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Agir pour ne pas mourir ! Act up, les homosexuels et le sida
Broqua Christophe
SCIENCES PO
24,50 €
Épuisé
EAN :9782724609813
Fondée en 1989 sur un modèle américain, l'association Act Up Paris a choisi de faire du sida un enjeu de lutte politique en même temps que l'objet d'une mobilisation homosexuelle. Malgré de nombreuses réactions sceptiques ou hostiles, jugeant cette importation inopportune dans le contexte français, Act Up va progressivement se révéler un acteur central tant du mouvement gay et lesbien, pour devenir l'un des groupes contestataires les lus remarqués en France ces deux dernières décennies. A partir de nombreux témoignages et d'un travail de terrain ethnographique inédit, cet ouvrage rend compte des conditions et des conséquences de ce succès, en retraçant l'histoire d'Act Up et, à travers elle, celle de milliers d'hommes et de femmes homosexuels qui ont eu à affronter l'épidémie, individuellement ou collectivement, depuis le début des années 1980. Il éclaire l'engagement spécifique de l'association, seule en France à se réclamer d'un " point de vue homosexuel " sur le sida. L'auteur révèle la logique des " actions publiques " d'Act Up, de la violence qui leur est souvent imputée, du lien intime qui les unit à la question de la mort. Il analyse les changements induits par l'apparition de nouveaux traitements de l'infection à VIH. Il montre aussi que les positions controversées adoptées par l'association sur les comportements sexuels des gays traduisent les tensions générées par la normalisation en cours de l'homosexualité et sa contestation.
Nioques 22-23 Nouvelle poésie des Etats-Unis numéro bilingue Le collectif Double Change édite le numéro 22-23 sur la jeune poésie des Etats-Unis. Anthologie bilingue, ce numéro double présente une quinzaine de jeunes écrivains oeuvrant dans les poétiques radicales et expérimentales du XXIe siècle, afin d'ausculter la façon dont les formes, les discours et les pratiques interrogent la poésie, jusqu'à sortir de celle-ci. La poésie postconceptuelle de Danny Snelson ou d'Allison Parish s'approprie des matériaux déjà existants sur le web et les "recycle" , venant interroger la poétique du format, des programmes et des dispositifs numériques. L'interrogation sur ce qui est poétique dans les langues trouvées sur internet est aussi à l'oeuvre dans ce qu'on pourrait appeler l'écrire-traduire de Monica de la Torre. Un même texte est traduit et retraduit selon diverses procédures qui génèrent du texte comme une mécanique. Elles questionnent ainsi les politiques de la langue en faisant boîter la poésie par la traduction tout autant que l'inscription de l'étranger dans la langue américaine. Ce sont des politiques de l'épreuve de l'étranger qu'explorent Youmna Challa, Lindsay Choi ou Mia You. D'autres poètes telles Sophia Le Fraga, Divya Victor, Layli Long Soldier minent la langue depuis des positions mouvantes qui vont de l'ironie à des textualités du quotidien, de la critique féministe à la position décoloniale. Nous avons aussi demandé à ces poètes - tous et toutes à peu près inconnus en France - de livrer un texte plus discursif sur leur pratique.
Souvent considéré comme allant de soi, et parent pauvre des études sur le genre en Afrique, la masculinité se fabrique et s'exprime de manière à la fois perpétuelle et peu visible, dans l'opacité du quotidien. Les contributions réunies dans ce numéro en décèlent les formes ordinaires ou plus spectaculaires et analysent la façon dont se construisent les rôles et les statuts qui lui sont associés. A l'inverse d'une idée répandue, les hommes ne détiennent ni naturellement ni uniformément une position dominante à l'égard des femmes. Le pouvoir est inégalement réparti à l'intérieur même du groupe des hommes, selon par exemple le statut social ou la place dans la structure de parenté ; le facteur générationnel en particulier joue un rôle déterminant dans la définition du genre. Cette logique apparaît aussi au travers des violences masculines, dont les bon rues sont non seulement les auteurs mais aussi souvent ceux contre lesquels elles s'exercent. De plus, les identités de genre ne sauraient se réduire au modèle binaire masculin féminin : des représentations oscillant entre catégories apparentées au féminin et figures masculines inachevées caractérisent certains hommes, considérés comme n'en étant pas tout à fait ; il en va de même poco- les femmes qui parfois sont estimées ou s'estiment " masculines ". Si la construction du masculin s'effectue en grande partie en relation avec le féminin, elle est aussi redevable d'une pluralité de figures et de principes de division au sein même du groupe des hommes. Bien qu'une forme dominante cherche souvent à s'imposer comme la seule légitime, le réalisme empirique des études réunies dans ce numéro montre qu'elle n'y parvient pas toujours.
