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Matisse. De la couleur à l'architecture
Brouder Christian ; Percheron René
CITADELLES
195,15 €
Épuisé
EAN :9782850881824
Parmi l'abondante littérature suscitée par Henri Matisse (1869-1954) et son oeuvre, ses dernières années méritaient un nouveau regard. À l'origine du livre de René Percheron, la chapelle du Rosaire, à Vence, consacrée en 1951, dont Matisse réalisa les décors, vitraux et ornements. En effet, à la fin des années 40, il annonce que les vitraux qu'il imagine pour la chapelle feront un « pétard du diable ». Finalement c'est pour l'école maternelle de sa ville natale du Cateau-Cambrésis qu'il fait exécuter son premier projet. Ainsi, dans les années 50 , à la veille de sa mort, à travers les deux édifices que sont la chapelle de Vence et l'école du Cateau, aboutit une oeuvre dont la source stylistique et thématique se situe dès les premières années de son travail. Le vitrail, harmonie de l'extérieur et de l'intérieur, n'est-il pas la suite des fenêtres qu'il peint dès le début du siècle, par exemple, Porte-fenêtre à Collioure (1914) ? Quand il écrit que ces vitraux doivent « donner la joie aux hommes », ne se souvient-il pas que l'un de ses premiers chefs-d'oeuvre s'appelle Le Bonheur de vivre (1905/1906) ? Associer décor et architecture, n'est-ce pas ce qu'il tentait de faire dès les années 30 en intégrant les panneaux de la Danse (1930/1931) à la maison du collectionneur américain Barnes à Merion ? Au Cateau-Cambrésis, il pousse cette réflexion plus loin en travaillant en étroite harmonie avec l'architecte de l'école où ils doivent être intégrés. Concevoir ses vitraux au moyen de gouaches découpées, c'est une technique qu'il « inventa » pour la Danse, qu'il fit éclater dans Jazz (1943/1946), et qu'il développera sans cesse jusqu'au dernier jour quand, immobilisé à l'hôtel Regina, il « dessine avec des ciseaux ». Avec les vitraux initialement conçus pour Vence, et qu'il installera finalement au Cateau, on peut considérer que Matisse a atteint une apothéose plastique, un « rêve réalisé » selon les mots de l'auteur. C'est cette évolution, aussi logique qu'inexorable, que René Percheron suit au fil de la carrière de Matisse, avec un travail très personnel, parfois proche d'une enquête policière. L'iconographie rassemblée pour soutenir son propos rassemble les oeuvres les plus connues de l'artiste, mais également nombre de documents parfois peu connus, provenant des archives personnelles de Matisse, aujourd'hui propriété de ses héritiers.
Le terme de "médium" peut susciter de nombreuses émotions : incrédulité, curiosité et même admiration, si l'on songe qu'aux yeux de beaucoup, ce don ne touche que quelques initiés et reste inaccessible au commun des mortels. L'auteure revient pourtant sur cette dénomination. Nous sommes tous, au fond, doués de qualités de clairvoyance. Il suffit de savoir faire appel à ses qualités intuitives. Si certains les maîtrisent spontanément, ceux auxquels ce don n'a pas encore été révélé n'ont en réalité qu'à le travailler pour lui permettre de s'épanouir. Pourtant, derrière cette réalité, mettre cela en place n'a rien d'évident, car notre attention est sans cesse attirée vers l'extérieur et non vers l'intérieur de nous-mêmes. Plutôt que de proposer, comme le font d'autres ouvrages, des méthodes pour apprendre à développer l'intuition, l'auteure permet ici à chacun de comprendre la vraie nature de cette dernière et quels outils nous pouvons trouver dans notre vie quotidienne pour la stimuler. Grâce à notre reconnexion à nous-mêmes, il nous sera possible d'avoir accès aux qualités qui se dissimulent immédiatement à nos sens et découvrir notre intuition via ces méthodes. L'auteure met en avant que, sans compréhension de ce fait, la pratique des exercices seule se révèle infructueuse.
Ce qu'on peut d'emblée dire de ce premier roman de Melissa Broder, c'est qu'il décape. En apparence, l'auteure s'empare du côté girly de la chick-litt mais elle en tord les codes. Elle allie lucidité, franchise totale, liberté de ton, crudité des situations et du propos pour déployer l'âme humaine dans tous ses penchants et ses besoins, et ce sans rien édulcorer. Le point de départ du livre est la dégringolade de Lucy, une jeune femme à l'aube de la quarantaine. Un soir, elle fait la rencontre au bord de l'océan, d'un homme "merveilleux" dans toutes les acceptions du terme. Que va révéler cette rencontre hors du commun ? L'originalité du roman est de créer des ponts entre la mythologie grecque et la vie contemporaine pour en arriver à cette interrogation fondamentale et peut-être de tenter d'y répondre : Est-ce possible d'arriver à une acceptation du néant, du manque de sens et d'accéder à une certaine paix ?
