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La naissance de la sociologie au Brésil
Brochier Christophe
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753551459
A la fin du XIXe siècle, à plusieurs milliers de kilomètres de Paris, au Brésil, les idées d'Auguste Comte vont se diffuser au Brésil, un pays à l'économie encore traditionnelle mais avide de progrès. Dans les années 1900, les premiers manuels de sociologie sont publiés à Rio de Janeiro et São Paulo par des intellectuels polygraphes habitués aux sciences juridiques. Un demi-siècle plus tard, la première véritable génération de sociologues brésiliens formés sur place prend la direction de la recherche et de l'enseignement de cette discipline relativement nouvelle. Comment la sociologie s'est-elle développée et affirmée entre ces deux dates dans le géant de l'Amérique latine ? Cette question est importante car le Brésil est un grand pays de sociologie qui a formé ses premiers sociologues professionnels dans les années 1930, soit avant les Français, et qui n'a cessé d'attirer des chercheurs et des enseignants de premier plan venus d'Europe ou des Etats-Unis. Ce livre invite donc à un voyage dans le temps et l'espace à la recherche des pionniers de la sociologie au Brésil. Il montre que les juristes ont été les premiers à pratiquer et à enseigner la discipline à Recife, Rio et São Paulo. Il raconte le travail des missions universitaires venues d'Europe et des Etats-Unis pour faire fonctionner les premiers départements de sciences sociales. Il permet aussi de restituer l'ensemble des acteurs de cette histoire mouvementée : autodidactes, polygraphes, avocats, catholiques pratiquants, agrégés français, héritiers de l'ethnographie américaine. On y suit les démêlés de ces gens d'origines diverses, aux quatre coins du pays, dans des institutions soumises à des pressions politiques et où la concurrence pour les premiers postes est féroce. L'histoire intellectuelle que nous proposons n'est ainsi pas une histoire des idées : elle s'efforce de montrer l'activité collective de personnes précises occupées à donner des cours, chercher des contrats de recherche, écrire des manuels. Elle ne se limite pas à raconter une fois de plus l'arrivée de Levi-Strauss et de Bastide à São Paulo et le développement de la sociologie uspienne, arbre qui en est venu à cacher la forêt. D'une façon originale et vivante, il s'agit de proposer au lecteur une approche concrète de l'institutionnalisation d'une science qui ne se limite pas à exposer les idées des fondateurs.
L'actualité nous inonde d'informations, mais entre les risques de manipulations et d'idées reçues, difficile d'y voir clair. 12 conseils pour éviter la manipulation médiatique est un guide percutant pour affûter son esprit critique et aborder la réalité sans tomber dans les pièges de la désinformation. A travers 12 conseils incisifs, l'auteur vous apprend à questionner les discours dominants, à démasquer les " autorités " autoproclamées et à repérer les intérêts cachés derrière les grandes déclarations. Il dévoile aussi comment les chiffres, les médias et les institutions façonnent notre perception du monde, souvent à notre insu. Accessible à tous, ce livre est un appel à la lucidité et à l'indépendance d'esprit. Il donne les outils pour ne plus subir passivement l'information, mais la comprendre, l'analyser et en tirer ses propres conclusions. Un guide essentiel pour ceux qui veulent penser par eux-mêmes dans un monde saturé de propagande et de désinformation.
La différence entre Camus et Nietzsche, c'est d'abord que Nietzsche savait penser. Ensuite qu'il a osé penser jusqu'au bout. L'apothéose nietzschéenne, le splendide écroulement hölderlinien, tous ces moments féroces où l'écrivain accepte d'être mangé par la meilleure part de soi-même, Kleist ou Sade, rien n'est plus éloigné de Camus et de ses dimensions. Ce professeur de morale n'était qu'un surveillant de la morale d'autrui, vétilleux, tatillon. Même pas un sémaphore. S'il est intéressant encore pour nous, c'est à condition de reléguer dans le placard aux accessoires le pantin moraliste et toutes les ?uvres qui tentent de lui donner réalité. S'il est intéressant, c'est quand il a la tranquillité, au-delà de ces balançoires idéologiques que sont l'idée de nature, la civilisation méditerranéenne, le nationalisme, de s'accepter comme un animal heureux, avec un lyrisme épidermique qui touche. "
France, années soixante: inadéquation croissante d'un état rigide et vieillissant avec une jeunesse née pendant la guerre et avide d'en découdre.Le personnage du roman de Jean-Jacques Brochier est un très jeune homme qui se cherche et ne trouve dans sa vie quotidienne aucune des vérités qu'il a trouvées dans les livres. L'action clandestine pendant la guerre d'Algérie la lui fournit. Son arrestation et son emprisonnement sont une confrontation avec le réel qui le découvre à lui-même. C'est en prison qu'il s'unira avec la jeune fille évanescente et dure qui est arrêtée en même temps que lui. La liberté les séparera.Écrit dans un ton qui cache toute émotion sous la distance et l'humour, Un jeune homme bien élevé raconte, avec pudeur, le passage à l'âge d'homme.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.