Broqua Christophe ; Busscher Pierre-Olivier de ; J
Résumé : Des milliers de personnes défilent, la rue est noire de monde. En tête du cortège, déployée sur toute la largeur du premier rang, une banderole noire avec, en lettres blanches, cette injonction : " Arrêtez le sida ! " La scène tranche avec ce que les campagnes antituberculeuses ou anticancéreuses donnaient à voir. De fait, l'épidémie de sida suscite des formes de réactions sociales et politiques dont le caractère ouvertement contestataire est sans équivalent, au XXe siècle, dans l'histoire de la lutte contre les maladies. Mais, si la mobilisation fait descendre dans la rue des milliers de manifestants, elle ne renoue pas pour autant avec les émeutes populaires qui marquaient souvent les grandes épidémies des siècles passés. L'angoisse et la colère sont bien là, mais canalisées dans un mouvement de masse structuré par des associations militantes qui prennent la défense des personnes atteintes et de tous ceux que l'épidémie menace. C'est l'histoire de ces associations militantes qui donne sa trame à cet ouvrage. En retraçant leur genèse, la dynamique de leur développement, l'évolution de leurs relations avec le champ médical, les pouvoirs publics et les médias, les auteurs s'attachent à comprendre ce qui a fait la spécificité politique de la lutte contre le sida en France.
Dans les pays du Nord, les mobilisations associatives ont marqué très tôt l'histoire du sida. Qu'en est-il en Afrique, le continent le plus touché par l'épidémie ? Bien que des associations spécialisées y existent depuis de nombreuses années, peu d'attention leur a été accordée. Cet ouvrage, le premier d'une telle ampleur sur les dynamiques associatives liées au sida en Afrique, témoigne de l'évolution des formes collectives d'organisation et de résistance face à l'épidémie sur ce continent. Depuis le début des années 2000, le développement de l'accès aux traitements antirétroviraux et l'accroissement des financements internationaux ont transformé l'engagement et le travail associatifs. Ils ont aussi produit la diversification des catégories ciblées par les politiques de lutte contre le sida, incitant au recentrement des actions autour des "populations clés". Dans ce contexte de santé globale, les échanges entre les associations locales et les organisations du Nord ou internationales conditionnent plus que jamais les formes de l'action associative contre le sida en Afrique.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
La terre prodigue ses ressources et confère la puissance à ceux qui se l'approprient. Les sociétés n'ont eu de cesse de se battre et de mourir pour elle : conquêtes, guerres civiles, autoritarismes, etc. Des fascismes européens aux dictatures latino-américaines, de la révolution chinoise aux guérillas colombiennes, combien de séquences politiques ont eu pour arrière-plan une terre mal distribuée ? Des Etats-Unis de la guerre froide à la Chine et la Russie d'aujourd'hui en passant par les pays du Golfe, combien de pays ont exprimé leur volonté de domination et de sécurité par une emprise foncière ? Des Kurdes aux Tibétains, des Palestiniens aux Ouïgours, combien de peuples ont vu leurs terres se dérober et leur rêve de reconnaissance s'évanouir ? Pierre Blanc réexamine l'histoire contemporaine en plaçant la question foncière au coeur des logiques de pouvoir.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.