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Chroniques de l'ethnicité quotidienne chez les Maghrébins français
Bruneaud Jean-François
L'HARMATTAN
30,00 €
Épuisé
EAN :9782747588027
Du premier immigrant nord-africain en passant par le Beur, un processus d'ethnicisation s'est progressivement déroulé pour arriver aujourd'hui à la constitution dans le paysage national français du groupe des Maghrébins. A travers cet ouvrage on découvre comment s'est constitué un groupe ethnicisé dont l'identité se conjugue au pluriel et cache derrière une homogénéité apparente une relative hétérogénéité de pratiques et de profils identitaires. Entre l'assignation ethnique pratiquée par le groupe majoritaire et les particularismes plus ou moins revendiqués dans le cadre de la citoyenneté française, le groupe des Maghrébins se construit dans un perpétuel mouvement de déconstruction - reconstruction. A l'aide d'une méthodologie croisée qui regroupe des questionnaires, des entretiens semi-directifs de recherche et des observations ethnographiques, l'auteur nous fait découvrir au fil de l'ouvrage, la nature des identités maghrébines, et les modes de construction d'une ethnicité appréhendée à partir des interactions quotidiennes des acteurs au sein de l'espace privé et de la sphère publique. Pour cela l'analyse s'appuie essentiellement sur deux institutions socialisatrices : la famille et l'école et montre que l'ethnicité se construit avant tout dans des rapports de domination et souvent dans une logique où les causes sociales, économiques, culturelles et religieuses font l'objet de confusions et d'amalgames générateurs d'ethnicité. Enfin, l'auteur montre que si l'ethnicité est souvent considérée comme négative et menaçante, elle peut aussi constituer un élément positif d'intégration des groupes dominés et participer au processus de mutation consécutif à la crise du modèle républicain d'intégration.
Flaubert Gustave ; Bruneau Jean ; Leclerc Yvan ; G
Quatrième de couverture Cet index (des noms de personnes, de personnages et de lieux, et des titres d'œuvres) prend en compte les cinq volumes de la Correspondance de Flaubert publiés dans la Bibliothèque de la Pléiade.
Dans un contexte social fortement marqué par les problématiques migratoires, identitaires, ethnoraciales, religieuses et sécuritaires, ce cahier propose de repenser ces questions dans le système éducatif. Souvent présentée comme l'outil emblématique de l'égalisation, l'institution scolaire française produit pourtant des inégalités et des discriminations. En les croisant avec les phénomènes de dominations socio-économiques et culturelles, acteurs de terrain et chercheurs vont en exposer et en expliquer les mécanismes dans les réalités scolaires quotidiennes.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Un Été dans le Sahara - Une Année dans le Sahel - Dominique - Les Maîtres d'autrefois - Poésies (1837-1874) - Textes de jeunesse en prose (1838-1845) - Notes sur le genre dans la peinture - Textes sur l'Algérie - Textes du voyage à l'île de Ré - Un Programme de critique - Carnets du voyage en Égypte - Notes sur des nominations dans l'ordre de la Légion d'honneur - Carnets du voyage en Belgique et en Hollande et pages abandonnées des «Maîtres d'autrefois» (juillet 1875). Appendices: Paraphrase du Psaume VIII - Chronique Parisienne - Zorr. Édition de Guy Sagnes.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.