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TROTSKY
BROUE PIERRE
FAYARD
39,85 €
Épuisé
EAN :9782213022123
La personnalité de Trotsky est aussi hors du commun que sa destinée. Machine intellectuelle parfaitement agencée, au rendement exceptionnel, on peut dire de lui ce que lui-même disait de Lassalle et de Jaurès quant à la puissance physique de leur intellect: rigueur et imagination, puissance de rêve et finesse de l?analyse, netteté des objectifs et souplesse des méthodes, il disposait de tout cela. Mais cet orateur gigantesque, cet écrivain à l?immense talent a été aussi chef d?armée, dirigeant de l?Etat, du parti, diplomate, organisateur des transports et l?un des plus fins analystes de la société civile et des questions culturelles. Il a fait la révolution et travaillé avec Lénine à la tête de l?Etat soviétique pendant cinq années décisives. Il est tombé du pouvoir dans l?exil plus vite qu?il n?y avait accédé (avant de voir les siens systématiquement supprimés, et de succomber en 1940 sous les coups d?un bras armé par Staline). Du fait de la plus formidable tentative de l?Histoire menée pour faire de lui un « non-personne », il a pu sembler oublié du peuple soviétique. Or l?on découvre qu?il a conservé sa place dans « l?histoire vécue » qui se raconte dans les familles et que son souvenir hante au moins les salles et les turnes des universités d?URSS. Aucun des autres « Grands » des pays étrangers en 1917 ne jouit d?une renommée aussi universelle et de la capacité à provoquer des polémiques à partir de son seul nom. Né en 1926, Pierre Broué, docteur ès lettres, est professeur à l?Institut d?études politiques de l?Université des Sciences sociales de Grenoble. Il est également président et directeur scientifique de l?Institut Léon Trotsky, qui édite les Cahiers Léon Trotsky.
L'histoire est comme les icebergs, elle bascule et se découvre avec la marche du temps. Il aura fallu la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'Union soviétique pour que l'on sache enfin comment Pietro Tresso - fondateur du Parti communiste italien avec Antonio Gramsci et Amadeo Bordiga - fut assassiné, en octobre 1943, au maquis FTP Wodli, en Haute-Loire. Tresso, dit Blasco, combattait à la fois fascisme et stalinisme. Tresso et ses compagnons, Abram Sadek, Pierre Salini et Jean Reboul, avaient été condamnés aux travaux forces par les tribunaux de Pétain en 1942. Comme tant d'autres, ils connurent les camps d'internement, les transferts menottés et les prisons. Ils s'évadèrent de celle du Puy-en-Velay dans la nuit du 1er octobre 1943 avec une centaine de résistants pour rejoindre le maquis dans les forêts montagneuses du pays d'Yssingeaux. Les combattants furent isolés, puis détenus à nouveau et assassinés par d'autres combattants. Des partisans qui se prévalaient de Staline, quand les quatre se réclamaient de Trotsky. Le silence recouvrit ces meurtres pendant plus d'un demi-siècle. Mensonges, dénégations, peurs et faux-fuyants voleront pourtant en éclats : les partisans du maquis Wodli, aujourd'hui des messieurs âgés, permettent enfin d'établir la vérité. Pierre Broué et Raymond Vacheron relatent comment ces meurtres ont été ordonnés par les agents de la machine policière du Kremlin. Meurtres au Maquis est à la fois une enquête et un récit d'investigation, un réquisitoire contre le stalinisme réglant ses comptes dans les rangs mêmes des partisans.
