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Kollontaï. Défaire la famille, refaire l'amour
Bronnikova Olga ; Renault Matthieu
FABRIQUE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782358722742
Personnage cle´ de la Re´volution de 1917, figure pionnie`re du fe´minisme socialiste, premie`re femme ambassadrice au monde, les qualificatifs ne manquent pas pour souligner l?exceptionnalite´ de la trajectoire intellectuelle et politique d?Alexandra Kollontai¨ (1872-1952). Promptement refoule´e par la contre- re´volution sexuelle qui s?e´tait abattue sur l?Union sovie´tique de`s les anne´es 1920, brie`vement rede´couverte au lendemain de mai 1968 avant de retomber dans l?oubli avec les « anne´es d?hiver » de la de´cennie 1980, l??uvre de Kollontai¨ fait l?objet depuis quelques anne´es d?un puissant regain d?inte´re^t dans le sillage des renouvellements du fe´minisme mate´rialiste, sans pour autant que l?on ne dispose a` ce jour d?un portrait d?ensemble. C?est ce manque que le pre´sent ouvrage se propose de combler en s?attachant a` redonner a` Kollontai¨ la place qui lui revient dans l?histoire du fe´minisme, ta^che qui suppose non seulement de restituer ce qui fait l?inde´niable actualite´ de sa pense´e, mais aussi de mettre en exergue son inactualite´, au sens de perspectives e´mancipatrices qui n?ont pu e^tre re´alise´es, ont e´te´ e´touffe´es ou oublie´es, mais qui gagneraient a` e^tre re´active´es, intempestivement. L?hypothe`se qui sous-tend ce livre, et en constitue le fil rouge, est que, pour Kollontai¨, l?e´mancipation des femmes a pour condition fondamentale l?abolition de la famille (bourgeoise, nucle´aire) et des rapports de proprie´te´ (physique et psychique) sur laquelle elle se fonde. Ce projet se de´cline selon elle de deux manie`res entreme^le´es : d?une part, par une re´invention radicale de l?amour et des formes de la sexualite´; d?autre part, par la socialisation inte´grale ou la communalisation des ta^ches reproductives, a` commencer par la maternite´. Dans l?un et l?autre cas, c?est la camaraderie, comme affect communiste par excellence, qui doit pre´valoir afin de rendre possible la gene`se de la « grande famille prole´tarienne » qui signera le « retour » a` l?e´galite´ homme-femmes, laquelle, pour Kollontai¨ comme pour tant d?autres, avait re´gne´ au sein dudit communisme primitif. C?est ce projet que le pre´sent de livre se proposer de recouvrer sous la forme de la biographie d?une pense´e qui suivra l?itine´raire re´volutionnaire de Kollontai¨, sans s?e´pargner la confrontation avec sa « part d?ombre » telle qu?elle trouve en particulier a` s?incarner dans la promotion de ce qu?on peut appeler un bioproductivisme.Table des matières : Originaire de Saint-Pe´tersbourg, Olga Bronnikova est mai^tresse de confe´rences a` l?universite´ Grenoble Alpes. Portant prioritairement sur les migrations depuis l?espace postsovie´tique, ses recherches se centrent actuellement sur l?exil russe, ukrainien et bie´lorusse qui a suivi le de´clenchement de l?invasion de l?Ukraine. Matthieu Renault est professeur des Universite´s en Histoire critique de la philosophie a` l?universite´ Toulouse Jean-Jaure`s. Ses recherches portent sur les rapports de la philosophie aux mondes extra-europe´ens et sur la production de savoirs minoritaires (classe-genre-race) en contexte re´volutionnaire. Il est notamment l?auteur de C. L. R. James. La vie re´volutionnaire d?un « Platon noir » (La De´couverte, 2016).
DOSSIER Introduction : Transnational Exopolities : Politics in Post-Soviet Migration, Andy Byford & Olga Bronnikova Politics in the Tajik Emigrant Community Complex, Karolina Kluczewska & Oleg Korneev Discovering the Homeland : A New Generation of Armenian Diasporic Organizations, Tsypylma Darieva Russian-Speakers in Finland : The Ambiguities of a Growing Minority, Hannes Viimaranta, Ekaterina Protassova & Arto Mustajoki Between Neo-Nationalizing Russia and Brexit Britain : The Dilemmas of Russian Migrants' Political Mobilizations, Oksana Morgunova & Andy Byford REVUE DES LIVRES Identités, migrations et mobilités transnationales : Europe xixe-xxie siècle (Gwenola Sebaux, dir.), par Mehdi Belasri Elmondani a elmondhatatlan. A nemi er ? szak Magyarorszagon a II. vilaghaboru alatt [Dire l'indicible. La violence sexuelle en Hongrie pendant la deuxième guerre mondiale] (Andrea Pet ? ), par Paul Gradvohl Résumés Sommaire général de l'année 2018
Féminismes islamiques : un titre qui en fera sursauter beaucoup, y compris parmi celles et ceux qui se pensent à l'abri de tout préjugé. C'est que le stéréotype "islam= oppression de la femme" croise partout comme un sous-marin, tantôt en surface et pavillon haut, tantôt dans les profondeurs de l'inconscient. Ce que montre ce livre, le plus souvent on ne le sait pas : que dans les pays où l'islam est la religion dominante, des croyantes puissent lutter pour l'égalité, retourner les textes sacrés contre le patriarcat, s'élever contre les autorités politiques et religieuses qui bafouent les droits des femmes. De l'Egypte à l'Iran, du Maroc à la Syrie, en France, aux Etats-Unis et jusqu'en Malaisie, des intellectuelles, des chercheuses et des militantes sont engagées dans une démarche féministe à l'intérieur du monde religieux musulman. Zahra Ali nous fait entendre leurs voix et propose ainsi de décoloniser le féminisme hégémonique.
