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Mondes ruraux et classes sociales
Bruneau Ivan ; Laferté Gilles ; Mischi Julian ; Re
EHESS
24,99 €
Épuisé
EAN :9782713227646
Partis à la rencontre d'agriculteurs prospères, de bûcherons indépendants, de chasseurs, mais aussi d'ouvriers et de cadres de la SNCF, d'instituteurs militant ? ou non ? contre les fermetures d'écoles, ou encore d'élus locaux plus ou moins aguerris, les auteurs de cet ouvrage livrent ici les résultats de cette ethnographie collective qui complexifie la lecture de l'espace social, au plus près de la manière dont les individus se positionnent les uns par rapport aux autres. S'appuyant sur une enquête de terrain menée dans le centre-est de la France, ce livre propose une analyse renouvelée des campagnes françaises, attentive à la diversité des groupes sociaux et aux rapports de classe qui traversent ces territoires. Une telle prise en compte de la dimension locale permet de prendre toute la mesure de ce qui construit, aujourd'hui, l'appartenance sociale au sein des mondes ruraux.
Résumé : Au nord-est des Etats-Unis, le Vermont est réputé pour ses paysages montagneux et verdoyants mais aussi pour les inclinations progressistes de ses habitants. C'est dans cet Etat, le plus rural du pays, que Bernie Sanders, figure de la gauche américaine, est élu au Congrès depuis 1991. Ivan Bruneau a enquêté plusieurs années sur cette singularité politique, à rebours du clivage supposé entre grandes agglomérations démocrates et campagnes républicaines. Depuis le coeur d'une petite ville, le livre donne à voir les milieux sociaux et les groupes militants qui ont permis de légitimer un discours critique, inaudible dans bien d'autres régions du pays. Au gré des rencontres, cette immersion dans "une autre Amérique" dresse le portrait d'un monde situé à gauche du Parti démocrate, traversé par de nombreuses divergences et dont les expressions politiques ne peuvent se réduire à un bulletin de vote anti-Trump. Ivan Bruneau est maître de conférences en science politique à l'université Lyon 2. Spécialiste des mondes ruraux, il a travaillé sur plusieurs terrains en France et notamment sur le syndicalisme agricole, avant de traverser l'Atlantique pour une enquête au long cours en Nouvelle-Angleterre.
Le voyage d?Ulysse continue !Après avoir affronté et vaincu le redoutable Polyphème, Ulysse et les siens poursuivent leur voyage pour Ithaque. Mais le pire est peut-être encore devant eux... Prochaine étape, l?île des Lestrygons, un peuple de géants féroces et anthropophages...L?Odyssée d?Homère est le récit initiatique par excellence. Un conte à la fois effrayant et fabuleux qui confronte un héros à lui-même et au monde qui l?entoure. Ce « voyage d?Ulysse » qui va durer dix ans est une nouvelle fois l?occasion de retrouver quelques-uns des thèmes fondateurs de la mythologie et de la philosophie grecque, à commencer par la recherche du bonheur et de l'harmonie.Notes Biographiques : Né à Colombes en 1951, Luc Ferry est un philosophe et homme politique français. Il fut ministre de l?Éducation nationale sous deux gouvernements successifs. Il est l?auteur de nombreux ouvrages philosophiques, dont Le Nouvel ordre écologique (Prix Médicis essais et Jean-Jacques Rousseau en 1992). Il développe depuis des années le thème "Qu'est-ce qu'une vie réussie ?" en démontrant de façon ludique et accessible les enseignements de la philosophie, notamment issus des mythes. Après plusieurs livres, enregistrements sonores, conférences, c'est à présent en bande dessinée qu'il distille son savoir. Didier Poli est né à Lyon en 1971. Après des études supérieures en arts appliqués à Émile Cohl puis au CFT Gobelins, il travaille à la fin des années 1990 pour différents studios d?animation dont le studio Disney sur les productions de Tarzan et Kuzco. Il devient directeur artistique dans diverses sociétés de jeux vidéo et notamment pour Kalisto Entertainment en 2001, où il rencontre Manuel Bichebois et commence à dessiner L'Enfant de l'orage. Il continue, en parallèle de la bande dessinée, à travailler