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Rakovsky ou La Révolution dans tous les pays
Broué Pierre
FAYARD
38,15 €
Épuisé
EAN :9782213595993
S'il est un homme à qui s'applique vraiment le qualificatif d'internationaliste, c'est bien Khristian Georgiévitch Rakovsky (1873-1941), membre des bureaux de la IIe puis de la IIIe Internationale et qui voulait ne " connaître aucun pays, si ce n'est le pays du prolétariat international ". " Génial gosse de riches " né bulgare et devenu roumain par un accident de l'histoire, russe d'adoption et francophile, étudiant à Paris et à Montpellier, ami de Guesde et Jaurès comme de Plékhanov, Liebknecht et Rosa Luxemburg, compagnon d'armes des hommes d'Octobre 17 (en particulier de Lénine et de Trotsky), président du Conseil des commissaires du peuple (chef d'Etat) de l'Ukraine, ce polyglotte raffiné lié à des gens aussi divers qu'Anatole de Monzie ou Panaït Istrati mit au service de la Révolution une étourdissante palette de talents, de compétences et de séduction : médecin et juriste, journaliste, orateur et propagandiste (c'est lui qui fit de l'affaire du Potemkine un épisode légendaire), historien (il travailla sur la Révolution française et la Commune et rédigea plusieurs biographies), chef de guerre (il dirigea l'offensive bolchevique en Roumanie en 1918), diplomate (il fut, en autres fonctions, le premier ambassadeur de la Russie soviétique à Paris), il suscitait des amitiés (Trotsky), des admirations (Lénine) et des amours passionnées, mais aussi _ revers de la médaille _ des haines implacables. Comment Staline, qui était à peu près son contraire en tout et avait acquis une culture théorique et politique rudimentaire, aurait-il pu le supporter, après avoir réglé leur compte à Kamenev et Zinoviev, puis expulsé Trotsky ? Comment après avoir plongé le pays dans la terreur, aurait-il laissé parler et agir un homme devenu chef de l'opposition de gauche ? Celui-ci chercha pourtant à sauver l'essentiel en allant jusqu'aux limites (et même au-delà) des concessions possibles. Il fut arrêté en janvier 1937, jugé comme on l'imagine, déporté, libéré juste le temps de lâcher Trotsky et finalement exécuté en novembre 1941 (beaucoup plus tard qu'on ne l'a dit). Connaisseur entre tous de la Russie révolutionnaire et biographe de Trotsky, Pierre Broué dépeint, grâce aux archives aujourd'hui ouvertes en ex-URSS, un acteur de premier plan, objet d'une haine posthume quasi universelle et qui a durablement nui à l'intelligence de plusieurs épisodes capitaux de l'histoire soviétique et européenne. Né en 1926, docteur ès lettres, Pierre Broué a été professeur d'histoire contemporaine à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Spécialiste de Trotsky et de la IVe Internationale, il est notamment l'auteur d'une monumentale biographie de l'irréductible opposant que Staline fit assassiner en 1940 (Fayard, 1988) et de Staline et la Révolution. Le cas espagnol (Fayard, 1993).
Résumé : Ce livre constitue une description actualisée des principes et des fonctionnements de notre démocratie. Si tout le monde connaît ou croit connaître ses droits et devoirs de citoyen, rares sont celles et ceux qui savent réellement ce qui se cache derrière les mots employés par les responsables politiques ou les journalistes. A l'heure où chacun cherche un sens et des repères à la vie publique, cet ouvrage apporte des réponses concrètes. Aussi utile qu'un dictionnaire, plus simple qu'une encyclopédie, cet Abécédaire de la citoyenneté offre au lecteur, jeune ou adulte, une information précise et détaillée.
L'histoire est comme les icebergs, elle bascule et se découvre avec la marche du temps. Il aura fallu la chute du mur de Berlin, l'effondrement de l'Union soviétique pour que l'on sache enfin comment Pietro Tresso - fondateur du Parti communiste italien avec Antonio Gramsci et Amadeo Bordiga - fut assassiné, en octobre 1943, au maquis FTP Wodli, en Haute-Loire. Tresso, dit Blasco, combattait à la fois fascisme et stalinisme. Tresso et ses compagnons, Abram Sadek, Pierre Salini et Jean Reboul, avaient été condamnés aux travaux forces par les tribunaux de Pétain en 1942. Comme tant d'autres, ils connurent les camps d'internement, les transferts menottés et les prisons. Ils s'évadèrent de celle du Puy-en-Velay dans la nuit du 1er octobre 1943 avec une centaine de résistants pour rejoindre le maquis dans les forêts montagneuses du pays d'Yssingeaux. Les combattants furent isolés, puis détenus à nouveau et assassinés par d'autres combattants. Des partisans qui se prévalaient de Staline, quand les quatre se réclamaient de Trotsky. Le silence recouvrit ces meurtres pendant plus d'un demi-siècle. Mensonges, dénégations, peurs et faux-fuyants voleront pourtant en éclats : les partisans du maquis Wodli, aujourd'hui des messieurs âgés, permettent enfin d'établir la vérité. Pierre Broué et Raymond Vacheron relatent comment ces meurtres ont été ordonnés par les agents de la machine policière du Kremlin. Meurtres au Maquis est à la fois une enquête et un récit d'investigation, un réquisitoire contre le stalinisme réglant ses comptes dans les rangs mêmes des partisans.
