui, rencontre l'invention d'une nouvelle symbolique qui traduit son rapport avec ce qui essentiellement le fait homme ; ou, plus profondément, le fait "A ChristA ", c'est-à-dire "A homme en DieuA ", archétype d'une synthèse possible entre le ciel et la terre, le créé et l'incréé, l'Eternel et le temps. "A Vivre en Jésus-ChristA " serait donc d'abord, d'un point de vue anthropologique, s'accepter dans sa double dimension de matière et d'Esprit, respiration dans les souffles joints de nos polarités ; les sacrements étant ces symboles efficaces qui ouvrent notre finitude à l'Inconnu que nous sommes, échardes de lumière, fenêtres dans la chair épaisse du monde, matière infiniment trouée. Jean-Yves Leloup a beaucoup écrit sur les personnages lumineux de la spiritualité chrétienne. Nicolas Cabasilas et Thomas d'Aquin sont des figures essentielles de l'Orient et de l'Occident chrétien.
L'éternelle lutte entre la vie et la mort, la paradoxale coexistence entre la puissance du sentiment amoureux et l'inexorabilité de l'oubli sont déclinées avec élégance et sobriété par Da niel Lapierre dans son nouveau roman. Le Nu Florentin, pétri d'une sensibilité frémissante, nous ouvre les portes secrètes de deux mondes : celui de l'Art, la plus noble forme de célébrer de la vie, et celui des hôpitaux, l'image de l'antichambre de la mort, en peignant avec maîtrise cette étincelle d'espoir qui peut naître alors que deux destins, deux mondes, apparemment si loin, se croisent et se mêlent. L'auteur nous rappelle ainsi la leçon de Gabriel García Márquez, à savoir que "l'amour est l'amour, en tout temps et en tout lieu, et qu'il est d'autant plus intense qu'il s'approche de la mort".