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Comment percevoir le sanctuaire grec ? Une analyse sensorielle du paysage sacré
Brulé Pierre ; Pirenne-Delforge Vinciane
BELLES LETTRES
27,75 €
Épuisé
EAN :9782251444536
Se rendre chez les dieux? L'expérience sensible de nos progressions contemporaines sur les routes et chemins qui nous conduisent vers nombre de sanctuaires helléniques antiques, ceux surtout dont les traces ne sont pas qu?évanescentes, nous rendant chez le Poséidon du Sounion, chez l?Artémis de Brauron, l?Héra de Pérachora, l?Apollon de Delphes, les Létoïdes de Xanthos, cette expérience rend manifeste à nos yeux de pèlerins modernes une première définition du sanctuaire grec : elle est physique ; le site tel que les fouilles en ont restitué tout ou partie du contenu, avec sa voie sacrée qui nous dirige vers son c?ur, son péribole, ses escaliers et toute la géométrie du bâti, à la syntaxe contingente, bien sûr (en raison de l?orographie le plus souvent et de l?hydrographie), évidemment évolutive, mais, quel qu?en soit le dessin, composée à partir d?un lexique commun ? avec, selon les cas, oikoi, autel(s), temple(s), adyton, trésor, hêrôon, portiques, kêpos, alsos??, ce site offre à notre regard une composition architecturale, voire, parfois, quasi urbanistique, qu?il faut lire dans la perspective de ses aménagements successifs, et qui impose le sanctuaire comme une figure originale dans le paysage et aussi du paysage : il y fait signe, masse et sens. L?heureux témoignage d?un voyageur du IIe s. de n. è. comme Pausanias offre plusieurs fois l?occasion de vérifier que, presque 2 000 ans plus tard, nous partageons avec lui cette perception scénographique du sanctuaire, elle qui lui fait s?exclamer que ce sont là des ?uvres humaines ou " naturelles " dignes d?être vues. L?archéologie a suffisamment exhumé de leurs vestiges pour que nous connaissions bien les riches développements architecturaux des sanctuaires grecs. Il n?est que de se rendre sur leurs lieux pour constater à quel point ils font signe dans le paysage. Toutefois, malheureusement, pour les apprécier vraiment, il nous manque gravement un élément fondamental : leur décor végétal qui, le plus souvent, les accompagnait et parfois en formait l?essentiel, sinon l?essence. L?enquête menée dans ce livre est précisément consacrée à cette présence, dans les sanctuaires helléniques de la nature - "naturelle " et/ou humanisée ?. Elle la mène à partir de deux ensembles documentaires qui nous viennent des Grecs et où est précisément évoquée cette " nature " sanctuarisée. Le premier est formé par des dizaines d?inscriptions, dont les correspondants modernes seraient des panneaux d?interdictions, sur lesquels les communautés qui avaient en charge ces sanctuaires proclament de nombreuses prohibitions (de faire pacager les animaux, de couper du bois?). Le second est formé d?extraits de poètes, de géographes, de mythographes et de philosophes où se trouve exprimée une conception de certains paysages (des bois surtout) dont il n?est pas exagéré de dire qu?elle est imprégnée de sacré, comme si, dans cette culture, leur perception par les sens faisait sourdre l?idée du divin dans l?esprit du spectateur et, puisque nous sommes en polythéisme, d?un certain divin. Le premier ensemble témoigne du souci des hommes et des communautés politiques et sociales qu?ils forment de l?intégrité des sanctuaires, quant au second ensemble, il est pour le moins étonnant d?y retrouver la profonde trace ?mutatis mutandis? d?une valeur que connaissent bien nos sociétés contemporaines : la notion de respect/protection de ce que nous appelons l?environnement (ici, le paysage sacralisé). L?enquête démontre la convergence des notions d?intégrité, de respect, de sacré, que, malgré leur nature si différente, ces deux ensembles de documentaires expriment finalement le même fait culturel, à savoir que les populations grecques antiques, dans l?espace qu?elles ont occupé et dans leur temps long (voire très long : du IIe millénaire avant notre ère au Ier millénaire après), ont fortement ressenti cette équivalence, ce passage réciproque entre un paysage et une sensation du sacré. Et, une fois le parcours terminé, on s?aperçoit que quelque chose qui ressemble à une archéologie des sensations s?est déroulé en filigrane de ce compte rendu d?enquête.
