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Logique d'un monde en ruine. Six essais philosophiques
Broch Hermann ; Bouchindhomme Christian ; Rusch Pi
ECLAT
9,00 €
Épuisé
EAN :9782841626410
Hermann Broch (1886-1951) figure certainement, avec Proust, Musil et Joyce, au ¬panthéon des grands "inventeurs de roman" du vingtième siècle. Mais le public francophone sait peu qu'il se consacra ¬également à l'écriture d'une importante oeuvre ¬philosophique, sans jamais vouloir parvenir à lui donner une forme définitive. Les six essais publiés ici ont été écrits entre 1931 et 1946 et rendent compte de sa "théorie de la connaissance" , fondée sur une conception très personnelle du concept de valeur. Portant sur des sujets apparemment divers, comme la musique, la poésie ou la psychanalyse, ces essais concernent une seule et même question : comment la raison peut-elle permettre de saisir ce qui, dans toute activité humaine, dépasse le champ de la raison ? Ainsi l'oeuvre de Broch, centrée sur ce "paradoxe de l'irrationalité" , constitue, à sa manière, et tout aussi singulièrement que celle de Musil, un versant non négligeable de ce qui deviendra un courant important de la philosophie contemporaine. Traduit de l'allemand par Christian Bouchindhomme et Pierre Rusch Préface de Michel Valensi
Réalité de l'amour, réalité de la mort, une seule et même chose ; les jeunes le savaient, et ceux-là ne remarquaient même pas que la mort se trouvait à côté d'eux, dans la chambre." Virgile est mort à l'âge de cinquante et un ans, au retour d'un voyage en Grèce où il avait contracté la malaria. Déçu par son temps, il avait voulu, au cours de ses derniers jours, détruire le manuscrit de l'Énéide. Tels sont les faits historiques qui ont servi de point de départ à l'ouvrage d'Hermann Broch, vaste méditation lyrique où les rêves du poète à l'approche de la mort se mêlent, dans le flux d'un monologue intérieur, aux ultimes conversations qu'il a avec ses amis. L'ouvrage, par sa portée poétique et sa conception symphonique, évoque La Tentation de saint Antoine ou encore Moby Dick, mais c'est aux grands écrivains de l'Antiquité, à l'auteur de l'Énéide, à Platon, que l'écrivain allemand a voulu se mesurer.Notes Biographiques : Né à Vienne le 1?? novembre 1886, Hermann Broch a dirigé une manufacture de textiles de 1916 à 1927. Il a repris de 1928 à 1931 des études de mathématiques, de philosophie et de psychologie à l'université de Vienne. Dès 1935 il s'est retiré pour écrire. En 1938, il est emprisonné. Libéré, il émigre aux États-Unis où il séjourne à Princeton et à Yale. Il meurt à New Haven le 30 mai 1951.
Le roman décrit des situations et des types allemands de la période préhitlérienne. Les personnages choisis pour les représenter sont dépourvus de convictions politiques. Dans la mesure où ils en ont, ils flottent dans le vague et le nébuleux. Aucun d'eux n'est directement "responsable" de la catastrophe hitlérienne. C'est pourquoi le livre s'appelle Les Irresponsables. C'est malgré tout, dans cet état d'âme que le nazisme a puisé sa vraie force."
Le Récit de la servante Zerline est extrait de l'ouvrage de Hermann Broch Les irresponsables (traduit aux Editions Gallimard en 1961), dont le titre original est Die Schuldlosen. Le Récit de la servante Zerline a été créé le 5 décembre 1986 au Théâtre des Bouffes-du-Nord, production du Festival d'automne 1986, et au Théâtre National Populaire de Villeurbanne. Mise en scène de Klaus Michael Grüber. Décor et costumes de Francis Biras. Distribution : Jeanne Moreau et Hanns Zischler.
Le Banquet des Cendres est le premier des trois grands dialogues métaphysiques de Giordano Bruno, dans lequel il expose, contre les partisans d'Aristote et de Ptolémée et par-delà Copernic, ses conceptions cosmologiques. S'il défend l'hypothèse copernicienne au cours d'un banquet organisé en son honneur par des docteurs anglais le 14 février 1584, jour des Cendres, c'est surtout pour dénoncer la pédanterie et l'obscurantisme desdits docteurs et c'est avant tout le Bruno "inventeur de philosophies nouvelles" comme l'appelle James Joyce, qui apparaît ici.
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.