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Une vie ordinaire
Brunerie Maxime ; Rol Christian ; Bourseiller Chri
DENOEL
15,20 €
Épuisé
EAN :9782207111208
Oh ! Brunerie ! Facho ! On va t'faire la peau ! On va t'éclater ta petite gueule de nazi ! Enculé! Attends un peu qu'on te chope, bâtard !" Je suis au centre de la cour de promenade, cernée de murs gris, pétrifié. Deux cents mecs, peut-être trois cents, toute la prison me semble-t-il, sont derrière les barreaux des cellules qui me surplombent. Je balaie du regard en levant les yeux, immobile. Vision dantesque que cette scène où je suis seul au monde contre cette meute hurlante, déchaînée, qui me balance pots de yaourt, conserves, bouteilles à la gueule sans que j'ébauche le moindre mouvement. Je suis déjà au-delà de la peur mais mon sang se glace. Seul au coeur de l'arène, unique gladiateur que des centaines de poings surgis entre les barreaux promettent à la mort. Le 14 juillet 2002, Maxime Brunerie est arrêté sur les Champs-Elysées. Il a tenté d'assassiner le président de la République puis de se suicider. Après sept ans et un jour de prison, il raconte son parcours. Examen de conscience et histoire d'une dérive intérieure, ce livre témoigne du jugement lucide et sans complaisance que l'auteur porte aujourd'hui sur son acte et sur les milieux d'extrême droite.
La Guyane et, par-delà, l'ensemble des collectivités d'Outremer, font de la France une Nation aux dimensions du monde. Elles permettent à notre pays de rayonner sur tous les continents et de contribuer largement à sa diversité culturelle. Ce rôle et cette place sont encore trop largement méconnus. C'est pourquoi nous avons le devoir d'inscrire l'Outre-mer dans l'horizon culturel et intellectuel de la métropole dont il est trop souvent absent. Nous devons, tous ensemble, travailler à une meilleure connaissance et à une meilleure reconnaissance des cultures et des identités d'Outre-mer. C'est la seule manière de faire reculer les préjugés que nos compatriotes ultramarins rencontrent encore trop souvent. Permettez-moi donc de remercier tous ceux qui rendent possible l'organisation de manifestations comme celle-ci, avec une pensée particulière pour le Dr Arlette Feixa, maire de Gourdon ", Mme Brigitte Girardin, Ministre de l'Outre-mer.
Née en 1975, Marie Brunerie est normalienne et agrégée d?anglais. Journaliste, auteure et professeure, elle est spécialiste des États-Unis et a enseigné à l?Institut d?études politiques de Toulouse pendant huit ans.
Dimon Marie-Laure ; Gioja Brunerie Christine ; Mor
La planète a toujours montré ses souffrances et ses maladies comme elle a montré sa puissance technologique et économique. Cependant, nos sociétés contemporaines ont amené l'homme de la planète-terre à prendre en compte l'environnement ainsi que la perception, le sensible et l'émotion qui contribuent à vivifier son imaginaire comme être de parole et de désir. Inscrit dans la démocratie par un dialogue masculin/féminin, l'homme planétaire, ce sujet de l'immanence, est paradoxalement ouvert à la multiplicité des modes de pensée, de l'écologie et du vivant. Cet ouvrage stimule notre imagination et notre réflexion par une approche pluridisciplinaire mais aussi par une clinique psychanalytique et anthropologique.
Résumé : On a sacrifié les femmes au nom d'à peu près tout : morale, religion, politique, amour, maternité... Aujourd'hui encore, malgré les discours d'émancipation, persistent viols, harcèlements, sévices conjugaux, interdits et humiliations. Le destin de la féminité en Occident serait-il sacrificiel ? En témoignent ces grandes héroïnes qui foisonnent dans nos mythes, nos légendes d'amour, nos religions, les textes fondateurs de notre culture, toutes plus fascinantes les unes que les autres. Elles ont pour nom Iphigénie, Hélène, Penthésilée, Médé, Iseut ou Jeanne d'Arc mais elles sont aussi des soeurs, des voisines, des exilées, des femmes croisées tous les jours dans la rue, prises à leur insu dans des vies manquées, blanches... De quel sacrifice ignoré la vie de ces femmes se soutient-elle ? De quelle façon ces figures mythiques circulent-elles dans notre inconscient ? Dans un essai de mythologie quotidienne, Anne Dufourmantelle interroge et retourne les destins spectaculaires de ces héroïnes en les confrontant à ceux, anonymes, parfois tragiques, de ces proches inconnues. D'une écriture subtile, elle approche la secrète texture de nos névroses et déploie la dramaturgie, aussi énigmatique que salvatrice, d'une véritable érotique du sacrifice au féminin.
Résumé : Jim Byrd a une vie normale, jusqu'au jour où il fait un arrêt cardiaque. Revenu à lui, il apprend qu'il est resté mort cinq minutes entières. Pourtant, il n'a vu ni lumière blanche accueillante ni choeur de séraphins, juste le vide, l'absence. Grâce à un réseau électrique installé autour de son coeur, il ne risque plus rien et peut même suivre les battements et les crises de son coeur sur une appli smartphone. Cette impression de tenir son propre coeur dans sa main le fait réfléchir, d'autant plus que, alors qu'il se trouve dans un restaurant, il découvre les preuves d'une existence surnaturelle, une voix qui appelle dans un escalier et plonge les vivants dans une tristesse profonde. Jim décide alors d'enquêter sur l'origine de cette voix : peut-être existe-t-il d'autres formes de vie après la mort que la lumière blanche au bout du tunnel ? Peut-être sa propre expérience lui donne-t-elle accès à quelque chose au-delà du monde des vivants ?
Johnny a trouvé un mystérieux manuscrit à la mort d'un vieil homme aveugle. Il décide de le mettre en forme et de l'annoter de façon très personnelle. Le texte se présente comme un essai sur un film, le Navidson Record, réalisé par Will Navidson, un photoreporter, lauréat du prix Pulitzer. Will, qui vient d'emménager avec sa famille dans une maison en Virginie, filme son installation, réalisant une sorte de «home movie». Tout s'annonce bien jusqu'à ce qu'il découvre une pièce qui n'existait pas. Passé l'étonnement, il se rend à une évidence troublante: la maison est plus grande à l'intérieur qu'à l'extérieur. Navidson tente d'explorer les lieux mais, après avoir manqué se perdre, il engage des explorateurs professionnels. L'horreur commence alors. Aussi bien pour les membres de l'expédition que pour le lecteur - lui-même égaré dans le dédale des notes qui envahissent les pages comme un lierre maléfique.Que cache la maison? Quel est ce grondement qu'elle émet de temps en temps? Pourquoi Johnny a-t-il ces cicatrices? Pourquoi le manuscrit de Zampanó semble-t-il le rendre fou?À la fois jeu de piste, récit fantastique, dérive personnelle, essai faussement académique, La Maison des feuilles a pour effet de changer progressivement le lecteur en apprenti sorcier, monteur de salle obscure, détective amateur, spectateur. Une lecture littéralement habitée.
Résumé : J'ai décidé de faire parler des femmes, de les faire parler de leur vagin, de faire des interviews de vagins..., et c'est devenu ces Monologues... Au début, ces femmes étaient un peu timides, elles avaient du mal à parler. Mais une fois lancées, on ne pouvait plus les arrêter. Les femmes adorent parler de leur vagin. Depuis sa parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin a déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si divers... Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s'agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef d'oeuvre d'Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d'une femme de la même manière. Qui lit ce texte ne pense plus au sexe de la même manière.