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Anthropologie du chien. L'homme et son double
Brohm Jean-Marie
PARIS OUEST
29,00 €
Épuisé
EAN :9782840163244
Depuis sa lointaine domestication au paléolithique supérieur, le chien est indissolublement lié aux groupes humains. Devenu "le plus fidèle ami de l'homme", il a assumé les fonctions les plus variées dans toutes les cultures et à toutes les époques : chasseur, guerrier, gardien, commensal, collaborateur polyvalent, compagnon de vie, ressource alimentaire. Dans les sociétés contemporaines où il bénéficie d'un statut privilégié, les usages et services sociaux traditionnels du chien se sont multipliés à l'infini à mesure que se sont diversifiées les races : chiens policiers, chiens d'avalanche, chiens guides d'aveugles, chiens auxiliaires de vie, chiens de course, chiens de laboratoire. Cet animal polyfonctionnel totalement socialisé, souvent considéré comme une personne ou un membre de la famille, a droit aujourd'hui aux mêmes institutions que les humains : des salons de toilettage aux écoles de dressage, en passant par les boutiques de luxe, les cliniques vétérinaires, les cabinets de zoopsychologues, les haltes-garderies, les pensions, les chenils, les cimetières. Les multiples représentations du chien dans les contes, mythes et légendes, les récits littéraires, les bandes dessinées, le cinéma, les scénarios de science-fiction, enrichissent la signification anthropologique du "chien" dans l'imaginaire humain : cynocéphales, chiens psychopompes, chiens divinateurs, chiens sacrés, chiens fantômes, chiens de l'enfer, chiens sorciers, chiens guérisseurs, chiens qui parlent, autant de figures fantastiques qui révèlent l'inconscient collectif...
Résumé : Collection dirigée par Louis Janover Pour remettre les idées en place, ou à leur place, et les suivre pas à pas dans l'actualité, une collection qui met "les pieds dans le plat de l'opportunisme contemporain, lequel plat n'est, comme chacun sait, qu'une vulgaire assiette au beurre" (René Crevel). Le sport, "religion athlétique" du XXe siècle, est aujourd'hui l'opium du peuple par excellence. L'Empire du sport-spectacle, porté par l'impérialisme, le fascisme et le stalinisme, n'a cessé de s'étendre à mesure que triomphait le marché unique, la pensée unique et la colonisation marchande du monde vécu. La sportivisation de l'espace public, impulsée par les grandes multinationales sportives (Fédération Internationale de Football, Comité International Olympique) impose sa fausse conscience et son abrutissement idéologique à des centaines de millions de téléspectateurs. Les Jeux olympiques de la croix gammée à Berlin en 1936, modèle de toutes les entreprises de propagande totalitaire, ont fait école dans le siècle. Sport et fascisme sont désormais unis pour le pire. Une analyse décapante de l'illusion sportive, apothéose du divertissement dans la société du spectacle capitaliste, avec sa violence, sa démagogie populiste, son dopage et son affairisme maffieux.
Les oeuvres de la musique savante occidentale - connues ou à découvrir - sont des "idéalités intentionnelles". Leur contenu incorpore de multiples univers de sens et mondes imaginaires (symboliques, mythologiques, poétiques, sacrés, fantastiques, féeriques). La Passion selon Saint Matthieu de Bach, Don Juan de Mozart, la Missa Solemnis de Beethoven, Roméo et Juliette de Berlioz, le Requiem de Verdi, Parsifal de Wagner, Le Chant de la Terre de Mahler, La Mer de Debussy, Daphnis et Chloé de Ravel, La Nuit transfigurée de Schoenberg, Le Sacre du Printemps de Stravinsky, Wozzeck de Berg par exemple sont des créations qui transcendent l'histoire et les espaces culturels. Ce panthéon musical sans cesse réactualisé ou révisé témoigne ainsi de ta nature profondément intersubjective de la musique où se confrontent traditions et innovations, jugements de goûts et évaluations esthétiques.