« Qu est-ce donc qu un démocrate, je vous prie? C est là un mot vague, banal, sans acception précise, un mot en caoutchouc. » Cette question, ce jugement sans appel d Auguste Blanqui datent d un siècle et demi nais gardent une actualité dont ce livre est un signe. Il ne faut pas s attendre à y trouver une définition de la démocratie, ni un mode d emploi et encore moins un verdict pour ou contre. Les huit philosophes qui ont accepté d y participer n ont sur le sujet qu un seul point commun: ils et elles rejettent l idée que la démocratie consisterait à glisser de temps à autre une enveloppe dans une boîte de plastique transparent. Leurs opinions sont précises dans leurs divergences, voire contradictoires ce qui était prévu et même souhaité. Il en ressort, pour finir, que tout usé que soit le mot « démocratie », il n est pas à abandonner à l ennemi car il continue à servir de pivot autour duquel tournent, depuis Platon, les plus essentielles des controverses sur la politique.
Tant que l'Etat existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'Etat. Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon: ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les Thèses d'avril. dans L'Etat et la révolution, Lénine convoque les textes de Marx et Engels sur la Commune de Paris. Il les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes: non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au dépérissement de l'Etat - avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité "en chien crevé". Dans sa présentation, Laurent Lévy montre ce que cette pensée politique garde d'original et d'actuel.
Un enfant qui continue à faire pipi au lit est-il un handicapé? Celui qui refuse d'ouvrir ses livres est-il un dyslexique? Le gamin turbulent est-il atteint de TDAH (trouble-déficit de l'attention avec hyperactivité)? Faut-il lui prescrire une cure de Ritaline? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles s'attaque ce livre. Grâce à une langue médico-sociale (LMS) élaborée, en s'appuyant sur une version totalement dévoyée de la psychanalyse, l'Etat normalise et évalue à tout-va tandis que l'industrie pharmaceutique invente des maladies et des molécules pour les traiter. Ces deux forces conjuguées, si on les laisse faire, finiront par abattre les lieux, créés après la Libération, où un enfant peut encore parler de son symptôme.
Préface de Christiane Taubira Journaliste, militante, Gloria Steinem est une figure de la lutte pour les droits des femmes et les droits civiques aux Etats-Unis. Pendant toute sa vie, elle a silloné l'Amérique pour aller à la rencontre des autres. Ma vie sur la route est le récit autobiographique de plus de cinquante ans de combats, depuis la cause amérindienne à l'avortement en passant par le tourbillon de la campagne politique de Hillary Clinton ou encore les droits de la communauté gay. Une ode à l'intranquilité qui nous pousse à partir à l'aventure. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Karine Lalechère A propos de l'auteure : Gloria Steinem, aujourd'hui âgée de 83 ans, est une icône féministe américaine, inscrite au Women's National Hall of Fame. Journaliste, écrivain, elle a fondé le magazine féministe Ms. et, avec Jane Fonda et Robin Morgan, le Women's Media Center, une organisation qui se bat pour rendre les femmes plus présentes et plus visibles dans les médias. Elle a également participé aux campagnes présidentielles de Hillary Clinton et de Barack Obama.
La femme a toujours été, sinon l'esclave de l'homme, du moins sa vassale; les deux sexes ne se sont jamais partagé le monde à égalité; et aujourd'hui encore, bien que sa condition soit en train d'évoluer, la femme est lourdement handicapée. En presque aucun pays son statut légal n'est identique à celui de l'homme et souvent il la désavantage considérablement." Agrégée de philosophie, unie à Jean-Paul Sartre par un long compagnonnage affectif et intellectuel, Simone de Beauvoir (1908-1986) publie son premier roman, L'Invitée, à l'âge de trente-cinq ans. Paru en 1949, Le Deuxième Sexe, dont on trouvera ici quelques pages marquantes, fit d'elle l'une des grandes figures du féminisme du XXe siècle et lui assura une renommée internationale qui marqua durablement sa carrière d'écrivain.
Première féministe française, Olympe de Gouges (1748-1793) réclame l'égalité des sexes devant l'Assemblée. Dans ce manifeste, elle réécrit au féminin la Déclaration universelle des droits de l'homme et du citoyen : "La femme naît libre et demeure égale à l'homme en droits". Le 3 novembre 1793, avant d'être guillotinée, elle aurait lancé : "Je suis certaine que nous triompherons un jour" .