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Ludwig van Beethoven
Brisson Elisabeth
FAYARD
20,20 €
Épuisé
EAN :9782213622576
Il n'y a qu'un Beethoven." Affirmation de soi, revendication de dignité et appel à la reconnaissance devant une ?uvre et une destinée unique, cette phrase a résonné comme un manifeste. Elisaheth Brisson retrace le parcours de cette figure d'exception, de sa naissance à Bonn à l'hommage que lui rendent les Viennois à la fin de sa vie. Dans le récit de cette vie qui évalue aussi bien le caractère et l'affectivité de Beethoven que ses conceptions politiques, elle met en évidence sa stature intellectuelle et morale en consonance avec une philosophie puisée dans l'Antiquité. Plaçant les ?uvres dans leur contexte, elle détaille les conditions dans lesquelles elles ont été écrites et l'apport qu'elles constituent dans l'évolution des genres musicaux cultivés par le compositeur qui, s'inscrivant dans une tradition, fait entendre un langage nouveau. "C'était un artiste, mais également un homme. Un homme au sens le plus haut du terme... jusqu'à la tombe, il garda un c?ur humain envers tous les hommes" (Grillparzer).
Résumé : La musique est un art qui accompagne les hommes depuis la plus haute antiquité. Elle a ses codes et ses techniques, elle a pris à travers les âges des formes variées, parfois déroutantes. D'où lui vient son extrême diversité ? Comment s'orienter dans cet ensemble complexe ? Pour répondre à ces questions, Elisabeth Brisson replace la musique dans le fil du temps. Des ch?urs de la tragédie antique aux ?uvres électro-acoustiques, chaque forme est étudiée à la lumière de l'époque, qui la vit naître. Chant grégorien, musique baroque, opéra, jazz, se révèlent ainsi étroitement liés à l'histoire, dans sa continuité et ses bouleversements. De nombreuses analyses d'?uvres ponctuent ce parcours historique. En fin d'ouvrage, on trouvera un glossaire des termes bibliographie, un index et des repères chronologiques.
Affirmer, sans nuances, que la démocratie est l'horizon politique universel occulte la diversité de sens de ce terme qui appartient à des registres différents - mot, notion, concept, référence, régime politique - et qui recouvre des expériences fort diverses. Démocratie libérale, démocratie populaire, démocratie directe, démocratie participative, démocratie consensuelle, démocratie sociale, démocratie d'opinion, démocratie d'excellence... Toutes ces expressions en infléchissent le sens et installent la confusion dans les esprits au détriment des notions de discussion et de débat, sans lesquelles aucune démocratie ne peut exister. L'auteur, en plus d'offrir une histoire de la démocratie et les définitions essentielles, ouvre le débat et répond à de nombreuses questions : la démocratie participative est-elle compatible avec la démocratie représentative ? Comment réagit la démocratie face au terrorisme ? Quelles sont les différentes voies vers la démocratie ?
Evoquer Faust suscite toujours l'intérêt de votre interlocuteur. Pourquoi ? Parce qu'il est associé à une représentation du diable, ce Méphistophélès planant sur la ville endormie immortalisé par Delacroix ? Parce qu'il est celui que rien ne retient, avide de toutes les formes de jouissance ? Ou parce qu'il incarne la tension inhérente à la condition humaine, l'individu étant en permanence écartelé entre les exigences de l'esprit et celles des sens, entre son présent et le poids de son passé tout autant que celui de l'histoire ? Pour comprendre ce qui se joue dans l'intérêt suscité par Faust, cette biographie mythique aborde la question de l'emprise de Faust sur les imaginations créatrices depuis l'apparition de cette figure dans l'histoire, au temps de l'Humanisme et de la Renaissance, jusqu'à nos jours, dans toutes les formes d'art : littérature, théâtre, musique, gravure, peinture, cinéma. Figure même de la métamorphose - apparaissant tour à tour, ou simultanément, comme personnage pseudo-historique, figure légendaire, figure littéraire, savant mélancolique, magicien, jouisseur, vieux, jeune, amoureux, chanteur lyrique, compositeur, apprenti sorcier, etc. -, Faust est devenu un mythe, référence majeure de la culture occidentale. Si bien que, tout en s'insérant dans l'histoire, il incite à se confronter avec l'impensé ainsi qu'avec les autres manifestations des forces obscures à l'oeuvre de manière incessante chez tout individu.
Issu des représentations du mythe d'Orphée, célébrant le pouvoir d'une musique plus puissante que la mort, l'opéra a été à son tour créateur de mythes. Ainsi, à partir de récits très connus, Don Giovanni de Mozart ou Tristan et Isolde de Wagner sont à l'origine des mythes de Don Juan et de Tristan. Comment? Par la rencontre du théâtre, qui met l'émotion à distance, et de la musique, qui s'adresse au tréfonds de l'être, notamment grâce à la voix, l'instrument sensuel par excellence. Mélomanes comme néophytes trouveront dans cet ouvrage une présentation des opéras fondateurs de mythes; des oeuvres majeures révélant les dimensions essentielles de la condition humaine que seul le montage artistique peut exprimer. D'Orfeo de Monteverdi (1607) à Wozzeck d'Alban Berg (1925), les douze opéras retenus mettent ainsi en acte le désir, la mort, la vérité de l'être: Don Giovanni et La Flûte enchantée de Mozart, Fidelio de Beethoven, La Traviata de Verdi, Tristan et Isolde de Wagner, Boris Godounov de Moussorgski, Carmen de Bizet, Tosca de Puccini, Pelléas et Mélisande de Debussy, Le Château de Barbe-Bleue de Béla Bartok. Chacun des douze opéras est présenté dans son contexte historique de composition et de création. Une approche musicale permet ensuite de mesurer les enjeux des choix du compositeur et du librettiste et les significations qui en découlent. Enfin, les avatars de la réception de chacun des opéras montrent comment s'est fondée l'importance qu'ils ont prise dans la culture occidentale, voire dans la culture mondiale. Biographie de l'auteur Elisabeth Brisson, agrégée et docteur en histoire, est auteur de plusieurs ouvrages sur la musique: La Musique (Belin, 1993), Le Sacre du musicien (CNRS Editions, 2000), Beethoven (Mirare/Fayard, 2004) et le Guide de la musique de Beethoven (Fayard, 2005). Elle s'intéresse également à la diffusion de la connaissance de l'histoire et de la musique ainsi qu'à la réflexion sur la démocratie comme en témoignent ses ouvrages, Démocratie, Citoyenneté et Héritage gréco-romain (Liris, 2000) et Les Démocraties (Ellipses, 2009).
Résumé : Il est grand temps de ne plus opposer les traitements conventionnels aux traitements à base de plantes, mais trouver la bonne harmonie entre les deux. Faire confiance au pouvoir thérapeutique de la nature vous permet de réduire l'option médicaments, dont les limites sont reconnues aujourd'hui. Si nos ancêtres, du paléo au XIXe siècle, choisissaient les plantes à partir d'un savoir empirique, les dernières analyses scientifiques ouvrent de nouvelles perspectives fascinantes pour soigner vos troubles ou vos maladies. Véritable guide pratique de la décroissance médicamenteuse, ce livre vous donne toutes les clés pour utiliser les plantes de manière rationnelle pour vous soigner et vous nourrir.
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--