Résumé : Les mensonges et la folle cupidité des banquiers (autrement nommée " crise des subprimes ") les a jetés à la rue. En 2008, ils ont perdu leur travail, leur maison, tout l'argent patiemment mis de côté pour leur retraite. Ils auraient pu rester sur place, à tourner en rond, en attendant des jours meilleurs. Ils ont préféré investir leurs derniers dollars et toute leur énergie dans l'aménagement d'un van, et les voilà partis. Ils sont devenus des migrants en étrange pays, dans leur pays lui-même, l'Amérique dont le rêve a tourné au cauchemar. Parfois, ils se reposent dans un paysage sublime ou se rassemblent pour un vide-greniers géant ou une nuit de fête dans le désert. Mais le plus souvent, ils foncent là où l'on embauche les seniors compétents et dociles : entrepôts Amazon, parcs d'attractions, campings... Parfois, ils s'y épuisent et s'y brisent.
Les historiens de l'art ont l'habitude d'utiliser l'expression de "siècle d'or hollandais" (gouden eeuw) pour qualifier la civilisation néerlandaise du XVIIe siècle et, plus spécifiquement encore, l'art de cette période. Ce livre entend repenser cette notion en proposant d'analyser la manière dont elle a été définie, pensée et décrite au XVIIe siècle, par les Hollandais eux-mêmes, comme par leurs contemporains. Cet "âge d'or" est un moment historique marqué par de profonds bouleversements : alors que les guerres et les rivalités politiques traversent le siècle, la dissipation des tensions religieuses en fait une terre d'accueil et de tolérance ; les Provinces-Unies assoient fermement leur hégémonie économique et commerciale, fondée notamment sur les échanges coloniaux. Savants, poètes, philosophes et artistes forgent, chacun à leur manière, les représentations naturalistes ou idéalisées de ces transformations. Appréhender la société néerlandaise du XVIIe siècle à travers la grande variété de leurs créations rend compte de l'identité plurielle d'une nation en devenir. Tout en suivant le fil chronologique de l'histoire, des débuts de la guerre de Quatre-Vingts Ans jusqu'aux premières années du XVIIIe siècle, les principales théories et pratiques artistiques du siècle d'or sont ici exposées, sans tenter de reconstruire a posteriori une unité factice. Des oeuvres de Paul Bril à Adriaen Coorte en passant par Aelbert Cuyp, Gerard Dou, Gerard van Honthorst, Samuel van Hoogstraten, Gabriel Metsu..., sans oublier les incontournables Rembrandt, Vermeer et Hals, plus de 350 artistes et près de 600 oeuvres commentées accompagnent cette synthèse érudite et accessible, qui offre un éclairage renouvelé sur cette période phare de l'histoire de l'art.
?Comment les peintres, dessinateurs et graveurs ont-ils représenté l'arbre, de la Renaissance au XXe siècle ? Cette histoire visuelle donne à percevoir la construction et le développement d'un motif qui s'érige en sujet à part entière de la peinture occidentale. Qu'il soit solitaire ou entouré de congénères, garni, à nu, bourgeonnant ou fleuri..., sa représentation rassemble nombre de difficultés techniques, un véritable défi formel pour l'artiste. Des sources variées permettent ici de retracer de manière vivante les différentes pratiques des créateurs : l'élaboration de recettes d'atelier, la diffusion de grands modèles, la pratique au coeur même de la nature ; autant d'attitudes et de chemins qui nous font entrer de plain-pied dans le grand atelier artistique de l'arbre et du paysage à l'époque moderne. Comment comprendre ces oeuvres picturales qui mettent en scène la figure centrale de l'arbre'? Depuis les représentations de forêts sauvages évoquant les déserts érémitiques au XIVe siècle jusqu'à la précoce prise de conscience écologique au XXe siècle, le spectre étendu des interprétations de la figure de l'arbre nous amène à nous interroger sur la construction et l'intensité de nos liens avec le paysage et la nature.
La construction de l'Escorial marque le début communément admis du Siglo de Oro espagnol qui s'achève par l'accession des rois Bourbons au trône, toujours au monastère royal de l'Escorial, avec une apogée en 1635 au moment de l'édification à Madrid du nouveau palais du Buen Retiro. Après s'être illustré dans la géopolitique, l'économie et la littérature, l'Espagne connaît alors quelques uns des plus grands génies que la peinture ait donnés. Célèbre et méconnue à la fois, avec ses astres brillants et ses talents dans l'ombre, ses spécificités, ses retards et ses fulgurances ... Une période que le XVIIIe siècle eut vite fait d'oublier pour mieux laisser le XIXe siècle s'en éprendre. La visée de cet ouvrage est de faire découvrir par la peinture, à quel point l'or de ce fameux siècle avait été avant tout dans les mains de ses artistes et au bout de leurs pinceaux.