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Loin du paradis
Brisac Geneviève
GALLIMARD
13,80 €
Épuisé
EAN :9782070722532
Quatrième de couverture «Elle est là, exilée à Milledgeville, les yeux grands ouverts, ne pouvant se rebeller ni contre son père qui se meurt, ni contre sa mère qui est parfaite, ni contre Dieu, bien qu'elle tente à plusieurs reprises de salir les ailes de son ange gardien, et de le boxer.Elle ne peut pas parce que, au milieu des sectes et des prophètes qu'on croise à chaque coin du bois, elle sent qu'il faut être fidèle à quelque chose, une armature, une colonne vertébrale, et toute sa vie elle explique qu'elle est avant tout une catholique, exilée au milieu des évangélistes sudistes, et une Sudiste, exilée comme les autres, parce qu'ils ont perdu la guerre. Double exil, comme les deux droites qui forment angle de vue, double foyer optique pour percevoir la réalité distordue, grotesque, baroque, et magnifique des gens du Sud. Car, si Flannery est en retrait, elle est aussi, et fidèlement, avec tous les siens : du côté des prophètes fous, parce qu'ils détiennent une étincelle, quelque chose qu'elle n'idéalise pas du tout - il n'y a qu'à lire La sagesse dans le sang -, une étincelle du feu de Prométhée ; quelque chose qui tient du secret que l'humanité transporte lourdement avec elle, ces questions que l'on n'a plus envie de poser, dès qu'on est normal : où allons-nous, d'où venons-nous, et pourquoi ?»Geneviève Brisac.
C'est écrit en toutes lettres dans l'ascenseur : Interdit aux enfants non accompagnés. Pourtant, Violette et Bruno y sont. Tout seuls. Ils ont dit à Mélanie, leur baby-sitter, qu'il n'y avait aucun problème et que leur papa les attendait en haut. Ce n'était pas tout à fait vrai. C'était pour pouvoir monter dans l'ascenseur. Mais peut-être sait-il, cet ascenseur, qu'il transporte des enfants non accompagnés. Parce qu'il ne se comporte pas du tout comme d'habitude. Il fait des bruits bizarres, et il n'obéit pas tellement. Un livre pour les enfants qui aiment déjà lire tout seuls.
Dehors, c'est la guerre d'Algérie. Dedans, un bébé qu'on oublie et qui s'en fout, regarde la nuit et la maison. Il n'a pas peur d'être seul. Pauline, la bonne, a des raisons d'avoir peur. Elle vient de sa campagne et n'a plus d'amoureux. Celle qui la précédait est morte. Les filles ont juré sa perte. Qu'y a-t-il de cassé dans cette famille où les enfants n'ont pas le droit d'aller dans la cuisine? Ces filles, Cora et Nouk, avec leurs envies de meurtre, est-ce la mort qui les tire en arrière comme un furet, corps et pattes raidis? On parle d'attentat à la bombe. Le kiosque à musique du Luxembourg est jonché de débris, de copeaux de verre. Va-t'en Pauline, va-t'en, dit le Bébé. Et tandis que tout se détraque dans la famille, personne ne peut savoir que les filles s'aiment pour toujours.
Résumé : Dehors, c'est la guerre d'Algérie. Dedans, un bébé qu'on oublie et qui s'en fout regarde la nuit et la maison. Il n'a pas peur d'être seul. Il sait. Pauline, la bonne, a des raisons d'avoir peur. Elle vient de sa campagne et n'a plus d'amoureux. Celle qui la précédait est morte. Les filles ont juré sa perte. Qu'y a-t-il de cassé dans cette famille où les enfants n'ont pas le droit d'aller dans la cuisine ?Ces filles, Cora et Nouk, avec leurs envies de meurtre, est-ce la mort qui les tire en arrière comme un furet, corps et pattes raidis ? On parle d'attentat à la bombe. Le kiosque à musique du Luxembourg est jonché de débris, de copeaux de verre. Va-t'en Pauline, va-t'en, dit le Bébé. Et tandis que tout se détraque dans la famille, personne ne peut savoir que les filles s'aiment pour toujours. Ce roman écrit en phrases sèches, avec des mots qui claquent comme des détonations, c'est l'irruption de la tragédie dans l'univers de l'enfance.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.