Résumé : Longtemps relégué dans l'ombre, le rire est aujourd'hui à la mode. Mais on s'intéresse presque toujours au rire pour d'autres raisons que le rire lui-même. On veut démontrer ses significations philosophiques, exalter ses vertus esthétiques, comme s'il fallait toujours s'excuser de rire et de faire rire. A rebours, L'Esthétique du rire veut s'en tenir au rire. D'abord, en rappelant son irréductible unité, malgré toutes les variantes ou sous-catégories qu'il est loisible d'énumérer (l'ironie, le burlesque, la satire, la blague, la parodie, la farce, etc.). Ensuite, en affirmant avec force que, s'il existe bien un art du rire, il n'est rien d'autre que l'art de faire rire, avec le plus de force et de plénitude possible. Pour saisir cette dynamique du rire, il fallait un dialogue entre les spécialistes du Moyen Age, des siècles classiques et de la modernité post-révolutionnaire. Mais l'histoire ne doit pas faire oublier l'essentiel: la nature anthropologique du rire. Le mécanisme comique plonge dans les zones les plus mystérieuses de l'homme: dans l'inconscient que refoule le moi sérieux; dans les mondes merveilleux de l'enfance; plus généralement, dans un stade archaïque et primitif de l'homme. L'art du rire opère la mystérieuse transfiguration des ténèbres opaques de l'intimité humaine en bruyant feu d'artifice. Et ce sont les extases d'imagination induites par cette inversion miraculeuse qui fait du rire un phénomène d'ordre esthétique.
Artémidore n’est pas un philosophe, mais il s’occupe d’une question, la mantique, qui n’était pas étrangère aux philosophes de l’Antiquité. La divination par les songes ou toute autre divination fait partie des préoccupations des philosophes et particulièrement de la philosophie dominante sous l’Empire, le stoïcisme, ou même d’adversaires de la divination comme les Epicuriens. L’arrière-plan quasi idéologique de la sympathie universelle qui régit non seulement la pratique onirocritique telle que l’entend Artémidore, mais aussi bien un autre type de mantique, la divination par l’astrologie, ne saurait conduire à qualifier notre auteur de stoïcien. Les rêves, dans toutes les cultures, et depuis la plus haute Antiquité, ont de multiples usages, qui dépendent du sens qu’on leur donne. Leur interprétation est souvent considérée comme l’une des formes de la divination. Elle est attestée par les textes littéraires et a fait naître une littérature technique riche d’enseignements sur la société de l’époque et son imaginaire. Il ne s’agit donc pas seulement d’une constante psychologique, mais aussi de traditions culturelles multiples, qui ont chacune leur propre histoire et entrent à de nombreuses reprises en contact les unes avec les autres.
Jibokji Joséphine ; Maître Barbara le ; Pernac Nat
Architectures grandioses, expositions médiatisées à outrance et instituées en rituels saisonniers, le musée est aujourd'hui investi d'une attractivité touristique et d'une charge patrimoniale, politique, symbolique sans précédent. Ce qui s'y monnaye est-il cette "monnaie de l'absolu" dont André Malraux célébra l'universalité? L'interrogation court tout au long de cet ouvrage qui choisit le prisme du cinéma de fiction pour revisiter le musée, dans ses missions et mythologies traditionnelles mais aussi dans ses coulisses et sa violence. Au final, les intrigues muséales tramées entre autres par Michael Curtiz, Tsai Ming-liang, Jean-Luc Godard, les frères Quay, Sanjay Gadhvi, Marco Bellocchio ou Charles Crichton sondent notre rapport fétichiste à l'oeuvre d'art et notre regard sur le patrimoine. A travers des analyses subtiles et décapantes, muséologues, historiens de l'art et du cinéma nouent un dialogue qui atteste la puissance discursive de la fiction. Il en naît aussi une éclatante relance théorique sur les fonctions du musée, sur les valeurs qui s'y transmettent, s'y échangent, s'y révisent et s'y réinventent.
Nous vivons immergés dans la publicité: publicité dans nos journaux, publicité quand nous ouvrons la radio, publicité à la télévision, parfois tellement envahissante qu'elle coupe, ne devrait-on pas dire, parfois, pollue, les émissions que nous suivons. Depuis un peu plus de dix ans et les progrès d'Internet, elle a trouvé et conquis un nouveau support, et l'on ne peut pas aller sur la toile sans être invité à acheter le meilleur parfum, le dernier modèle de la meilleure marque d'automobiles ou une place sur la croisière qui vous mènera au Soleil de Minuit. Ce livre n'est ni une justification ni une dénonciation de la publicité. C'est un livre d'histoire qui cherche à observer, comprendre et expliquer comment elle a conquis, dans notre pays, la place qu'elle occupe aujourd'hui. Car cette histoire, l'histoire de ses progrès, des difficultés, des obstacles et des oppositions qui les ont entravés, est à peine entreprise, à la différence de l'Angleterre et plus encore des Etats-Unis. Cet ouvrage réuni un ensemble d'articles, parus depuis une quinzaine d'années, qui sont parmi les premiers à avoir été consacrés à l'histoire de la publicité en France.