Comment aborder une écriture dont on a tout oublié, dont on ignore le système utilisé, la langue transcrite ? De l'abbé Barthélémy à Michael Ventris en passant par Jean-François Champollion, l'ouvrage revient sur les figures les plus emblématiques des déchiffreurs et les méthodes utilisées pour percer le mystère des écritures oubliées. Les auteurs font également le point sur les travaux actuels et l'avancée de la recherche autour de l'écriture maya, du méroïtique ou encore de l'élamite linéaire. En 1822, Jean-François Champollion déchiffrait les hiéroglyphes et ouvrait la voie à une nouvelle discipline, l'égyptologie. Si la réussite de Champollion fascine autant encore aujourd'hui, c'est qu'il est la figure la plus emblématique de ceux que l'on peut nommer " les déchiffreurs ", car il n'est pas le seul à avoir réussi l'exploit de déchiffrer une écriture. Ils sont nombreux ceux qui ont tenté de percer le mystère de ces écrits venant de cultures anciennes, et une poignée seulement à avoir mener à bien ces recherches. Mais comment aborder une écriture dont on a tout oublié, dont on ignore le système utilisé, la langue transcrite ? De l'abbé Barthélémy à Michael Ventris en passant par Jean-François Champollion, l'ouvrage revient sur les figures les plus emblématiques des déchiffreurs et les méthodes utilisées pour percer le mystère des écritures oubliées. Les auteurs font également le point sur les travaux actuels et l'avancée de la recherche autour de l'écriture maya, du méroïtique ou encore de l'élamite linéaire. Enfin, ils abordent les difficultés que peuvent présenter certaines écritures encore non déchiffrées ou dont la langue nous est aujourd'hui inconnue.
On a longtemps considéré que le monde romain a disparu avec la déposition du dernier empereur d'Occident, Romulus Augustule, en 476. Pourtant, l'Empire s'est maintenu en Orient, avec Constantinople, la nouvelle Rome fondée par Constantin sur les bords du Bosphore : celle-ci a continué à se réclamer de l'héritage romain, au point qu'elle a conservé le souvenir de celui qui avait fondé la ville aux sept collines, Romulus. Cependant, la vision que les Byzantins se sont faite du premier roi de Rome, telle qu'elle a été mise en forme par Jean Malalas, à l'époque de Justinien, puis reprise par toute une série d'auteurs, y compris en langue syriaque, jusqu'au XIIIe siècle, n'a guère retenu l'attention des commentateurs, tant elle leur a semblé aberrante, pleine d'erreurs et d'anachronismes par rapport à la version classique, transmise par Tite-Live, Denys d'Halicarnasse et Plutarque. En fait cette vision traduit une adaptation de la légende du fondateur aux réalités de la nouvelle Rome, ce qui montre qu'elle gardait sa capacité à rendre compte de ce qui restait, en Orient, de l'imperium Romanum.
Festugière André-Jean ; Briquel-Chatonnet François
Les Moines d'Orient d'André-Jean Festugière (1898-1982) constituent l'un des travaux les plus marquants du XXe siècle sur la naissance du monachisme chrétien. En quatre volumes d'une vaste érudition, réunis ici pour la première fois en un ouvrage unique, l'auteur, helléniste et philosophe, spécialiste reconnu de la pensée grecque et de la spiritualité antique, traduit et commente les récits de vie des moines qui, du IVe au VIe siècle de notre ère, peuplèrent les déserts d'Egypte et de Palestine, ainsi que la région de Constantinople. Ces textes fondateurs du monachisme nous donnent à entendre la voix des Pères du désert et nous font partager leur quotidien : les conditions matérielles de leur installation, les tentations qu'ils éprouvent, les jeûnes et pénitences auxquelles ils se livrent. Cette somme unique, qui mêle rigueur philologique, charme des récits et analyse critique, montre les balbutiements d'un christianisme vécu de manière radicale et passionnée, se frayant un chemin entre la violence des controverses théologiques et les contraintes imposées par les autorités impériales et ecclésiastiques. Elle brosse aussi un portrait social de ces hommes qui, dans un Empire désormais officiellement chrétien, ont fait le choix de se retirer au désert, de renoncer au monde et, parfois, à toute étude profane, au risque de se laisser envahir par la crainte des démons et autres croyances populaires que le rationalisme grec avait jadis repoussées dans l'ombre. "Ces traductions des Vies grecques d'ascètes chrétiens devraient se trouver sur les étagères de tous les étudiants et historiens de l'Antiquité tardive, des historiens, psychologues et sociologues des religions, en particulier des spécialistes du christianisme ancien, ainsi que, plus largement, de tous les curieux de l'histoire du christianisme". (Extrait de la préface de Françoise Briquel Chatonnet et Muriel Debié) Prix de lancement jusqu'au 31/01/2026 (99 ? à partir du 1er février 2026)
Françoise Briquel et Pierre Bordreuil travaillent tous deux au laboratoire de l'Institut des études sémitiques (CNRS/Collège de France). Pierre Bordreuil est également professeur à l'Institut catholique. Cet ouvrage montre que les récits de l'Ancien Testament sont plus le reflet des époques de leur rédaction - entre le VI ème siècle et le III ème siècle avant J,-C, - que de l'histoire du peuple juif. Confrontant le récit de la Bible, depuis la Genèse jusqu'aux livres d'Esdras et de Néhémie aux données archéologiques et aux autres sources, son but est de retrouver l'intention des rédacteurs de la Bible, leur vision de l'histoire sainte, et la manière dont elle a pu être comprise. Ce livre est donc une approche historique de l'Ancien Testament qui replace les faits relatés par les textes bibliques dans le contexte des époques de leur rédaction. --Ce texte fait référence à l'édition Broché.