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Emmaus and the Abbé Pierre
Brodiez-Dolino Axelle ; Image Selwyn ; Harwood Ale
SCIENCES PO
24,99 €
Épuisé
EAN :9782724613919
Widely regarded as a modern-day prophet, for the people of France the Abbé Pierre personified the revolt against injustice and precarious living conditions. A judicious combination of priest and critic of the Church, he dispensed classic charity and political attack with equal effectiveness. What was his role and position within Emmaus ? How did a tiny band of ragpickers, emerging from the detritus of post-war Paris, become one of the largest NGOs in France, and a significant and highly cost-effective social enterprise ? This book takes the reader behind the doors of Emmaus, an organisation still overshadowed by its founder but otherwise largely unknown. Through its innovative relationship with the poor, its early media visibility, and its unique approach to recycling, Emmaus has breathed new life into the struggle against mass poverty, poor housing, unemployment, social breakdown and debt, and deployed practical tools to combat it. Yet its role as an international movement fighting world hunger and as a religious organisation acting as standard-bearer for social action is still not widely recognised. Axelle Brodiez-Dolino traces the extraordinary development of contemporary humanitarianism and an important strand within French social history through the inseparable narratives of Emmaus and the Abbé Pierre. This is also the story of the growth and development of a unique multi-national social enterprise, offering new insights into the dynamism behind organisations committed to social change.
Résumé : Qu'avons-nous fait de notre solidarité ? Le constat est accablant : dans un monde bouleversé par la mondialisation et le rapport au travail, la société se tend, les politiques mises en place se durcissent et les fractures se creusent. Axelle Brodiez-Dolino nous livre une réflexion pointue destinée à réinventer une solidarité liée à l'urgence écologique, où chacun doit prendre sa part. L'enjeu est de taille dans une société à refonder et une démocratie à préserver.
Le terme de vulnérabilité est aujourd'hui devenu omniprésent dans les discours scientifiques, politiques et médiatiques, comme hier celui d'exclusion. Stigmatisé par certains sociologues comme " mot-valise " ou pour son emprunt aux politiques publiques, regardé avec méfiance par les historiens qui réfutent par principe l'anachronisme, il mérite pourtant d'être pris au sérieux : car les termes sont des analyseurs des temps, et celui-ci recèle de surcroît d'importantes potentialités. Réunissant principalement des historiens et sociologues, cet ouvrage invite donc à réfléchir au terme en articulant questions sanitaires et sociales. Trois thématiques sont en particulier abordées. D'une part, un questionnement sur l'opérationnalité du concept, avec des contributions de philosophes, historiens, sociologues et juristes. D'autre part, la reconstitution de parcours de grande vulnérabilité (maladie psychiatrique, Alzheimer, cancer, vie à la rue...) et l'analyse de leurs accompagnements, des aidants familiaux et professionnels aux thérapeutes. Enfin, l'évolution les politiques et dispositifs publics de traitement de la vulnérabilité sur un long XXe siècle, sous des prismes catégoriels : chômeurs, personnes âgées, adolescents difficiles, sans domicile fixe. En définitive, il s'agit moins de se faire les hérauts du terme de vulnérabilité que de tenter de le solidifier, ne serait-ce qu'a minima, au service de deux types d'usages opératoires : d'une part, aux niveaux micro- et méso-sociologiques, mieux comprendre les fragilités médico-sociales dans leur dimension processuelle et pluri-dimensionnelle, ainsi que les incertitudes inhérentes à l'accompagnement; d'autre part, au niveau macro-sociologique, permettre de (re)penser les renouvellements des politiques publiques et de la conception contemporaine du lien social.
Biographie de l'auteur Les recherches d Axelle Brodiez (CNRS) portent sur l'histoire des organisations humanitaires. Elle a publié Emmaüs et l'abbé Pierre (2009), ainsi que Le secours populaire français, 1945-2000 (2006).
Que peuvent les associations de solidarité, souvent présentées comme des bonnes consciences citoyennes, des pis-aller, des sous-traitantes de l'impuissance publique ? Certaines sont pourtant très puissantes : elles sont un levier fondamental d'innovations, de sensibilisation et d'avancées sociales, et notre protection sociale serait sans elles peu de chose. Cet ouvrage le démontre en suivant l'histoire d'ATD Quart Monde, créée en 1957 par scission d'Emmaüs dans un bidonville de la région parisienne et devenue internationale par des approches et des méthodes innovantes. Elle a joué un rôle clé dans l'édification de nombre de droits actuels, depuis le RMI/RSA jusqu'au logement opposable. Au niveau onusien, on lui doit la Journée mondiale de lutte contre la misère et l'approche de la grande pauvreté comme violation des droits de l'Homme. Une magnifique histoire, où l'on retrouve des figures majeures de l'engagement contre la pauvreté, comme Geneviève de Gaulle Anthonioz et le père Joseph Wresinski.
La crise des réfugiés qui secoue l'espace européen depuis 2015 a mis en lumière l'incapacité des institutions politiques à fournir des réponses satisfaisantes à tous les profils de migrants. Fruits de globalisations contradictoires, les flux migratoires s'accélèrent à travers le monde. Alors même que des frontières se ferment et que des murs s'érigent, les catégories de migrants et de réfugiés se brouillent, les pays de départ deviennent pays de transit et d'accueil et inversement, le contenu de la citoyenneté se diversifie, l'expression d'un droit à la mobilité des personnes émerge partout dans le monde. Réel enjeu planétaire, longtemps oubliées des grandes questions mondiales, les migrations transforment et affectent les relations internationales, redéfinissent la souveraineté des Etats. Elles disent surtout l'urgence d'une diplomatie nouvelle intégrant leur gouvernance mondiale et régionale.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?