Résumé : Aux centaines de livres intitulés Socrate, quel est l'intérêt d'en ajouter un ? Simplement parce que celui-ci le regarde autrement, tentant de le saisir en même temps que sa cité. En ajoutant "l'Athénien" à son nom, son titre fait allusion à ce regard nouveau ; d'un mot, il s'agit d'aller de lui à son monde et retour. Mais pourquoi lui ? Parce qu'il a vécu dans la seconde partie du Ve siècle à Athènes, parce que la cité offre sur sa propre histoire la plus riche quantité de sources et parce que, plus qu'un autre, il fut décrit par ses contemporains et leurs successeurs : étudier le Socrate d'Athènes, c'est jouir d'un trésor inégalé d'informations. Mais on ne fait pas d'histoire sans question et, dans ce face à face, c'est Athènes qui l'emporte. Cet ouvrage n'est ni un livre de philosophie ni une biographie, ses fins ne sont pas son procès, sa mort. Toute révérence gardée, je me sers de Socrate comme d'un révélateur, un réactif. Ne jamais le regarder sans son contexte - qui me l'explique -, m'aidant à faire de sa cité un portrait, certes fort partiel, mais plus juste. Ce livre jette sur ce transfert d'intérêt trois éclairages analytiques majeurs : lui et ses relations (la société) ; lui vivant, s'y mouvant (son corps - le sens qu'il lui donne et son image) ; lui et sa conception, son usage du surnaturel : quelles croyances, quelle piété chez lui et les Athéniens ? Pierre Brulé
Habituellement perçu dans l'ombre du siècle précédent , le IVe siècle n'en est pas moins une période capitale dans l'histoire de la culture grecque : siècle qui fait passer de Périclès à Alexandre, qui voit s'opérer des transformations aussi diverses que fondamentales. Résultant de la collaboration de spécialistes reconnus, ce livre propose un bilan complet et largement renouvelé par les découvertes et recherches récentes de ce siècle charnière. "Nous avons cherché à donner un sens le plus clair possible à la période qui a souvent à tort été assimilée à un moment de crise pour le monde grec."Le volume précédent consacré au Ve siècle a paru dans la même collection en 2001 sous la signature de Pierre Briant, Pierre Levêque, Pierre Brulé, Raymond Descat, Marie-Madeleine Mactoux
Résumé : " Contemplez chaque jour, dans sa réalité, la puissance de la cité, aimez-la, et quand elle vous semblera grande, dites-vous que les hommes qui ont acquis cela montraient de l'audace, discernaient leur devoir et, dans l'action, observaient l'honneur "... La fidélité, voilà ce que Périclès réclame de ses concitoyens. Pierre Brulé s'attache à décrire cette relation de l'individu à la cité et de la cité à l'individu, d'Athènes à Périclès, à travers guerres et paix, dans ce Ve siècle av. J.-C. où s'élaborent les fondements de la démocratie.