This romantic portrait of the queen who was reviledAand eventually executedAby the French revolutionaries transforms the woman who supposedly said "Let them eat cake" from a symbol of the cruelty of class politics into a quaint sovereign. Lever, a French historian who has written biographies of Madame de Pompadour and other figures of the French court, sees Marie Antoinette as a fashionable and frivolous victim of salacious rumors. While she admits that her subject had a "complete lack of insight into the aspirations of the majority of the French people," Lever portrays Antoinette as the novelistic heroine she always wanted to beAnot an actor on the political stage. Her "voluptuous bosom," "fleshy mouth" and "supple neck," Lever writes, were unspoiled by her "slightly protruding blue eyes," and she "knew better than any other sovereign how to bring to perfection the aristocratic art of living of prerevolutionary France." Although a compelling narrative, the book doesn't do justice to the weighty moral and political themes Marie Antoinette's life and death raise. The queen, it is clear, was a political disaster, managing to alienate both a sizeable section of the courtly aristocracy and the starving masses. Her extravagance and counter-revolutionary impulses provoked "incredibly venomous" lampoons (and, of course, her death). But Lever never takes up these components of her life. Rather, she repeatedly ascribes acts of revolutionary violence to "madness" perpetrated by "madmen." Energetically researched in Paris, Vienna, even Sweden (the home of the queen's dark, handsome beau, who also "looked exactly like the hero of a novel'), the book is evocative, but romance, rather than historical analysis, takes precedence here. 8 pages of b&w photos not seen by PW. (July) Copyright 2000 Reed Business Information, Inc. "
J'ai centré ici recherche et réflexion sur les années 1936-1937 où mûrit, éclate, reflue la révolution espagnole, dernière de l'entre-deux-guerres, la plus éclatante d'une série ouverte par l'Octobre russe pendant l'" année terrible " de 1917. " Comment une poignée de médiocres apparatchiki sélectionnés à Moscou en fonction de leur docilité, voire de leur servilité, ont-ils réussi à capturer le courant politique le plus radicalisé de l'époque prérévolutionnaire et à faire des Jeunesses socialistes l'infanterie de Staline ? " Comment le chef de l'Union soviétique, au demeurant parfaitement indifférent au sort et à l'existence même de l'Espagne, a-t-il manipulé cet enjeu de la politique mondiale au profit de sa politique en général et de son prestige en particulier autant que de sa politique de répression ? " Cette période complexe et difficile, fourmillant de contradictions, est aussi chatoyante de mille couleurs. Elle résonne de toutes les fanfares de l'espérance et du glas parfois confondues. Car la contre-révolution s'y pare des couleurs de la révolution, et c'est le successeur de Lénine qui s'y fait le bourreau des soviets, l'ami des puissances qu'il appelle " démocratiques " au moment de s'allier à Hitler et au fascisme allemand. " Rien n'est vrai de sa légende et de son auréole d'antifascisme, et pourtant la mémoire des hommes garde encore profondément gravée en elle cette image-là, pérennisée et cristallisée par la Seconde Guerre mondiale à partir de 1941. " J'essaie, à travers ce chapitre particulier de l'histoire du XXe siècle, de déterminer la politique espagnole de Staline dans ses motivations et ses conséquences, sa longue et sa courte durée, l'image qu'elle a voulu donner d'elle-même et les profondes traces qu'elle a laissées. " Né en 1926, docteur ès lettres, Pierre Broué a été professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Spécialiste de Trotsky et de la IVe Internationale, il est notamment l'auteur d'une monumentale biographie de l'irréductible opposant que Staline fit assassiner en 1940 (Fayard, 1988).
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
Résumé : C'était une ville étrange qui, pareille à une créature préhistorique, paraissait avoir surgi brusquement dans la vallée par une nuit d'hiver pour escalader avec peine le flanc de la montagne. Tout, dans cette ville, était ancien et de pierre, depuis les rues et les fontaines jusqu'aux toits des grandes maisons séculaires, couverts de plaques de pierre grise semblables à de gigantesques écailles. On avait de la peine à croire que sous cette puissante carapace subsistait et se reproduisait la chair tendre de la vie. Oui, c'était une ville tout ce qu'il y avait d'étrange. Quand on marchait dans la rue, on pouvait par endroits, en étendant un peu le bras, accrocher son chapeau à la pointe d'un minaret. Bien des choses y étaient singulières et beaucoup semblaient appartenir au royaume des songes. Préservant à grand mal la vie humaine dans ses membres et sous sa carapace de pierre, elle ne lui en causait pas moins bien des peines, des écorchures et des plaies, mais quoi de plus naturel, puisque c'était une ville de pierre et que son contact était rugueux et glacial. Non, ce n'était pas facile d'être enfant dans cette ville-là.
Le commissaire Gradenne prend froid dans l?hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine?Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d?une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts!Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d?un Poulsard?? Avec un Comté de plus de dix-huit mois, on vous recommande ce jeune lieutenant de 30 ans d?âge sans beaucoup d?affinage à la PJ, mais avec du? nez, avisé et goûteux!
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--