J'ai centré ici recherche et réflexion sur les années 1936-1937 où mûrit, éclate, reflue la révolution espagnole, dernière de l'entre-deux-guerres, la plus éclatante d'une série ouverte par l'Octobre russe pendant l'" année terrible " de 1917. " Comment une poignée de médiocres apparatchiki sélectionnés à Moscou en fonction de leur docilité, voire de leur servilité, ont-ils réussi à capturer le courant politique le plus radicalisé de l'époque prérévolutionnaire et à faire des Jeunesses socialistes l'infanterie de Staline ? " Comment le chef de l'Union soviétique, au demeurant parfaitement indifférent au sort et à l'existence même de l'Espagne, a-t-il manipulé cet enjeu de la politique mondiale au profit de sa politique en général et de son prestige en particulier autant que de sa politique de répression ? " Cette période complexe et difficile, fourmillant de contradictions, est aussi chatoyante de mille couleurs. Elle résonne de toutes les fanfares de l'espérance et du glas parfois confondues. Car la contre-révolution s'y pare des couleurs de la révolution, et c'est le successeur de Lénine qui s'y fait le bourreau des soviets, l'ami des puissances qu'il appelle " démocratiques " au moment de s'allier à Hitler et au fascisme allemand. " Rien n'est vrai de sa légende et de son auréole d'antifascisme, et pourtant la mémoire des hommes garde encore profondément gravée en elle cette image-là, pérennisée et cristallisée par la Seconde Guerre mondiale à partir de 1941. " J'essaie, à travers ce chapitre particulier de l'histoire du XXe siècle, de déterminer la politique espagnole de Staline dans ses motivations et ses conséquences, sa longue et sa courte durée, l'image qu'elle a voulu donner d'elle-même et les profondes traces qu'elle a laissées. " Né en 1926, docteur ès lettres, Pierre Broué a été professeur à l'Institut d'études politiques de Grenoble. Spécialiste de Trotsky et de la IVe Internationale, il est notamment l'auteur d'une monumentale biographie de l'irréductible opposant que Staline fit assassiner en 1940 (Fayard, 1988).
Josy Eisenberg est rabbin et anime "A bible ouverte" et "La source de vie" sur France 2. Il a notamment publié Le Judaïsme pour les nuls (First, 2009). Adin Steinsaltz, rabbin et mathématicien, a reçu le prix Israël pour son commentaire des deux Talmuds.
La Revue Blanche, dont l'aventure n'a guère duré plus de dix ans, a joué en France un rôle-charnière essentiel. La plupart des écrivains, peintres, musiciens, hommes politiques, intellectuels les plus marquants de la fin du XIXe et du début du XXe siècle y ont collaboré ou l'ont côtoyée. Créée, financée et dirigée par les trois frères Natanson, jeunes Juifs polonais, avec la complicité enthousiaste de leurs condisciples du Lycée Condorcet, la Revue Blanche devient vite un lieu de débat sur tous les sujets qui agitent la France. Elle mène des combats politiques sous l'impulsion d'anarchistes comme Fénéon, Mirbeau ; de socialistes, tels Blum, G. Moch, Péguy ; de dreyfusards et de fondateurs de la Ligue des droits de l'homme, comme Reinach et Pressensé. En témoignent ses campagnes dénonçant le génocide arménien, les dérives coloniales, la barbarie des interventions, européenne en Chine, anglaise en Afrique du Sud, et la diffusion des pamphlets de Tolstoï, Thoreau, Nietzsche, Stirner... Elle promeut les peintres Nabis, les Néo-impressionnistes et l'Art nouveau, anticipe le fauvisme, le futurisme et les arts premiers. Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Vallotton, Hermann-Paul, Cappiello illustrent les articles de la revue et les ouvrages publiés par ses Editions. Après avoir soutenu fidèlement Mallarmé, la Revue Blanche accueille Proust, Gide, Claudel, Jary, Apollinaire qui y débutent, tandis qu'elle édite une nouvelle traduction des Mille et une nuits et Quo Vadis, le premier best-seller du siècle. Elle salue l'innovation dramatique avec Antoine et Lugné-Poe, Ibsen, Strindberg et Tchékhov, sans oublier le triomphe de l'école française de musique avec Debussy. Humour et esprit de fête, liberté, engagement et créativité, pacifisme, laïcité, mondialisation sont les valeurs promues par cette génération emportée dans le sillage de la Revue Blanche. Cet ouvrage illustré et nourri de nombreuses citations décrypte l'histoire de cette avant-garde, nous familiarise avec ses membres, ses réseaux, ses utopies et ses réalisations. Il donne la mesure de l'étape majeure alors franchie par la société française vers le modèle culturel et politique qui est le sien aujourd'hui. . . Paul-Henri Bourrelier ; ingénieur général au corps des mines a dirigé plusieurs établissements publics. Chargé d'inspections aux ministères de l'industrie et de l'Ecologie et de missions de coopération internationales, il anime actuellement l'Association Française pour la prévention des catastrophes naturelles, et un programme d'économie d'énergies en Chine. Il a également fait des communications sur Mirbeau, Lorrain et l'affaire Dreyfus.
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.
Abromont Claude ; Montalembert Eugène de ; Fourque
Extrêment complet et passionnant, un guide à conseiller à tous les musiciens, qu'il soit étudiant, professionnel ou simplement mélomane." --Piano, le Magazine