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Qui de nous deux inventa l'autre ?
Bruckner Pascal
GALLIMARD
13,30 €
Épuisé
EAN :9782070713912
C'était donc une amitié forgée autour des femmes et de leurs mystères. Gabriel se voulait plutôt libertin, donnant tout pour les triomphes du lit ; Luc plutôt sentimental, subordonnant les vanités de l'érotisme à l'empire de la tendresse. Un éternel débat les opposait : Gabriel : "Il n'est rien de plus beau que de donner du plaisir à une inconnue, les lèvres baisant son sexe humide et doux." Luc : "Le comble du bonheur, c'est de reposer entre les bras de la femme aimée." Risible débat : Gabriel était tombé amoureux de cette étrangère dont l'accent le ravissait alors que Luc s'enlisait dans une aventure sans lendemain avec une jeune fille qu'il n'aimait pas, sans parvenir à la quitter. Au moment où les deux amis désiraient prendre leurs distances l'un vis-à-vis de l'autre, allaient-ils se découvrir tout à coup semblables, pire même, interchangeables ?
Résumé : Monsieur Tac est le récit d'un voyage imaginaire, une plongée dans un univers magique, celui de l'alphabet. On y voit des lettres qui parlent et agissent comme des être humains, des corps qui grandissent et rapetissent à vue d'?il, des calembours baladeurs, des animaux savants, un détective qui meurt et ressuscite à volonté, tout cela raconté avec un mélange inimitable de sérieux et d'humour, en 26 chapitres, évidemment - de A à Z. En même temps, Monsieur Tac est une satire de notre culture, un démontage ironique de tout le bric-à-brac littéraire qui encombre nos cervelles, mieux : le déboulonnage de l'Homme de Lettres statufié par les Lagarde et Michard à la mode. Bref, un roman gai et brillant, sans message ni thèse.
Commentaires Définissant l'innocence comme une maladie de l'individu qui consiste à vouloir échapper aux conséquences de ses actes, de jouir des bénéfices de la liberté sans en subir les inconvénients, Bruckner dénonce ici les deux grandes tentations auxquelles l'humanité post-moderne aurait succombé : l'infantilisme et la victimisation. L'homme des temps modernes se voulait autonome, conquérant et responsable. L'infantilisme désormais menace, chacun souhaitant bénéficier à l'âge adulte des privilèges de l'enfance et jouir de la sécurité sans être soumis à la moindre obligation. Les progrès de la victimisation se manifestent par la multiplication des martyrs auto-proclamés. Or, la dignité humaine procède plutôt de la volonté de résister et se défigure dans la plainte. Surtout, la victimisation à outrance induit l'imposture. Dès lors, "comment venir en aide aux opprimés sans céder à la confiscation de la parole victimaire par les imposteurs de toutes sortes ?" Un essai résolument mal pensant, revigorant en ces temps consensuels. --Paul Klein --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
« Un nouveau stupéfiant collectif envahit les sociétés occidentales: le culte du bonheur. Soyez heureux! Terrible commandement auquel il est d'autant plus difficile de se soustraire qu'il prétend faire notre bien. Comment savoir si l'on est heureux? Et que répondre à ceux qui avouent piteusement: je n'y arrive pas? Faut-il les renvoyer à ces thérapies du bien-être, tels le bouddhisme, le consumérisme et autres techniques de la félicité? Qu'en est-il de notre rapport à la douleur dans un monde où le sexe et la santé sont devenus nos despotes?J'appelle devoir de bonheur cette idéologie qui pousse à tout évaluer sous l'angle du plaisir et du désagrément, cette assignation à l'euphorie qui rejette dans l'opprobre ou le malaise ceux qui n'y souscrivent pas. Perversion de la plus belle idée qui soit: la possibilité accordée à chacun de maîtriser son destin et d'améliorer son existence.C'est alors le malheur et la souffrance qui sont mis hors la loi, au risque, à force d'être passés sous silence, de resurgir où on ne les attendait pas. Notre époque raconte une étrange fable: celle d'une société vouée à l'hédonisme, à laquelle tout devient irritation et supplice.Comment la croyance subversive des Lumières, qui offrent aux hommes ce droit au bonheur jusqu'alors réservé au paradis des chrétiens, a-t-elle pu se transformer en dogme? Telle est l'aventure que nous retraçons ici. »P. B.
Résumé : Imaginez qu'un groupe d'enfants s'empare du métro et y crée une société où tous les rapports soient inversés. Des savants fous, des clochards magiciens, des taupes géantes, un ogre philosophe se mettent à hanter les sous-sols de Paris et à y semer la poésie et la terreur. Telles sont les aventures auxquelles nous convie Pascal Bruckner dans ce livre qui lui a valu le Grand Prix d'Avoriaz de littérature fantastique (1978).
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.