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« Sir Orfeo ». Le Substrat celtique du lai breton anglais
Brouland Marie-thérèse
KLINCKSIECK
15,30 €
Épuisé
EAN :9782864601647
L'influence de la tradition et de l'idologie celtiques insulaires sur la littrature romantique de l'Europe continentale ne fait aucun doute, mais de par sa nature mme cette influence est impossible dfinir et dlimiter avec prcision. Il est bien attest qu' une poque ancienne, il y eut en Irlande et en Bretagne celtique une riche tradition orale de mythes et de rcits, cela bien avant les dbuts de l'criture. En Irlande, la langue vernaculaire fut fixe par l'criture au cours du VIe sicle et utilise, plus ou moins couramment, pour enregistrer des lments de littrature traditionnelle indigne avant la fin du VIIe sicle. En langue britonnique, plus particulirement en gallois, l'criture semble s'tre dveloppe plutt tardivement, un degr moindre qu'en irlandais, du moins jusqu'au XIIe sicle. Mais mme dans le cas de l'Irlande, l'abondante littrature qui fut produite de manire continue partir du VIIe sicle, ne reprsente qu'une portion, probablement mineure, de l'ensemble du corpus de tradition orale qui continua se dvelopper en mme temps que la tradition crite des scriptoria monastiques. Il semble que c'est cette importante et vivante tradition orale d'Irlande, de Grande Bretagne et par consquent de Bretagne armoricaine, qui a constitu pour la plupart le rservoir auquel ont puis tant d'auteurs mdivaux pour les thmes et motifs de leurs rcits celtiques. Mais faute de mieux, ce n'est que par le texte crit que nous sommes mme de reconstituer les grandes lignes de la tradition mdivale dans son intgralit.
Ce volume est issu d'une belle, humaine et complexe aventure intellectuelle. Elle résulte d'une recherche collective financée de 2010 à 2012 à l'Université de Genève par le Fonds national suisse de la recherche scientifique (Berne), dans le cadre d'un programme national Sinergia : " Acteurs de la fabrique des savoirs et construction de nouveaux champs disciplinaires" (CRSII1_127576), dont les requérants sont Philippe Borgeaud, Kristine Bruland, Rita Hofstetter, jan Lacki, Michel Porret, Marc Ratcliff et Bernard Schneuwly. Notre ouvrage s'insère dans le volet global des nombreuses publications et travaux des six équipes de chercheuses et chercheurs qu'implique ce projet. À l'oeuvre dans quatre facultés de l'Université de Genève (Lettres, FAPSE, Sciences et SES) sous la responsabilité scientifique des requérants du programme CRSIIi_127576 et auteurs ici de La Fabrique des savoirs, toutes et tous y participent ou y ont participé : Selma Avdic, Daniel Barbu, Matteo Borri, François Bos, Fabrice Brandli, Régis Catinaud, Mathilde Freymond, Christian Grosse, Jean-Pierre Hurni, Mélanie Loza, Nicolas Meylan, Kristin Ranestad, Anne - Caroline Rendu - Loisel, Sonia Vernhes - Rappaz, Sylvain Wenger.
De A comme Acte à Z comme Zoo en passant par F comme Fête populaire, l'Abécédaire de l'Odéon propose une flânerie en une trentaine d'étapes à travers l'histoire mouvementée d'une des plus belles salles de Paris. Le visiteur curieux et amoureux de la scène y croisera aussi, au parterre comme en coulisse, quelques-unes des personnalités qui ont fait de l'ancien Théâtre-Français depuis sa fondation, en 1782, une légende vivante de l'art dramatique européen.
Même à s'en tenir au seul discours juridique, le terme d'assistance s'avère éminemment polysémique. On le rencontre en outre dans de nombreux domaines : droit des majeurs protégés, droit des entreprises en difficulté, droit processuel, droit des affaires, droit du travail, ou bien encore droit médical, la liste n'étant pas exhaustive. Pourtant, spécifiquement fournie lors de la création d'un acte juridique, l'assistance se pare d'un véritable sens technique, supposant une certaine unité notionnelle et l'existence d'un régime général commun à toutes ses manifestations. Elle se distingue alors d'autres techniques de protection dans la création d'actes, telles la représentation ou bien encore l'autorisation, bien plus incapacitantes et traumatisantes, en ce qu'elles écartent souvent purement et simplement le sujet dans le besoin de l'équation. Au contraire, la technique de l'assistance, en ce qu'elle n'est pas substitutive de volonté, permet de concilier la protection du sujet et la conservation de son autonomie juridique. Ses atouts expliquent son succès croissant.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.