Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Ce que vous voyez est ce que vous voyez. Tautologie et littéralité dans l'art contemporain
Brogowski Leszek ; Frangne Pierre-Henry
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753507968
Ce que vous voyez est ce que vous voyez" est la formule que le peintre américain Frank Stella a utilisée en 1961. afin de justifier sa pratique picturale abstraite que les critiques de l'époque ont rapidement nommée "art minimal". Car il s'agissait, pour lui, d'inventer une nouvelle forme artistique qui réduisît l'oeuvre à ses éléments les plus simples, les plus matériels et les plus visibles au point de n'être plus qu'une entité purement objectale ne s'identifiant qu'à elle-même. Par ce geste et cette formule, l'art minimal et littéraliste de Stella mais aussi de Robert Morris, de Carl Andre ou de Donald Judd rejetait d'un coup la définition traditionnelle de l'art comme imitation, expression, symbole ou métaphore à interpréter. Il impliquait aussi une radicale reconsidération de l'art et de son histoire à l'époque moderne (au moins depuis l'émergence de la photographie et de l'impressionnisme d'Edouard Manet que ce livre collectif entend explorer. En nouant les discours de l'esthétique, de la critique, de la philosophie, de l'histoire de l'art et de l'art lui-même, l'ouvrage analyse les enjeux d'un moment important de l'art du XXe siècle. Profond à force de créer des surfaces seulement visibles, réflexif à force de vouloir réduire l'oeuvre à une simple chose parmi les choses, "l'art minimal" - puis "l'art conceptuel" - nous interroge et nous inquiète ou sujet de la nature, des opérations et de la fonction de l'art d'aujourd'hui. Biographie de l'auteur Leszek Brogowski et Pierre-Henry Frangne sont tous les deuxenseignants-chercheurs en esthétique à l'université Rennes 2Haute Bretagne.
Brzozowski Stanislas ; Kolecki Wojciech ; Wyka Mar
Chaque jour se produisent de menus événements qui confirment jusqu'à l'ennui que l'homme sans habitudes culturelles et sans besoins intellectuels est un être nocif et un ennemi de lui-même. Ce sont le style et l'originalité que l'on recherche dans les livres, et la diversité des goûts qu'il faut flatter écarte les choix qui peuvent déplaire. Erreur de croire que la lecture d'un mauvais livre est sans conséquence : ce passe-temps apparemment indifférent signe l'arrêt de mort de tous les bons livres qui n'ont d'existence effective que dans le temps passé à les lire. N'avoir pas de pitié pour la médiocrité littéraire, pour l'absence d'idées : de la "forme", dans l'acception absurde de ce terme, d'autres se soucient déjà assez". Stanislas Brzozowski, 10 décembre 1910.
Le récit de l'horreur des camps ; de l'horreur successif d'Auschwitz, de Natzweiler-Struthof, de Dachau. Tadeusz Borowski l'aura vécu et y aura survécu seulement parce qu'à son arrivée à Dachau, vers la fin de la guerre, on ne gazait plus les Aryens... Ce livre qui regroupe ses deux recueils (L'Adieu à Maria et Le Monde de pierre) décrit la vie quotidienne des camps non pas en suivant le fil des jours, mais bien plutôt en en saisissant certaines scènes. Dénués d'espoir, les personnages, dont le narrateur - double de l'auteur -, subissent la loi implacable des "usines de la mort" nazies : la sélection de ceux qui iront à "la douche" et de ceux que l'on fera travailler une journée de plus ; les tortures psychologiques ; la privation de nourriture ; l'humiliation ; la peur, en permanence. Et puis la Libération tant attendue par les Américains, qui s'avérera prendre une toute autre forme que celle espérée : des tirs sans sommation, des inculpations sous de fallacieux prétextes. En vingt et une nouvelles, Tadeusz Borowski nous impose - entre routine dans l'horreur et dévastation de l'âme - une vision implacable de l'enfer des camps.
Il existe plus de mille milliards de milliards d'étoiles dans l'univers connu. Autour de l'une d'elles, des êtres biologiques complexes prétendent que l'hypothétique créateur de ces étoiles leur a envoyé en sacrifice son fils unique. Une telle pensée tient du délire. Affirmer que les Terriens sont si exceptionnels qu'ils méritent cette faveur extraordinaire relève d'une pathologie psychique. Malheureusement, cette pensée extravagante n'est pas un cas rare. De multiples variantes existent, alimentant des débats infinis sur les religions. Or, le fond des difficultés, à savoir l'existence des croyances religieuses, est une question qui n'est jamais abordée, car considérée comme taboue. André Borowski se livre à un plaidoyer musclé en faveur de la méthode scientifique et propose des pistes d'actions pour combattre les croyances religieuses. Car une laïcité défensive ne suffit pas : les Etats doivent passer à une laïcité active, avec la promotion de la méthode scientifique à tous les niveaux.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.