Les historiens de l'Antiquité s'interrogent beaucoup sur les relations établies entre les économies et les sociétés des mondes grecs, et, pourtant, il n'existe aucune synthèse récente depuis le monumental ouvrage de M. I. Rostovtseff, Histoire économique et sociale du monde hellénistique, paru en 1941. De très nombreuses études dispersées ont paru, qui souvent, par delà les bilans utiles ou les nouveaux documents publiés, modifient la vision générale sur tel ou tel champ de l'économie grecque et ses répercussions sociales. Sans prétendre à l'exhaustivité, ni avoir d'autre ambition qu'une mise au point historiographique partielle, le présent volume rassemble quelques-unes de ces études qui ont marqué la discipline par leur approche, leurs perspectives ou leurs idées novatrices. Articles savants en forme de bilan ou chapitres d'ouvrages spécialisés, parfois traduits de langues étrangères, les textes ici présentés apportent chacun à leur manière, de l'élevage au crédit, de l'époque classique à l'époque hellénistique, un éclairage particulièrement intéressant pour qui réfléchit à l'économie antique et aux sociétés de la Grèce classique et hellénistique.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Ordine Nuccio ; Flexner Abraham ; Hersant Luc ; He
Biographie de l'auteur Abraham Flexner (1866 - 1959) a enseigné à Harvard puis à l'Université de Berlin avant de rejoindre la Fondation Carnegie pour la recherche éducative. Il a étudié la question de l'enseignement médical et rédigé en 1910 le fameux « Rapport Flexner ». Nuccio Ordine (né en Italie, à Diamante, en 1958) enseigne la littérature italienne à l'Université de Calabre. Visiting professor dans diverses universités européennes (l'ENS, l'EHESS et l'Université Paris-IV-Sorbonne à Paris; le Warburg Institute à Londres; le Max-Planck Institut à Berlin) et américaines (Yale, NYU), il a publié plusieurs ouvrages sur Giordano Bruno et sur la Renaissance: Le mystère de l'âne (2005, 2e tirage), Le seuil de l'ombre (2003), Giordano Bruno, Ronsard et la Renaissance (2004), Le rendez-vous des savoirs (2009, 2e tirage), Trois couronnes pour un roi (2011). Avec Yves Hersant, il dirige trois collections d'ouvrages classiques aux Belles Lettres.
Résumé : Au début du Ve siècle av. J.-C., Athènes est le centre intellectuel le plus vivant du monde grec et le lieu de naissance de la démocratie. Claude Mossé examine ici ce que signifiait être citoyen à Athènes, la façon dont l'égalité politique revendiquée s'articulait aux inégalités sociales, le fonctionnement de la vie politique et les éléments qui contribuèrent à modifier ce fonctionnement - entre autres, la guerre, facteur de transformation économique (financement) et sociale (guerre civique, mercenariat, etc.).
Edmond Lévy, ancien élève de l?École normale supérieure et ancien membre de l?École française d?Athènes, a été professeur d?histoire grecque et doyen de la faculté des sciences historiques de Strasbourg. Il dirige la revue Ktéma.
Résumé : Comment la civilisation grecque a-t-elle émergé au IIe millénaire avant J.-C.? Dans quels contextes historique et politique l'Iliade et l'Odyssée ont-elles été écrites ? Oui furent les grands personnages qui ont marqué l'histoire de la Grèce antique ? Comment le monde grec s'est-il étendu jusqu'aux confins du monde grâce à Alexandre le Grand avant de s'effacer devant la puissance montante de Rome ? Abordant la période qui s'étend de la civilisation minoenne jusqu'au déclin de la Grèce hellénistique au IIe siècle avant J.-C., cet ouvrage est un manuel de référence qui couvre les principaux événements de l'histoire grecque. Il est destiné à tout lecteur curieux de découvrir l'histoire d'une civilisation qui a influencé la culture occidentale sur bien des points.
La Grèce antique est la plus belle invention des temps modernes", écrivait Paul Valéry. Son héritage, si longtemps placé au coeur de la culture européenne, est fait de multiples voyages vers un objet façonné et refaçonné au fil des siècles. De quelles significations la Grèce a-t-elle été successivement porteuse, à Rome, au Moyen Age, à la Renaissance et depuis la Révolution française ? De quelles manières a-t-elle aidé à définir les identités culturelles ou nationales, la démocratie, l'histoire ? Et quel sens peut-il y avoir, aujourd'hui encore, à "partir pour la Grèce"? Par une réflexion lumineuse qui nous conduit d'Hérodote àJean-Pierre Vernant, en passant notamment par Plutarque, Montaigne ou Fustel de Coulanges, François Hartog permet de comprendre l'émergence et les transformations de ce repère majeur de la pensée occidentale qu'on appelle la Grèce.