régulièrement dans le dessin animé et le jeu comme designer et storyboarder. Dider Poli a reçu en 2004, au festival de Nîmes, le prix « Sanglier de bronze » récompensant les jeunes talents. En 2010, il revient aux origines de la série Neige de Didier Convard, avec Jean-Baptiste Hostache à ses côtés au dessin, et Éric Adam en tant que coscénariste. Le deuxième tome de NeigeFondation est sorti en septembre 2011, le même mois que les deux premiers volumes de l'adaptation du Petit Prince de Saint-Exupéry en BD, dont Didier Poli est le directeur artistique et qui comportera 24 tomes. Deux tomes de Neige Fondation ont suivi, ainsi qu'une nouvelle série : Seigneurs de Guerre et participe dans le même temps au dessin de la série Elric. Depuis il travaille la plupart du temps en tant que storyboardeur chez Glénat et notamment dans la collection "La Sagesse des Mythes" dirigé par Luc Ferry. Réside en Ile-de-France. Née à Paris en 1987, Clotilde Bruneau est, dès son plus jeune âge, passionnée d'art et de littérature. Après des études d'arts plastiques et de cinéma, elle commence dès 2011 à travailler dans la bande dessinée sur la série Le Petit Prince et pour la collection "Ils ont fait l'histoire". Elle se tourne ensuite vers la mythologie et scénarise les titres BD de "La Sagesse des mythes" chez Glénat. Elle a également l'opportunité de réaliser des projets plus personnels comme les one-shots Céphéide, Mal Tournée ou Hippolyte. Elle travaille en parralèle dans l'audiovisuel et écrit pour plusieurs séries animées, dont Les Kassos avec le studio Bobbypills et la saison 2 de Lastman. Réside en Île-de-France. Giuseppe Baiguera est né en 1970. Depuis 2009, il enseigne à l?école internationale de BD de Brescia. En 2011, il publie Ecoguard, un album distribué dans les écoles pour sensibiliser sur l?écologie. En 2012, il signe pour Kawama Editions Mocambique Blues, un hommage à la BD d?aventure classique. Chez Glénat, il dessine plusieurs albums pour la collection "La Sagesse des mythes" dirigée par Luc Ferry ainsi que l?album Midway dans la collection "Les Grandes batailles navales" avec Jean-Yves Delitte. Réside en Italie.
Depuis le début des années 1990, la plupart des hôpitaux européens ont révolutionné les pratiques entourant la mort du foetus ou du nourrisson. Escamoter l'enfant mort et inciter les parents à "passer à autre chose", tel était l'usage jusqu'alors. Apprendre à "faire son deuil", telle est la règle désormais. Le deuil devient volontariste, presque appliqué. Mais le plus surprenant est sans doute l'invite systématiquement faite aux parents de regarder leur enfant mort. Internationale, cette mutation fut aussi radicale: en dix ans, une page de l'histoire de la mort enfantine a été tournée. Elle cristallise une nouvelle manière de saluer les morts rendant essentielles la matérialité et l'incarnation du souvenir. Que s'est-il passé pour que la présentation ou la représentation du corps devienne, ou redevienne, incontournable pour penser la perte? Un simple retour au passé? Fétichisation du corps et psychologisation de son usage: le corps, la chair, le donné biologique sont appelés au secours des psychés. Mais le phénomène se limite-t-il bien au cas des bébés morts? Que nous suggère-t-il de la redéfinition contemporaine des identités?
Georges Guille-Escuret bouscule un des tabous de la civilisation: le cannibalisme. II soumet au crible d'une analyse incisive le regard porté par les sciences sociales sur l'anthropophagie. Entre les récits d'explorateurs, les témoignages de missionnaires et les commentaires de savants, se dessine une épistémologie à double sens, portant sur la confrontation entre la culture des peuples observés et celle des observateurs. Le cannibalisme se révèle une formidable loupe pour observer les antagonismes de pensée autour du rapport nature/culture. Il permet aussi de mettre au jour la dimension historique de l'exotisme. Ce livre, tout en réinsérant le cannibalisme parmi les sujets anthropologiques, prétend combattre efficacement l'ethnocentrisme et le mépris du "sauvage" dans la "civilisation".