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L'inégalité entre l'homme et la femme dans la législation civile, René Cassin. Edition critique préc
Broch Julien ; Berton Eric
PU PROVENCE
10,00 €
Épuisé
EAN :9791032004739
Le prix Nobel de la paix René Cassin (1887-1976), diplômé en Lettres et en Droit de l'Université d'Aix-Marseille, où il est devenu assistant au cours de la Grande Guerre, y a prononcé une conférence importante en 1919 sur le droit des femmes. René Cassin est resté dans les mémoires comme le "légiste de la France libre" , le corédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme (1948), le Prix Nobel des droits de l'homme (1968), ainsi que le membre ou le président de juridictions éminentes. C'est vite oublier que l'universitaire qu'il a été, à Aix-Marseille (où il a étudié en licences ès droit et lettres et où il a été assistant), à Lille puis Paris, a enseigné et écrit dans les matières les plus diverses du droit. La présente édition scientifique correspond au texte d'une conférence qu'il a donnée en 1919 à la faculté des lettres d'Aix, à l'invitation de militantes féministes. Non seulement Cassin dissipe des clichés sur la situation juridique de la femme sous l'empire du Code civil, sur l'articulation droits civils/droits politiques, mais il fait oeuvre de propositions. Il s'agit ainsi d'un précieux témoignage sur une question plus que jamais d'actualité. La contextualisation réalisée par Julien Broch montre le long chemin de femmes d'exception, qui n'a rien eu de facile, pour que juridiquement leur genre soit pleinement l'égal de celui des hommes. Elle souligne l'ouverture des facultés de droit sur la société civile au moment où celles-ci s'interrogeaient sur leur devenir. Il apparait enfin que l'université d'Aix-Marseille (aujourd'hui "Aix-Marseille Université") était déjà porteuse des valeurs les plus élevées. De cette filiation témoigne la préface du professeur Eric Berton, président d'AMU.
Née en 1969, Julie Boch enseigne la littérature française des XVIIe et XVIIIe siècles à l'université. Spécialiste de l'histoire des idées, elle s'intéresse entre autres aux théories esthétiques de l'époque des Lumières. Hautboïste et choriste amateur, elle a en outre poursuivi des études de musicologie. Elle est notamment l'auteur de: "Par les volcans du Kamtchatka", "Un été dans l'Extrême-Orient russe" (avec Emeric Fisset, Transboréal, 2007; prix des pays du Mont-Blanc et prix spécial "Récits" du Cercle polaire).
En 1925, Marc Bloch, historien du Moyen Age, fait paraître un article qui illustre parfaitement sa méthode de recherche, sa conception du mythe et, de manière plus étonnante, sa position de savant. Quatre-vingt ans après son exécution par la Gestapo, il est temps de souligner ce que l'anthropologie historique doit à ce chercheur trop tôt disparu en remettant ce texte en lumière. Dans cet article, Marc Bloch pose une question en apparence simple : pourquoi Salomon, roi à la sagesse proverbiale, se voit refuser l'accès au paradis dans de nombreuses légendes médiévales ? Pour y répondre, il rapproche deux récits évoquant le châtiment de Salomon, rédigés respectivement au XIIIe et au XVe siècles. Comme le montre Florence Hulak dans sa préface, cette étude lui permet de déployer une méthode particulièrement audacieuse. D'abord, la science historique doit être une connaissance directe fondée sur l'observation et non une connaissance indirecte fondée sur des témoignages. Ainsi, les légendes médiévales sont intéressantes non pas en tant que récits crédibles, mais en tant que vestiges de la pensée médiévale. Ensuite, la connaissance du présent est un outil indispensable à l'exploration du passé. Ainsi, l'étude des fausses nouvelles diffusées dans les tranchées de la Grande guerre permet à Marc Bloch de mieux comprendre la diffusion des légendes au Moyen Age. Enfin, la comparaison est au coeur de sa méthode historique : le rapprochement réalisé ici entre deux textes éloignés de plusieurs siècles l'illustre parfaitement. Ces différents outils restent aujourd'hui au coeur de l'anthropologie historique, comme le démontre Julien Théry dans sa postface. Ce texte permet enfin de préciser comment Marc Bloch définit et utilise le concept de mythe. Surtout, à travers la figure de Salomon, c'est la manière dont Bloch envisage sa position de scientifique qui apparaît ici : le roi Salomon, fort d'un sentiment de sagesse infinie, a endossé la posture de juge, posture que se doit de refuser l'historien.
Présentation de l'éditeur Péninsule isolée de l'Extrême-Orient russe, sanéuaire d'ours bruns, dernier territoire exploré de la Sibérie, le Kamtchatka est un paradis sauvage pour le marcheur, quand sa végétation inextricable ne le mène pas en enfer. Renouant avec l'esprit des pionniers cosaques, Julie Boch et Emeric Fisset ont traversé à pied sa chaîne orientale, succession de volcans a&ifs où jaillissent des geysers et des sources chaudes, sa chaîne occidentale couverte de taïga où vivent les derniers nomades autochtones, enfin sa partie méridionale, jusqu'au cap oublié qui fait face aux îles Kouriles. Au souffle du récit d'aventure dans une nature quasi vierge hantée par les bêtes fauves se mêle l'émotion des rencontres avec les pêcheurs de la mer de Béring, les géologues en mission et les éleveurs de rennes.
Ce livre présente les trois premières sessions du projet de l'Institut international des Hautes études de Kyôto (IIAS) " Réception et créativité – Le cas de Stendhal dans la littérature japonaise moderne et contemporaine ". Visant à élucider les rapports entre la création et la réception, cette recherche réunit des spécialistes de littératures française, japonaise, générale et comparée, de philosophie, d'esthétique, ainsi que des traducteurs, éditeurs, critiques, auteurs et autres créateurs de l'art. Partant de la théorie de l'effet de vie (Marc-Mathieu Münch), elle considère le phénomène littéraire du point de vue anthropologique. C'est donc au prisme d'une double lumière, culturelle et anthropologique, que ce livre examine les rapports entre Stendhal et ses lecteurs japonais, eux-mêmes auteurs de littérature, critiques ou traducteurs.
Cet ouvrage explore comment l'art actuel, plus spécifiquement vidéo, permet d'interroger le rapport entre corps et images. La partie I décline les modalités d'influence de l'image et permet de remarquer que l'humain actuel est peuplé d'images. La partie II met en regard corps sensible et corps représenté à travers les traces fluctuantes du référent dans la représentation vidéo afin d'explorer le corps rêvé. La partie III montre le jeu entre la liaison et la déliaison du corps représenté avec le décor.